Resident Evil : The Outcast Chronicles

1998 : Destruction de Raccoon City. 2001 : Affaire Rockfort Island. 2003 : Chute d'Umbrella et avortement du projet T.A.L.O.S. 2009 : Echec du projet Uroboros et mort supposée d'Albert Wesker. 2010? L'histoire reste à écrire...
 
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 Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]

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MJ - 1



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Date d'inscription : 25/04/2010

MessageSujet: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 1 Aoû - 17:36

Il regardait Londres la brumeuse du haut de son bureau. La vue était magnifique. Sanglé dans son costume croisé rayé, sa cigarette aux lèvres, la main dans sa poche en une pose faussement décontractée, il avait l'impression de dominer totalement la ville. Il pouvait apercevoir la Tamise, le trafic agité de la capitale britannique, le quartier des affaires, tous ces gens minuscules et anonymes qui se pressaient pour accomplir leurs tristes destins. Si seulement ils savaient. Raccoon City avait été un échec, bien évidemment. Enfin, un échec humain. Rockfort Island avait été un échec? Non, encore un échec humain. Mais du point de vue de la biotechnologie... Ah, là, c'était une toute autre histoire. Il sourit, prenant une nouvelle bouffée de cigarette qui s'évanouit dans l'air climatisé de son bureau. Puis, il y avait eu tout ce cafouillage juridique et médiatique, la soi-disant chute d'Umbrella. Il préférait en rire. Les gros titres affolés des journaux qui pensaient en avoir terminé avec les histoires biologiques : "Le bioterrorisme en marche". Non, il n'y avait pas de bioterrorisme. Cela aurait signifié que la production d'Umbrella, tout ce qui avait été abandonné à la va-vite par les couards qui peuplaient les lieux, était hors de contrôle. C'était une grave erreur de croire cela. Il songea que cela avait été un des coups de maître des hommes du Consortium, ces gens puissants dont le visage lui était inconnu. Les services de contrôle de ce vulgaire bioterrorisme étaient disséminés partout dans le monde, et d'après ce qu'il avait pu voir, leur organisation laissait à désirer. Cette période de terreur biologique était une période de transition pour eux. Le temps de préparer le nouveau marché. Et il était très satisfait du résultat. Il jeta un regard sur les dossiers qui étaient soigneusement empilés sur son bureau. Les meilleurs agents du Consortium. Kennard, Valencia, Vicentini, L'Ecorché.... Ceux qui représentaient de la valeur aux yeux des pontes du Consortium, soit parce qu'ils étaient débrouillards dans ce qu'ils faisaient, soit parce qu'ils étaient des chiens fidèles qui croyaient en la multinationale. Evidemment, ce n'étaient que des pions, des pions remplaçables, éphémères. Il pense qu'ils le savaient déjà. Mais eux seraient au moins épargnés par la nouvelle vague qui allait secouer Londres. Puis, le monde entier. Au moins dans un premier temps. Ils étaient prêts.

Ce n'était qu'une question de temps. Tous les tests avaient été menés avec brio sur les cobayes. Le fantasme du zombie qui se relevait, c'était complètement désuet, un des vieux rêves des Spencer pour se faire de la thune sur les champs de batailles. Non. Le fantasme du zombie qui courait, du tyran au code génétique totalement modifié, c'était aussi de la salade. Hop. Reléguée au fond des archives d'Umbrella. Non, il avait été chargé d'autre chose, d'autrement plus excitant. Le projet "übermensch", un temps considéré comme le projet ultime d'Umbrella et du Global Pharmaceutical Consortium, n'était finalement qu'un plan d'amorce à quelque chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus excitant.

Certains chercheurs d'Umbrella et du GPC étaient persuadés de faire le bien. D'aider au développement et à la vulgarisation de la thérapie génique, de pouvoir sauver des vies malheureuses, soumises aux lois implacables de la nature. Il laissait ces idéalistes se masturber intellectuellement sur leurs trouvailles sur des pauvres plantes, et s'intéressait aux projets biologiques. A l'exploitation d'absolument tous les secteurs du cerveau humain, aller en chercher les moindres secrets dans les recoins les plus reculés. Dans un premier temps, il avait crée des soldats. Enfin, "il"... Non, il devait reconnaître l'intervention de tous ses brillants collaborateurs. Sans eux, le projet aurait lamentablement capoté. Puis, il avait cherché des couveuses. Des utérus. Ensuite, il avait fait la première génération de psychomutants. Voilà où il en était. Sauf que la biotechnologie, à un certain niveau, faisait des progrès fulgurants. Et que tout était allé très vite.

C'était fragile, certes. Mais il était persuadé qu'il pourrait accomplir de grandes choses.

L'interphone grésilla. Il se sortit de ses considérations mégalomaniaques, et appuya sur le bouton.

? : - Oui?
Secrétaire : - On me confirme que tout est en place, monsieur.

Il reprit une longue bouffée de cigarette, qu'il savoura, un sourire carnassier sur les lèvres.

? : - C'est parfait. Lancez l'opération.
Secrétaire : - Bien, monsieur.

Il prit un fauteuil en cuir à bras le corps, puis l'installa devant sa baie vitrée impeccable. Le soleil baissait à peine sur la Tamise, et inondait de ses rayons orangés la surface miroitantes du fleuve. Le crépuscule allait bientôt étreindre la ville, et il voulait être aux premières loges pour assister à l'Apocalypse. A prendre au sens littéral. A la révélation, autrement dit.

Il poussa un léger ricanement, saisit sa boîte de cigares, en sortit un, le renifla pendant un long moment, pensif.

? : - Il est maintenant temps que vous vous souveniez... Que nous sommes là.

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Quelques heures plus tard, quartiers populaires.

Terra Wilson avait une vie plutôt banale. Elle était journaliste pour la BBC et n'était même pas citée dans le générique du journal de 20h. Vie de frustrations, divorcée, avec un gamin de 5 ans entre les pattes, parce que son père, alcoolique notoire, n'en avait rien à carrer. Vie où elle se tapait, comme beaucoup de divorcées approchant de la quarantaine, encore jolies, un amant régulier qui ne voulait pas faire sa vie avec. Parce que tout ceci était, je cite, ouvrez les guillemets, "qu'une histoire de cul, sans lendemain". Et il y avait eu trop de lendemains de cul pour pouvoir s'accrocher à un quelconque espoir. C'était ce qu'était en train de justement lui expliquer son amant, Jack Larson. Ils étaient à la terrasse de l'Admiral Duncan, en plein coeur d'un quartier populaire.

Jack : - Non, mais tu comprends, je ne peux pas trop me compromettre...

