Resident Evil : The Outcast Chronicles

1998 : Destruction de Raccoon City. 2001 : Affaire Rockfort Island. 2003 : Chute d'Umbrella et avortement du projet T.A.L.O.S. 2009 : Echec du projet Uroboros et mort supposée d'Albert Wesker. 2010? L'histoire reste à écrire...
 
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 Quand les agents de la BSAA et du Consortium se rencontrent... [Libre]

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Mary Crystal Smith

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Date d'inscription : 16/01/2011

MessageSujet: Quand les agents de la BSAA et du Consortium se rencontrent... [Libre]   Dim 23 Jan - 22:26

5 : 40

5 : 55

6 : 00 « Bip bip, bip bip, bip bip, bip bip... » - « Paf »
6 : 05
6 : 10 « Gouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik !! » - « Rah mais c'est bon, je me lève ! »

La matinée était très, très, très dure pour Mary. Son réveil avait sonné deux heures en avance. Pour une bonne raison, certes, mais c'était intenable pour elle. Erin avait dû lui mordiller la main et couiner de toute la force qu'elle possédait pour forcer la jeune femme à se lever. D'un geste mécontent, elle chassa la fouine de son lit et se leva. Dans sa chambre régnait un capharnaüm sans nom. La veille au soir, un message lui était parvenu, de la part d'une des ses nombreuses et obscures relations, lui indiquant qu'une réunion se préparait dans les docks. Pas n'importe quel rassemblement. Il devait y avoir des agents de la BSAA et du Consortium. L'information était bien sûr top secrète, mais rien de reste secret bien longtemps avec la Stone Marten. Elle avait décidé de repérer les lieux tôt le matin afin d'être prête tard le soir, présence invisible dans cette rencontre. Elle s'habilla rapidement, enfilant des vêtements quelconques. Erin reprit sa place dans son « lit » et poursuivit sa nuit interrompue par la sonnerie strident du réveil. Mary lui lança un regard jaloux avant de sortir.

Les rues étaient encore sombres. Il y avait peu de passants. En approchant des docks surtout. Mary ébouriffa ses cheveux, encore endormie, des cernes impressionnantes sous les yeux. Elle avait la tête d'une droguée en manque. A vrai dire, c'était le cas, elle était en manque de sommeil. La démarche mal assurée, la jeune femme laissa ses pas la perdre, décidant dans un premier temps de baliser mentalement le terrain par pure précaution. Quelques ombres se trainaient encore, certaines bégayaient des paroles incohérentes. La rencontre devait avoir lieu dans un coin écarté de tout type de fréquentation glauque. D'après ses renseignements, un massacre de larbins du Consortium avait s'était déroulé à cet endroit, depuis abandonné. Mary espérait que les cadavres ou les restes ne s'y trouvaient plus. Malgré ce dégoût, elle fut un peu déçue en découvrant juste de la poussière et de vieilles traces de sang quasiment effacées. Elle se mit au travail, escaladant les conteneurs, regarda leur disposition, les petites cachettes pour passer inaperçues. Une brise fraiche qui passait au dessus de la Tamise apportait une odeur nauséabonde. La ville s'éveillait lentement. Toute sa mécanique se remettait en place. Mary resta un instant debout, sur une pile de conteneurs, à regarder les premiers mouvements d'homme d'affaires partant pour rejoindre leurs bureaux. Impassible face à ce début d'agitation qui laissait prévoir une nouvelle journée mouvementée, la jeune femme réfléchissait. Toutes les informations qu'elle allait recevoir ce soir-là risquaient de lui attirer des problèmes. En savoir trop raccourcissait la durée de vie. Elle le savait. Jusqu'ici, elle s'était toujours tirée des situations difficiles par une pirouette et un brin de folie. Sa passion curieuse la conduisait à risquer sa peau pour des informations. Parfois, elle se demandait à quoi cela pouvait lui servir ? Avec des années de travail, elle avait débloqué une partie de sa mémoire, exploitant son cerveau bien plus que la moyenne connue. Tout ce qu'elle savait était une bombe à retardement pour chaque personne fichée dans son esprit. Et il y a en avait beaucoup. Rien que les agents qui allaient venir à cette réunion étaient déjà plus ou moins connus d'elle. Dans le tas, certains se révélaient être tout à fait capables de l'abattre si elle se faisait découvrir. Pour éviter cela, Mary avait un premier grand avantage. Elle n'avait pas d'odeur. Fait étonnant et particulièrement rare. Son corps ne dégageait pas le moindre parfum. Or, dans une foule, on prend conscience de la présence d'autres personnes en les voyant, certes, mais aussi grâce à leur odeur. Ne pas en avoir enlève un peu de poids à l'existence. Cachée dans l'obscurité, la jeune femme était invisible. Sa fouine se cacherait ailleurs pour enregistrer les conversations sans être vue. Au moindre problème, elle fuirait. Mary descendit de son perchoir, souplement et quitta les docks.