Blablabla. Elle agita la tête, n'écoutant que d'une oreille ce discours pathétique qu'elle avait entendu maintes et maintes fois. Soudain, son attention fut attirée par quelqu'un qui sortait d'une ruelle sombre, en courant, le regard fou, du sang partout sur le tissu de son tee-shirt déchiré. Elle en laissa tomber sa cuillère dans son café. Surtout quand elle s'aperçut que le jeune inconnu s'approchait d'elle, pour s'écraser à ses pieds, en s'accrochant à son pantalon. Il bégayait.

Inconnu : - J'vous en supplie, appelez les flics, y a des trucs pas net...
Wilson : - ...
Jack : - Vous avez été agressé? J'appelle une ambulance !
Inconnu : - NOOOON ! Appelez les flics, ils sauront quoi faire !

Mais quoi faire contre quoi? Elle avait l'impression d'avoir pris de la drogue et d'être en total bad. Elle vit Jack sortir son Iphone, appeler les secours.

Jack : - Oui, il y a un type ensanglanté et probablement blessé et en état de choc à l'Admiral Duncan. Hin hin. D'accord.

Mais elle ne l'entendait pas. Son regard se fixa sur un groupe de jeune à la démarche hésitante, comme si eux aussi était en bad trip. Sauf qu'ils avaient décidé de partager la même tenue que l'inconnu : à savoir des haillons déchirés et sales.

On est à une putain de fête d'Halloween ou quoi?

Puis, l'un d'entre eux se jeta sur une passante. Pour la mordre. Horrifiée, Wilson baissa les yeux. Elle vit alors le jeune inconnu être pris de convulsions, pour finalement mourir en vomissant son dernier déjeuner sur les chaussures vernies de Wilson. Elle regarda Jack, qui la regardait, la bouche étonnement grande ouverte, comme si aucun tendon ne daignait plus la soutenir. C'est à cet instant où elle entendit les cris et qu'elle vit la foule de touristes et de promeneurs céder à la panique.

Elle se leva d'un bond, non sans avoir récupéré son sac à main, et, tout en courant, dégaina son portable. Elle appela les flics, et dut s'y reprendre à deux fois pour composer correctement le numéro, tant ses doigts au grossier vernis à ongle tremblaient.

Wilson : - Allo? Y a une bande de jeunes qui mordent les gens ! Et... Et...

Elle ne savait pas quoi dire, paniquée, se sentant ridicule, tandis que le standardiste lui demandait placidement de répéter. Elle entendit alors le deux tons caractéristique des forces de police, poussa un profond soupire de soulagement, raccrocha. Et tomba nez à nez avec un jeune homme, les yeux d'un blanc laiteux, le visage couvert de sang coagulé depuis un moment, qui ne se fit pas prier pour la mordre sauvagement au cou.

[NOTE : cette mission est accessible à tous, civils, mercenaires, membres du BSAA ou du Consortium. Il ne s'agit pas d'une énorme mission à l'échelle de la ville, avec des tyrans et autres viles créatures. Pour le Consortium, il s'agit d'un coup d'impression sur la ville. Il faut contrôler l'invasion de créatures, et se faire passer pour des sauveurs, histoire de repropulser le Consortium sur le devant de la scène médiatique. Pour les autres, c'est sauver sa peau, contenir l'invasion, rassurer et protéger la population. J'aimerai qu'on évite les actes héroïques peu réalistes. Veuillez prendre en compte les données de ce premier message : l'invasion se cantonnera à un seul quartier, et ne peut pas déraper dans toute la ville. Je veillerai à ce que tout le monde le respecte. Bon jeu.

Jaina D'Arcy pour le MJ-1]
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Mer 8 Sep - 22:03

L'après-midi s'annonçait superbe. Alma se promenait dans la ville, se familiarisant avec Londres, un plan à la main, écouteurs aux oreilles. Elle fredonnait It's my life de Bon Jovi, son regard émeraude brillait de joie. La jeune femme s'était levée d'excellente humeur, une de ces humeurs où l'on croit que l'avenir n'appartient qu'à nous, que l'on peut gouverner le monde, que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. » Enfin bref, une humeur joyeuse et bien niaise qui illumine les journées tristes et mornes.

Un sourire aux lèvres, elle ne doutait pas d'elle. Les passants étaient étonnés de voir une si jeune personne rayonnante dans les rues sombres de la ville. Surtout avec un plan dans une main. C'était atypique. Et pourtant, un sourire venait s'inviter sur tous les visages. Parfois il suffit de voir de la joie à l'état le plus pur pour qu'elle se communique. Alma se promenait donc et débouchait à l'entrée d'un quartier fréquenté. Et plongé dans la panique totale.

Y a un délire que j'arrive pas à maitriser là...


Des gens fuyaient, la bousculant rudement. Sans perdre son sourire, elle avança dans cette foule, cherchant l'origine de cette folie. Lorsqu'elle les vit, son sang se figea. Des espèces de zombies au visage ravagé s'amusaient à attaquer les paisibles promeneurs et touristes. Les malheureux qui tombaient entre ce qui leur servaient de mains, se retrouvaient en partie dévorés. Une horreur. Le sang maculait le sol. Des hurlements fusaient de partout. Alors que les premiers accords de Have a nice day résonnaient à ses oreilles, Alma restait immobile, figée.

Ça a l'air fun aujourd'hui...
Ah non hein ! Pas en ville j'ai dit !
Sale gosse...
M'en fous.


Un frisson parcourut son échine, elle tourna lentement la tête vers la droite et se retrouva nez à nez avec un de ces zombies. Le visage couvert de croutes à la couleur douteuse, la lèvre inférieure déchirée, les yeux d'un blanc inquiétant. Alma retira un de ses écouteurs avec un geste très lent.

Alma : - Euh...salut...

Elle haussa un sourcil quand le zombie lui répondit avec grognement guttural très désagréable à l'oreille.

Alma : - Okay. T'as l'air en forme...tes potes aussi...grosse fête aujourd'hui, hein ?

Elle retenait à grande peine le fou rire qui montait du fond de sa gorge. C'était tout simplement incroyable. Une si belle journée, une humeur tellement joyeuse et des zombies qui mangeaient des gens en pleine rue. Elle se mordit la lèvre avant d'éclater de rire, pliée en deux, les larmes aux yeux. Un rire franc et joyeux. Quelques fuyards arrêtèrent un instant leur course pour regarder cette folle totalement hilare au milieu d'un carnage.

Alma : - Excellent ! J'adore cette ville !

Et sans plus se préoccuper du zombie, elle reprit sa promenade, replaçant son écouteur sur son oreille.

Attends...tu nous fais quoi là ?
Chut. Stratégie.
What ?

Et dans un geste élégant et parfaitement maitriser, elle fit un demi-tour sur elle-même, sa paume écrasant la cage thoracique du zombie qui avait voulu l'attaquer par derrière. Ne lui laissant pas le temps de tomber, elle attrapa le lambeau de tissu qui lui servait de T-shirt et lui fit faire un arc de cercle, l'envoyant se briser la colonne contre un lampadaire.

Et voilà. C'est pas beau ça ?
Parfois tu es vraiment...
Oui, je sais.


Bonne humeur oblige, son sourire ne quittait pas ses lèvres. Alma n'était pas armée. A part un couteau dans chaque manche, ce qui était très peu vue la situation, elle se fit plus prudente. Ses talents de télékinésiste lui viendraient en aide mais seulement si le nombre d'agresseurs devenaient vraiment trop dangereux pour la ville. Pas avant. Une telle extrémité ne devait jamais être atteinte selon la jeune femme.

Perdue dans des pensées hautement philosophiques, elle trébucha sur une enfant, assise sur le sol, pleurant à chaudes larmes sur le corps disloqué d'une femme. Sa mère sans doute. Alma s'agenouilla devant la petite, lui cachant la vue du cadavre sanglant. Elle lui demanda d'une voix douce :

Alma : - Comment tu t'appelles ?
Kristel : - Kristel madame...
Alma : - Allez viens Kristel. C'est dangereux pour toi ici.
Kristel : - Et maman ?
Alma : - Mam...euh...elle va nous rejoindre un peu plus tard...beaucoup plus tard. Viens là.

Elle souleva la petite qui continua à pleurer sur son épaule. Lorsqu'elle se redressa, son regard avait changé. Sa bonne humeur avait laissé place à une colère noire. Et ce fut sans ménagement que d'un coup de pied, elle étala la cervelle d'un zombie sur le sol.

Aha j'aime mieux ça !

Ignorant les commentaires de l'Autre, elle poursuivit sa route, espérant trouver un commissariat le plus rapidement possible, ne pouvant se permettre de se trainer une gamine dans les bras alors qu'une horde de zombies mutants et ravagés s'amusaient à dévorer les passants.

La petite Kristel commençait à humidifier son blouson de ses larmes. Elle était choquée. A vie. Voir sa mère se faire manger vivante par une sorte de revenant, cela laissait sans aucun doute des séquelles psychologiques. Mais Alma ne voulait pas le savoir. Elle repoussait les attaques des quelques zombies affamés qui la voyaient comme un quatre heure appétissant et chanta doucement pour que l'enfant se calme. Au moins un peu. Si elle lui faisait une crise d'hystérie, le problème serait double.

Alma restait en décalage total avec l'agitation qui l'environnait. Elle souriait toujours, tranquille, semblant presque dans son élément. Lorsqu'elle s'était libérée dans le labo souterrain d'Umbrella, la panique avait été un peu comme celle-ci. Voire pire. Alors elle ne se perturbait pas pour cela. Bien que la présence de la petite qu'elle avait ramassée la dérangeait un peu.

Mais pourquoi tu as fait ça aussi ?
Je sais pas. La bonté, la solidarité, ce genre de trucs, tu dois pas connaître.

Elle arriva près d'un poste de police et entra en poussant la porte de l'épaule. Un agent était debout, tremblant, arme à la main. Il la regarda longuement et demanda d'une voix étranglée par la peur :

Agent : - Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
Alma : - Oh rien. Je vous confie cette petite. Elle a perdu sa mère, vous voyez ce que je veux dire. Restez dans votre bureau avec elle et enfermez-vous.
Agent : - Mais je ne peux pas...
Alma : - Vous êtes payé pour protéger les citoyens. Alors faites votre boulot. Je m'occupe d'empêcher les zombies d'entrer.

Sans lui laisser le temps de répliquer, elle le poussa dans une pièce réservée visiblement aux interrogatoires. L'agent verrouilla la porte, la bloqua avec une chaise et attendit, toujours debout, arme au poing, la petite Kristel sanglotant à ses pieds.

Une femme entra en hurlant dans le poste, zombie à sa poursuite, la bouche grande ouverte laissant voir ses dents pourris. Alma envoya sa tête valser de l'autre côté du bureau d'un coup de chaise. La femme qui venait d'entrer s'y assis ensuite, échevelée et hurla plus qu'elle ne demanda :

? : - C'est quoi ce bordel ?
Alma : - Un petit problème de stockage chez le Consortium.
? : - Quoi ?!
Alma : - Mais ne vous en faites pas. Leurs agents ne devraient pas tarder à venir sur place pour mater ce menu fretin. Ils savent ce qu'ils font. Je suppose.

Elle lui adressa un sourire rassurant. Comment faisait-elle pour être si confiante ? Cette bonne humeur la rendait imbattable. Ce fut en fredonnant qu'elle défendit le poste contre les quelques zombies qui s'y attaquaient. Elle hésitait à faire appel à ses capacités mais se retint, sachant que cela finirait par un carnage, ce qu'elle désirait avant tout éviter. Quelques passants qui tentaient de sauver leur peau vinrent se réfugier dans le bureau qu'Alma défendait avec un sourire. Quand aucun revenant ne venait troubler l'atmosphère inquiétante, la jeune femme faisait la conversation, tachant de mettre ses protégés à l'aise. A force de plaisanteries, voyant qu'elle était très détendue et confiante, les quelques personnes présentes se relaxèrent un peu. Alma dégageait une puissante aura, son regard émeraude semblait dire : « Ne vous inquiétez pas, je maitrise la situation. » Impression qui forçait le respect et la confiance. Et puis, une si jolie jeune fille qui défonce les zombies à coups de chaise, il n'y a rien de plus distrayant.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Sam 11 Sep - 12:35

HJ: Allez, je reprend un peu le jeu, moi aussi!

Max déambulait dans Londres, se promenant au hasard des rues et ruelles qui parcouraient l'immense métropole. C'était son jour de congé, et il avait décidé d'en profiter au maximum sans laisser aucun casse-pieds venir l'ennuyer. Malgré cela, il avait tout de même prit avec lui son téléphone portable et son revolver .38. Pas bien puissant, mais suffisant si un voyou se mettait en tête de vouloir le braquer. Prudent, il avait également emmené un plan de Londres, la ville ayant récemment subi quelques travaux, mais son sens de l'orientation était assez bon pour lui épargner tout égarement.

Détendu, d'humeur badine, Max se mit à siffloter en traversant un parc débordant de vie, une chose rare dans une ville aussi grise que Londres, où il pleuvait quasiment toujours, et où la couleur des murs finissait par déteindre sur celle de l'âme. Avec le sourire, Max arriva sur les bords de la Tamise, toujours aussi nauséabonde. Comment diable un fleuve pouvait-il sentir aussi mauvais? Avec une grimace, Max reprit une ruelle au hasard et s'éloigna du grand serpent d'eau, non sans avoir eu un sourire en passant devant un grand bâtiment familier. Thames House, building sans âme, surnommé par une ancienne directrice "le grand fantôme blanc". Stranger, comme toute personne passée par là, s'en souvenait surtout pour ne jamais avoir réussi à en isoler les odeurs atroces du fleuve.