Elle fit un léger détour avant de rentrer chez elle pour s'offrir un petit déjeuner digne de ce nom dans un bar. Mangeant rarement le matin, elle fit cependant une exception et commanda un café accompagné d'un croissant. Installée à une petite table face à la rue, Mary regarda les passants passer, envahissant la rue. Les magasins ouvraient leurs portes. Une vendeuse arrangeait une vitrine. Automatiquement, un dossier s'ouvrit dans l'esprit de la journaliste. La jeune femme qui bataillait avec un mannequin avait un diplôme en droit mais après une dispute avec son conjoint qui était parti en emportant pas mal d'argent, elle n'avait plus les moyens d'attendre de trouver un emploi dans son domaine et au bord de l'expulsion, elle céda finalement au besoin d'avoir un toit et fut embaucher dans cette boutique qui faisait d'ailleurs un chiffre d'affaires assez rond et pour cause ! Les vêtements qui y étaient vendus n'y restaient pas longtemps. En quelques jours, les stocks se vidaient pour être remplis à nouveau. Le secret ? Un excellent rapport qualité/prix. La cadence était intenable pendant les heures d'affluence. Le profit estimé s'élevait à quelques milliers par mois pour l'entreprise qui avait ouvert d'autres boutiques dans le Royaume-Uni. Le joyeux patron offrait des dividendes impressionnants à ses actionnaires. Il avait aussi quelques « concubines » en plus de sa femme officielle, qu'il entretenait avec beaucoup de générosité. Mais cela n'était connu que de lui et de Mary. Elle avait fait pression sur lui pour qu'il emploie une de ses amies, rudement renvoyée. Redoutable quand elle voulait l'être, la petite fouine.

Le croissant était bien doré. Le café bien noir. Le sucre bien blanc. Ces couleurs la rendirent presque malades. Non, décidément, elle ne parvenait pas à manger le matin. Sans avoir toucher à rien, elle se leva, paya et laissa même un pourboire. Elle emporta simplement le croissant pour Erin, qui en raffolait. Son portable vibra dans sa poche, accompagnée d'une petite mélodie à la guitare.

Mary : - Oui ?

Patron : - Smith ! J'ai une affaire pour vous ce soir ! Une conférence de presse donnée par un politique !

Mary : - Je vous ai déjà dit qu'ils ne m'intéressaient pas vos politiques. Et les conférences de presse encore moins. Envoyez quelqu'un d'autre.

Patron : - Allez-y ou je vous renvoie.

Mary : - Renvoyez moi et je montre votre dossier au contrôle fiscale.

Patron : - Qu...

Mary : - Ne faites pas l'innocent. Il y a de quoi en avoir des années de prison.

Patron : - Je vais envoyer quelqu'un d'autre.

Mary : - C'est ça. Bonne journée.

Patron : - A vous aussi, miss Smith.

Elle raccrocha avec humeur. Cet homme l'exaspérait de plus en plus. Depuis qu'elle lui avait ramené un très bon article sur cette conférence donnée par un officier de police, en évitant soigneusement de parler de l'officier en question, ne traitant que des informations, il la voulait dans toutes les conférences. Mais ce soir-là, Mary s'offrait un autre type de conférence, bien plus intéressante. Et un tout petit peu plus risquée. Après l'inquiétude venait l'excitation qui se faisait grandissante.

Elle rentra rapidement chez elle. La fouine se jeta sur le croissant tandis que Mary regardait un mur. Son « mur de l'information » comme elle l'appelait. Des centaines de pages le recouvraient, couvertes d'une écriture fine. La jeune femme y écrivait une partie des informations sur les personnes déjà fichées, dans diverses langues et codes, pour que personne d'autre qu'elle ne puisse les lire. Face à tout ce qu'elle savait, ce mur faisait simplement office de post-it, mais elle aimait le regarder telle une condensation de sa curiosité. Erin escalada son bras et se posta sur son épaule, des miettes plein les moustaches. La journée allait passer très rapidement, la journaliste n'avait rien de particulier à faire. Pour passer le temps, elle décida de se rabattre sur une méthode de guitare qu'elle étudiait très sérieusement, instrument à la main. La fouine regagna son lit et s'offrit une sieste en sachant que la soirée à venir serait longue.

La nuit tombait tranquillement. Mary se préparait. Dans une tenue simple, entièrement noire, elle enfila un vieux blouson, des baskets au cas où il lui faudrait courir et accrocha sur le dos de sa fouine un tout petit microphone, caché par sa fourrure épaisse. Une fois prêtes, elles se mirent en route. La jeune femme jugea de son invisibilité rapidement dans la foule nocturne. Personne ne la voyait. Glissant parmi les ombres, elle retourna au docks, s'installa dans un coin obscur et reculé, légèrement surélevé pour avoir une meilleure vue sur la scène. Erin s'installa à l'opposé, dans un petit écart qui séparait deux conteneurs et se roula en boule. Avec la poussière, elle était aussi invisible que sa maitresse. Bien installée, Mary attendit. Les premiers agents ne devaient pas tarder à arriver. Rien n'avait bougé depuis sa visite matinale. Deux vieilles ampoules jetaient une lumière inquiétante. Pour un lieu de réunion, il y avait mieux. Mais en cas de conflit, il était sans doute préférable que les agents se trouvent en extérieur. Surtout que d'après ses renseignements, il y avait dans le lot quelques cobayes aux capacités destructrices intéressantes. La nuit enveloppa Londres, rendant le moindre son plus puissant. Le lieu de rencontre était désert.
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