Ses pas avaient fini par le mener dans un quartier commerçant, où semblait régner une certaine agitation. Encore trop loin pour voir de quoi il s'agissait, Max croisa un homme courant en sens inverse.

Bah, il a le droit de faire son jogging...
En costume-cravate?
On est à Londres, vieux!
Tu trouves qu'il avait l'air de faire un jogging?

Intrigué, Max se retourna encore pour observer le type s'éloigner. Sûrement un business-man de la City, un autre requin de la finance... Et un type pareil perdait tout sang froid au point de se mettre à courir comme un dératé? Il y avait quelque chose de pourri là-dessous, mais Max ne savait pas quoi, il ne parvenait pas à deviner. Mais une petite voix lui hurlait qu'il n'avait jamais vu aussi juste dans son expression.

Elle n'était pas la seule à hurler, d'ailleurs. Des cris stridents montaient de la foule qui bougeait presque d'un seul bloc vers lui. Ne souhaitant pas être écrasé, Stranger grimpa à un réverbère. Ridicule, mais efficace, un peu comme pour éviter une marée de rats fonçant vers lui. Après le passage de la masse, il redescendit et dégaina son revolver. Une telle ambiance ne lui rappelait que trop Raccoon City. Un grognement guttural attira son attention sur la gauche. Il poussa doucement une porte de café et jeta un oeil. Trois zombies se faisaient un petit casse-croûte, un serveur obèse qui n'avait visiblement pas réussi à leur échapper.

Max : - Pas de bol, vieux!

La voix grave du Gallois fit lever la tête à l'un des mutants, qui commit là sa dernière erreur. La balle expansive pénétra par l'oeil et ressortit du crâne en laissant une énorme cavité. Max acheva les deux autres et ressortit, pour continuer dans la même direction. D'une main, il sortit son portable et appela la base. Le standardiste, un jeune homme, répondit aussitôt.

Standard : - Ici le quartier-général de la BSAA, que désirez-vous?
Max : - Ici l'agent Max Stranger, badge 47M13P60. Je signale une poche de zombies dans Bypass Road, déjà plusieurs victimes dévorées, ou piétinées par la foule. Envoyez des renforts, à vous.
Standard : - Confirmez l'adresse, s'il-vous-plaît. A vous.
Max : - Je confirme l'adresse, standard, Bypass Road. J'ignore jusqu'où s'étend l'attaque, à vous.
Standard : - Bien reçu, agent Stranger, les renforts sont en route, terminé.

Stranger rangea l'appareil dans sa poche et tira presque à bout portant dans le crâne d'un mutant qui s'était un peu trop approché. Avec un soupir, cette journée avait si bien commencé! Max continua en tirant de façon sporadique. S'il n'y avait que des zombies, tout se passerait bien, mais si quelque chose de plus gros arrivait, il aurait du mal à le vaincre avec son arme.

Au bout d'un quart d'heure, Max entendit les premières sirènes, juste au moment où un boulet de canon venait le frapper à l'estomac. Retenant son petit-déjeuner qui avait failli se faire la malle, Max réalisa qu'il s'agissait en fait d'un jeune garçon, d'environ douze ans, l'air paniqué et couvert de sueur et de crasse. D'une main, Stranger l'écarta avant de descendre les deux zombies qui coursaient l'enfant. Le gamin le regarda, mort de frousse.

? : - Vous êtes qui? Vous allez me tuer?
Max : - Pas que je sache, non. Du calme, petit, je suis de la police.
? : - La police?
Max : - Oui, du calme. Quel est ton nom?
? : - Ed, monsieur.
Max : - D'accord, Ed. Tu étais avec tes parents, des amis?
Ed : - Non, je traversais juste le quartier pour aller à l'école quand...

Il se remit à trembler de façon incontrôlée, mourant sûrement de peur. Max pouvait le comprendre, lui-même avait eu la trouille de sa vie, la première fois qu'il avait dû faire face à la menace des contaminés. Il serra l'épaule du gamin dans sa main, tâchant de le rassurer. Evidemment, son talent dans ce genre d'activité étant plus que réduit, il n'arriva pas à grand chose. Les sirènes approchaient.

Max : - Ecoute ça. Mes collègues arrivent, et ils vont s'occuper de toi. Viens avec moi.

Sans attendre de discussion, Max mena le gosse dans Bypass Road et tendit le bras dans la direction des agents dressant une barricade.

Max : - Tu vois les hommes en uniforme, là-bas? Tu vas aller les voir en disant que tu n'as pas été mordu, ils vont t'examiner et prévenir tes parents, d'accord?
Ed : - Et vous? Vous venez pas?
Max : - Pas encore, Ed. Il y a encore sûrement des gens qui ont besoin d'aide par ici. Vas-y!

Le gamin fila sans demander son reste. Max l'observa courir tout en rechargeant pensivement son arme. Trop pensivement. Un contaminé plus discret que la moyenne arriva dans son dos et tenta de le mordre à l'épaule. Mauvaise idée. Le mutant y laissa ses dents, au sens propre. Il avait réussi à déchirer l'épaule du manteau et du veston de Max, mais le métal constituant son bras se révéla trop dur. Stranger se dégagea d'un coup d'épaule et le transforma en cadavre bien élevé. Un problème de moins, mais qui le laissait avec un autre problème plus grave.

Il n'avait pas été mordu, mais s'il croisait des survivants, ceux-ci pourraient bien le croire infecté en voyant sa manche déchirée et maculée de sang et autres fluides corporels laissés par le contaminé. A l'aide d'un mouchoir, Max parvint tout de même à retirer la plus grande partie de la tache. Assez curieusement, il avait gardé un assez bon état d'esprit. Des coups de feu désordonnés attirèrent son attention sur un petit poste de police. L'arme au poing, il entra et dut se jeter sur le côté pour éviter une chaise. Tout en se relevant, il fit une grimace à la personne qui avait manqué de le blesser.

Max : - Merci, Alma.
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Sam 11 Sep - 21:50

HJ : C'est toujours un plaisir de jouer avec vous cher collègue !

Alma redressa la tête en entendant des coups de feu. Elle jeta un coup d'œil par une fenêtre. Une équipe de la BSAA venait d'arriver sur place et tentait de contenir les assauts des zombies toujours plus nombreux. Et même plus puissants. Ils mettaient une rage visible à tuer tout ce qui se trouvait sur leur passage. Un mouvement attira son attention et dans un réflexe foudroyant, elle envoya la chaise en direction de la porte. Un homme l'évita de justesse. En un quart de seconde elle reconnut Stranger. Elle sauta par-dessus le bureau et avança vers lui à grands pas, avec un sourire désolé.

Max : - Merci, Alma.

Alma : - Mon dieu Max, je suis vraiment désolée...un réflexe et...je n'ai pas fait attention. Vous n'êtes pas blessé j'espère.

Elle ne s'attendait vraiment pas à le croiser à cet instant, dans un poste de police transformé en refuge pour les promeneurs attaqués. Leur nombre avait d'ailleurs augmenté, ils se pressaient dans un coin, pétrifiés par la peur à l'arrivée du collègue d'Alma. Elle les rassura d'un sourire et rapporta son attention sur la porte. Jetant un regard dehors, elle attira l'attention de deux agents de la BSAA qui vinrent chercher les réfugiés pour leur faire subir un examen médical et sans doute leur offrir une aide psychologique pour ceux qui étaient trop choqués. Alma souleva la petite Kristel dans ses bras et la remit à un des agents en lui expliquant la situation. L'enfant l'embrassa sur la joue et agita sa main pour la saluer avec que le groupe s'éloignait.

Alma (se tournant vers Stranger) : - C'est une bien belle journée non ? Je suis vraiment navrée de vous avoir lancée...une chaise dessus.

Elle eut un petit rire gêné et voulut ajouter quelque chose. Mais une main hideuse se posa sur son épaule et la poussa à l'intérieur avec une force qui lui coupa le souffle. Elle alla s'écraser contre le bureau, un filet de sang coula du coin de ses lèvres.

Je l'avais pas senti venir celui-là.
C'est Némésis.
Comment tu sais ça toi ?
Laisse moi faire.
Hein mais non je ne...


Un regard noir. Une onde de choc qui plaqua tous les meubles au mur. Alma se tourna vers Stranger.

Alma : - Sortez. Je m'en occupe. Il doit y avoir d'autres trucs de ce genre qui trainent dans le quartier. Il faut éviter un trop gros désastre.

Elle ne manifestait aucune agressivité vers lui. Ses yeux de ténèbres ne reflétaient pas sa folie habituelle. C'était le dernier stade de l'Autre. Ce que les scientifiques avaient recherché. Une machine à tuer d'un calme inébranlable. En mission. Le reste du temps, c'était un monstre sanguinaire, tellement parfait dans sa manière de tuer que rien ne pouvait le résister.

Le monstre était on ne peut plus impressionnant. Et très laid. Un corps sans forme précise, boursoufflé, tout comme le visage où l'œil unique était sans couleur. Une peau jaune, couverte de cicatrices mal refermées. Cette chose énorme semblait en avoir exclusivement après Alma. La jeune femme semblait ridicule à côté de ce colosse immonde, elle si fluette, un sourire aux lèvres.

Elle jeta un nouveau regard à Stranger. Puis se concentra sur le monstre. Et le jeta contre un mur qui s'effondra sous la masse. Profitant de cette diversion, elle avança en courant vers son collègue et lui tendit son Ipod.

Alma : - Tenez Stranger. Je ne tiens pas à l'abimer, alors je vous le confie. A plus.

Sur ces mots, elle le poussa dehors et ferma la porte du poste qui devenait une arène assez petite où un monstre en furie était enfermé, encore allongé sous les débris du mur.

Alma considéra sa situation avec un esprit pragmatique et jeta tous les meubles hors du bâtiment, par une fenêtre. Attachant ses cheveux, elle retira son blouson et le jeta dans un coin. Face à la force brut, elle savait qu'il lui faudrait faire preuve de beaucoup de finesse. Dans un quartier fréquenté, elle ne pouvait pas se permettre de trop grandes actions d'éclat.

La télékinésiste eut à peine le temps d'éviter une nouvelle attaque de Némésis qui faisait preuve d'une rapidité fulgurante pour sa masse. Une douleur puissante se manifesta dans son flan droit. Une côte avait été fêlée par le premier impact et ne tarderait pas à casser si Alma ne faisait pas un minimum attention à elle. Elle se massa les tempes, oubliant totalement la douleur.Elle ferma les yeux et fit le vide dans sa tête.

L'odeur métallique de son sang. Le grognement de Némésis. Les mouvements dehors. Un geste. Un son. Un coup. Un craquement. Le sang qui coule. Coule. Coule. Douleur. Grondement. Poussière en suspension. Silence. Vide.

Le temps sembla s'arrêter alors qu'Alma ouvrait lentement les paupières, son regard noir était paisible. Son esprit contrôlait chaque être qui se tenait à proximité. Némésis voulait bouger. Alma l'en empêchait. La quintessence de la télékinésie. Son esprit enveloppait le corps de Némésis. Aucun mouvement ne lui était possible. Il était lié. Réduit à l'impuissance la plus totale.

Dehors, les quelques agents restés près du bâtiment étaient allongés sur le sol, se tenant la tête. Les ondes que dégageaient la télékinésiste envahissaient leur esprit, leur corps souffrait le martyr sans être blessé. La douleur était provoquée par Alma. Chaque battement de cœur était sous son contrôle.

Némésis poussa un hurlement guttural alors que son corps difforme était lentement écrasé par Alma. Il se débattait, frappait les murs, détruisait tout, faisait trembler le sol sous ses pieds. Mais cela n'arrangeait rien. Devant lui se trouvait un monstre dont l'âme était encore plus laide que la sienne. Et qui le tuait, sans remuer le petit doigt.

Enfin, il s'abattit sur le sol, inerte. Mort ? Pas forcément. Alma avait du arrêter. Toute son énergie avait été utilisée pour immobiliser ce géant. En général, celui ne l'épuisait pas trop. Mais la taille du monstre n'entrait pas dans le « en général ». Ses pupilles reprirent leur jolie teinte émeraude. Les agents se relevèrent, toute douleur ayant cessée, leur corps sans une blessure. Penser leur était encore un peu douloureux, mais cela passerait. Les zombies poursuivaient leurs attaques. Mais Alma ne se sentait plus la force de bouger. Rester debout était un effort intenable. Elle recula et se laissa glisser au sol, appuyée contre un mur. Sa respiration était faible, mais elle souriait. Elle n'avait pas perdu la main.

Bravo. Tu as géré.
Je n'ai pas besoin de tes félicitations. C'est tellement jouissif de pouvoir les contrôler totalement. Je fais cela par plaisir.
Je sais. Mais bravo quand même.

Pas de coup d'éclat. Pas de super explosion. Pas de destruction massive. Juste un poste de police détruit. Un sentiment de contentement envahit la jeune fille, maintenant certaine de sa puissance. Assurée de ne jamais retourner entre les griffes du Consortium.

Elle se releva et ouvrit la porte. A chacun de ses mouvements, le sang affluait dans sa bouche. Elle avait sévèrement encaissée. Mais les cobayes avaient la capacité de se guérir tout seuls comme des grands. Surtout les télékinésistes, qui sont crées pour durer. Alma cligna des yeux, ayant encore un peu de mal à se repérer. Les rues étaient presque désertes. Elle chercha Stranger du regard, appuyée à l'embrasure de la porte. Attirés par la forte odeur de sang, des zombies approchaient tranquillement certains de pouvoir la dépecer et la dévorer sans rencontrer de résistance. Alma les voyait venir, mais vide de toute énergie, ne pouvait rien faire.

Je vais pas mourir maintenant quand même...
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Jaina D'Arcy
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 12 Sep - 1:43

"La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière? On croit qu'on a le temps. Et puis tout à coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer."

Impuissante, Jaina regarda Octave sauter du toit. D'un saut lent et majestueux, comme l'envol d'un aigle. Lui aussi étendait ses ailes. Ces dernières ne sauraient le porter. La chute était inexorable. Rien ne viendrait le rattraper. La vie d'Octave allait se terminer ici, sous les yeux ahuris de la foule rassemblée au pied du gratte-ciel d'acier. Il allait s'écraser lamentablement sur la limousine qui stationnait en bas. La limousine d'Alfred Düler. Octave n'avait pas trente-cinq ans. Il avait voulu se battre contre un monstre trop gros pour lui. Il n'aurait pas été le premier. Il ne sera pas le dernier. Comme bien d'autres, il avait perdu.

Comment Jaina savait-elle ces détails? Non, elle n'était pas en bas de l'immeuble, à attendre elle-aussi la mort d'Octave, cette mort mise en scène pour le plaisir des voyeurs de tous poils. Elle était tout simplement dans son canapé, chez elle, dans la chambre coquette qu'elle occupait quand elle n'était pas à la base. C'était un peu son jour de congé, et la capitaine avait bien l'intention d'en profiter. Elle avait récupéré sa fille à l'école, et la petite faisait ses devoirs, dans la salle voisine. Jamais elle ne l'avait amenée à la base, bien peu de gens savaient qu'elle avait adopté une petite. Elle préférait garder cela secret, cultiver cette intimité nouvelle, et la protéger coûte que coûte. Mais pour la première fois de sa vie, elle allait probablement devoir faire des concessions.

Pour l'instant, un peu comme tous les londoniens, elle ignorait tout ce qui pouvait se passer dans les entrailles de la ville. Elle était tranquille, attendant que Joyce ait terminé son travail, pour ensuite l'amener au parc, puis au cinéma. Oui, c'était terriblement cliché, mais elle avait besoin de ce genre de repères, qui pouvait lui faire croire que non, elle n'était pas une si mauvaise mère que cela. Elle était donc devant un film français de Jan Kounan, se souvenant de sa douce patrie, avec une pointe de nostalgie. Affalée sur le sofa, il était bien loin, le fier capitaine D'Arcy, un mug à la main, rempli d'un café chaud, le col de la chemise entrouvert, les lacets de ses rangers défaits. Elle ressemblait à n'importe qui qui aurait eu une journée de boulot difficile. Et ce sentiment lui plaisait. Pendant l'espace de quelques heures, pensait-elle, elle ne ferait plus partie de ce avant-garde d'élite qui sauvait l'innocence de la population, mais partie du fameux monde de Monsieur Toutlemonde. Avec ses considérations terre à terre, ses emmerdes et ses petites joies éphémères.

Sauf qu'évidemment, quelque chose troubla ce bonheur ridiculement prosaïque. Il y avait une radio, branchée en permanence sur les fréquences d'urgence de la police londonienne. En règle général, Jaina l'écoutait avec attention. Mais aujourd'hui, le bruit du home-cinéma couvrait le discours des agents. Le ton était globalement monotone, il n'y avait rien à relever. Jusqu'à ce que soudainement, les appels s'emballent. Jaina fronça les sourcils, baissa le son, et posa la télécommande. Elle se fit plus attentive. Des appels au secours. Des coordonnées balbutiées, lâchées rapidement, d'une voix étranglée, ou simplement hurlées. Mentalement, elle dressa un plan de Londres, en se levant et en éteignant la télévision. Un sentiment de Déjà Vu la saisit violemment, lui donnant quelques vertiges. Elle détestait cette impression. Mais effectivement, c'était du Déjà-Vu. C'était beaucoup trop expérimenté pour l'ignorer. Elle déduisit rapidement les quartiers dangereux. Elle n'était pas loin. Enfin, avec sa moto, elle n'était pas loin de tout, il suffisait juste que les gens n'aient pas eu la mauvaise idée de se garer n'importe comment dans les rues, comme c'est souvent le cas quand on cède à la panique.

Jaina : - Joyce, chérie, laisse tomber tes devoirs, on a quelque chose de très important à faire.

La petite apparut presque immédiatement, portant son sac sur son dos. Jaina s'accroupit en face d'elle, l'aida à mettre son manteau.

Jaina : - Tu vas bien m'écouter, d'accord? Quelque chose de grave se passe dehors, et je vais devoir aller voir ce qu'il se passe. Mais toi, je veux que tu sois à l'abri.
Joyce : - L'hôtel n'est pas sûr?
Jaina : - Malheureusement non. Mais je connais un endroit où tu seras parfaitement en sécurité, pourvu que tu n'en sortes pas et que tu écoutes ce que je dis. D'accord?

La petite, intimidée, hocha la tête. Jaina lui sourit avec bienveillance, termina de la préparer, sans trop se presser, pour ne pas installer la panique dans le coeur de sa fille. Elle se releva, saisit un holster de cuir, glissa un automatique derrière son dos et fixa sur sa cheville une gaine de couteau. Elle saisit sa veste en cuir, la passa sur ses épaules, clippa sur sa ceinture de cuir son badge de police. Elle prit les clés de sa moto, saisit Joyce par la main et la sortit de la chambre. Elle prit sa moto, donna un casque à la petite, l'enfourcha (la moto évidemment) et la démarra d'un coup de pied. Elle fila rapidement à travers les rues de Londres, trouva machinalement les raccourcis, et se trouva rapidement à la base. On ouvrit de grands yeux surpris sur le passage de la jeune française. Qui était cette enfant qu'elle tenait par la main, qui était très sage et muette? On n'osa pas poser la question à l'Ouragan Russe. Ce qui était une bonne chose. Elle se dirigea vers son bureau, où elle trouva une charmante blonde à classer des dossiers. En russe, elle lui dit :

Jaina : - Arkadina, s'il te plaît... Il y a un gros problème en ville. Je voudrais que tu gardes Joyce. Que tu veilles sur elle comme sur la prunelle de tes beaux yeux. Tu vas aller t'enfermer avec elle dans mes quartiers. Et tu vas verrouiller. Tu n'ouvriras sous aucun prétexte. Joyce a pour ordres de ne pas sortir, elle ne t'embêtera pas avec ça. Il y a de quoi tenir un siège de plusieurs jours et tu connais le passage pour emprunter le réseau souterrain. Non, je ne suis pas paranoïaque, loin de là. Il n'y a qu'à moi que tu ouvriras. Si quelqu'un tente de pénétrer dans le bâtiment, que ce soit le courrier ou un agent, tu n'ouvres pas. Uniquement à moi. Compris?

La jolie soviétique hocha la tête. Elle repassa au français en regardant sa petite.

Jaina : - Je reviendrais. Je vous le promets.

Elle tendit à Arkadina son pass magnétique, s'assura qu'elle avait le pass mécanique dans sa poche, et repartit. Elle glissa une cigarette entre ses lèvres, se dispensa de mettre son casque, et récupéra un fusil d'assaut qui traînait dans le local d'équipement. Elle n'avait pas enfilé le lourd camo des opérations spéciales. Elle savait pertinemment que c'était inutile. Elle avait, dans son oreillette, la fréquence d'urgence de la BSAA. Elle capta l'appel de Max, et en conçut un certain soulagement. Il y avait donc au moins un agent compétent et largement expérimenté sur place...

Elle abandonna sa moto sur le trottoir, quand elle commença à saisir l'odeur caractéristique. La peur, le vomi, le sang coagulé, la pourriture, la mort. Elle y avait eu droit à Créteil, à Raccoon, et un peu partout dans le monde, au final. Les forces de police étaient désorganisées, se retranchant derrière des barrières de sécurité établies selon la déclaration de la loi martiale. Ce qui était un peu ridicule. Jaina saisit son arme, et présenta à la vue évidente de tous, son badge de police. Elle donna quelques directives, et elle prit la tête d'un groupe de survivants, encadrés par deux policiers, à sa demande. Les autres devraient tenter de contenir l'infection. Elle n'était pas non plus douée d'ubiquité. Le plus urgent était d'évacuer les civils, en tout cas, leur trouver un endroit relativement bien abrité. Elle réfléchissait à ce problème, tandis qu'elle progressait, tirant machinalement sur les créatures qui se dressaient sur son chemin. Elle avait presque l'impression que son arme était mue par automatismes. Que ses mains étaient indépendantes de son corps.

Elle tirait, et les créatures s'effondraient. Ce n'était pas difficile, il suffisait d'appliquer ce que Jaina appelait "la règle d'or", celle qui devrait être enseignée dans toutes les écoles de police du monde entier. Il fallait tirer dans la tête. Les créatures étaient dispersées, ce qui n'empêchait pas la contamination de s'étendre, à cette affreuse vitesse galopante... Elle calmait les gens, en tout cas tentait, mais ces derniers avaient de toutes façons rapidement tendance à faire confiance aux extraordinaires compétences de la jeune française. Elle éjecta son chargeur et en enfonça un nouveau dans son arme. A cet instant, ils arrivaient à la bifurcation d'une route. Elle l'aperçut. Immédiatement, elle posa la main sur le torse d'un homme qui semblait vouloir poursuivre son bonhomme de chemin.

Jaina : - Halte.

La silhouette monstrueuse, enveloppée dans un carcan de cuir épais. Les tentacules qui sortaient de son dos massif. La tête nue. La disproportion de ses formes. Pas de doute. Elle était en présence d'un clone du tyran qu'elle avait déjà affronté à Raccoon... Némésis... Bon Dieu, mais que foutait-il là? Des récits qu'elle en avait entendu, la jeune française avait compris que l'arme principale du Némésis était qu'il se régénérait et mettait à profit toutes ses mutations successives. En gros, on pouvait avoir l'impression qu'il ne mourrait pas. Il se dirigeait vers le commissariat. La jeune femme jura entre ses dents. Cette position était donc condamnée.

Jaina : - Restez derrière moi.

Ils restèrent immobile. La créature pénétra dans le commissariat. Jaina imagina pendant un moment que des agents de police s'étaient réfugiés eux-aussi à l'intérieur, avec leurs civils... Elle ferma les yeux, de lassitude. C'est alors qu'elle entendit des bruits peu communs. Une décharge électrique la traversa. Elle sentait les autres mal à l'aise. Elle, elle avait compris. Elle ajouta donc Alma à Max dans leurs nouvelles aventures. Elle poussa un soupir de soulagement. Ils devaient les rejoindre. Ils seraient en sécurité. Il fallait évacuer ce quartier maudit...

Alors qu'elle avançait, elle aperçut des mouvements sur le côté. Des contaminés, en première phase, le regard voilé de cataracte, le pas presque dansant, poussant ces râles caractéristiques des victimes du virus-T. Ils avaient flairé la viande fraîche et se dirigeaient vers le commissariat. Jaina jura entre ses dents. Elle saisit son fusil d'assaut, et les mis en joue.

Jaina : - Dites bonjour à maman...

Elle ouvrit le feu, abattant avec aisance et précision les créatures, pratiquant un large chemin dans les rangs des contaminés, aussi lents étaient-ils. Mais les munitions étaient rares. Il fallait les économiser, sous peine d'avoir de gros ennuis, surtout si Némésis n'était pas mort... Aussi la jeune femme dégaina-t-elle son couteau de combat, vingt-cinq centimètres d'acier inoxydable crantés. La taille ne compte pas, mais faut pas déconner. Elle saigna les contaminés, invita les civils à se précipiter au commissariat. Elle aperçut alors Alma et Max, l'air légèrement déconfit. La jeune capitaine sourit, et, comme s'ils étaient en pleine discussion commune...

Jaina : - Eh bien, on peut dire que vous tombez à pic. Bonjour.

Elle rengaina.

Jaina : - On peut plus profiter de notre week-end tranquillement. Mais que fait la police?

Elle ricana. Les civils se placèrent entre eux, timidement. Elle adressa un signe de tête aux agents. Elle se tourna en particulier vers Alma.

Jaina : - Alors, vous l'avez vu, le tyran?
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 12 Sep - 16:55

Max : - Merci, Alma.

Alma : - Mon dieu Max, je suis vraiment désolée...un réflexe et...je n'ai pas fait attention. Vous n'êtes pas blessé j'espère.

Max se releva avec un sourire, content malgré tout de retrouver sa jeune collègue en un seul morceau.

Max : - Pas de souci, la carcasse est solide. Vous avez eu raison de réagir comme ça, ça aurait pu ne pas être moi.

Il jeta un oeil à ses propres réserves. Encore douze cartouches de .38, pas génial pour tenir un siège. Alors qu'Alma confiait une enfant à un des policiers arrivés en renfort suite à l'appel de Max, l'intéressé jeta un oeil derrière le comptoir. Rien. Il avisa alors un des policiers.

Max : - Vous n'auriez pas un fusil à pompe superflu, par hasard?

Sans répondre, le flic lui lança un Mossberg 500 court, une arme basique mais fiable, ainsi qu'une boîte de cartouches à balle. Calme, presque serein, Max chargea son arme et la glissa dans une poche spéciale de son manteau. Quelques munitions supplémentaires pour son revolver, et il fut fin prêt. Le calme revint dans la grande pièce, que Max mit à profit pour se rapprocher d'Alma.

Alma : - C'est une bien belle journée non ? Je suis vraiment navrée de vous avoir lancée...une chaise dessus.

Max : - Pas de souci, je vous l'ai dit! Je préfère une chaise que d'avoir la tête enfoncée entre les épaules!

Il avait ajouté sa dernière phrase avec un sourire amical, faisant allusion aux talents spéciaux de son amie. Il savait très bien qu'elle était parfaitement capable de se débrouiller seule, à condition de ne pas lui faire subir d'assaut prolongé. Elle était très forte, mais pas invincible, et ses forces pouvaient s'épuiser très vite. Max avait le tort de la considérer comme une jeune fille et de la sous-estimer, certes pas de façon désobligeante, aussi ne put-il prévoir se qui se passa. Un coup à arracher la tête d'un bœuf le fit tomber en arrière.

Sonné, il ne réagit pas tout de suite en voyant ce qui se tenait en face de lui. Il tenta de se relever, mais fut à nouveau projeté au sol par une onde de choc, qui projeta tous les meubles contre les murs. Signe révélateur de l'arrivée de l'Alma sombre... Il se releva d'un bond, pleinement conscient, cette fois, de se qui se jouait. Un être tel qu'il n'en avait vu qu'une fois se tenait devant lui et Alma. Le Némésis. Le dernier qu'il avait vu avait été tué par l'écrasement d'un hélico de combat, à Raccoon. Il fallait bien ça pour éradiquer un mutant rendu presque invulnérable par des mutations tellement rapides qu'elles absorbaient les blessures pour en faire de nouvelles défenses. Doucement, comme un chasseur pris de court par sa proie, il se déplaça sur le côté, jusqu'à avoir Alma près de lui.

Max : - Alma, ne restez pas là...

Alma : - Sortez. Je m'en occupe. Il doit y avoir d'autres trucs de ce genre qui trainent dans le quartier. Il faut éviter un trop gros désastre.

Il la regarda, éberlué. Affronter seul une des pièces maîtresses de l'arsenal crée par Umbrella? Folie! De la folie pure! Mais le regard qu'il croisa lui indiqua qui menait réellement la bataille, et ce n'était certainement pas la jeune fille fragile et sympathique... Pour preuve, le monstre s'envola, comme projeté par une catapulte, avant de frapper le mur et de le faire s'effondrer. L'abominable hurlement donna la chair de poule au Gallois, pourtant habitué aux créatures les plus immondes de la Création.

Alma : - Tenez Stranger. Je ne tiens pas à l'abimer, alors je vous le confie. A plus.

Avant de pouvoir prononcer un mot, Alma lui mit son lecteur MP3 dans les mains et le mit à la porte. Rien à faire, elle avait condamné l'entrée. Max était obligé de rester là à attendre de savoir qui allait ressortir vivant du piège à rat qu'était devenu ce petit commissariat de quartier. Il se crispa en voyant les meubles sortir en fracassant une fenêtre renforcée et atterrir sur quelques infectés qui rôdaient. Ils étaient d'ailleurs un peu trop nombreux. Max se tourna vers la porte et se hissa sur la plate-forme la surplombant. Pas question de les laisser approcher. Calme, il posa toutes ses cartouches devant lui avant de commencer à tirer.

Un, deux, trois zombies tombèrent. Ainsi commença une danse mortelle dans laquelle Max comptait ses coups. Un fusil à pompe n'était pas l'arme idéale pour ce genre d'exercice, mais Stranger parvint à s'en sortir assez bien, jusqu'au moment où son fusil s'enraya.

Fichus fonctionnaires! Ils ont des armes et ne les entretiennent pas!

Le hurlement inhumain qui avait jailli du bâtiment le figea. Alma avait-elle été blessée? Il espérait de tout coeur que non. La porte s'ouvrit, Max posa en silence le fusil inutile et dégaina son revolver. Une petite taille, des cheveux normaux, l'air épuisé... Alma avait réussi. Toujours en silence, Max soupira de soulagement, avant de voir d'autres contaminés arriver tout autour de son amie. Cinq.

Moins de deux secondes plus tard, les cinq zombies étaient morts pour de bon. Max rangea son arme et sauta au sol. Alma avait l'air morte de fatigue, lui soufflant l'idée que même sa démonstration dans les sous-sols de la base n'avait rien été en comparaison du combat qu'elle venait de mener, et de remporter. Avec un sourire, Max soutint la jeune fille qui vacillait et lui rendit son appareil.

Max : - Tout s'est bien passé?

Il jeta un coup d'oeil discret à l'intérieur. Les autres survivants se tordaient de douleur au sol, et le cadavre curieusement déformé du Némésis trônait au milieu d'eux. Rapidement, Max parvint à comprendre ce que l'hôte d'Alma était parvenu à faire. On aurait dit qu'il avait littéralement compressé l'espace autour du mutant, l'écrasant sans aucune difficulté, et surtout sans aucun remords. Max le connaissait trop bien pour savoir que cet intrus pouvait ressentir des sentiments comme le remords.

Des coups de feu saccadés lui firent tourner la tête. Vers l'extrémité de la rue, là où les flics avaient dressés des barricades, une silhouette approchait, armée d'un fusil d'assaut, et d'un poignard de combat. Max eut un sourire, une seule personne pouvait préférer une arme blanche à un fusil d'assaut. Du moins, une seule personne assez téméraire pour prendre la tête d'un groupe.

Jaina : - Eh bien, on peut dire que vous tombez à pic. Bonjour.

Max : - Bienvenue dans la partie, joueuse n°3!

Il fit un clin d'oeil à Jaina tout en soutenant Alma. Elle reprenait peu à peu des couleurs, mais restait encore assez chancelante.

Jaina : - On peut plus profiter de notre week-end tranquillement. Mais que fait la police?

Stranger eut un sourire alors que sa supérieure ricanait. Pas nerveusement. Il ne pesait pas la voir nerveuse un jour, et sûrement pas pour un groupe de contaminés. Jaina indiqua le commissariat.

Jaina : - Alors, vous l'avez vu, le tyran?

Max : - Oui, d'un peu trop près à mon goût. Alma pourra t'en dire plus, mais...

Il jeta un oeil aux autres flics, tous des jeunes types morts de trouille.

Max : - ...je crois qu'on attendra un peu plus tard pour les explications. Hep, toi! Donne-moi ça!

Il avait harangué un policier armé jusqu'au dents et lui prit un fusil à pompe semblable au sien, un Benelli M4 semi-automatique. Le contact de la crosse caoutchouteuse lui fit pousser un soupir. Il se sentait un peu mieux avec ça, bien qu'il eût déjà prouvé ne pas avoir besoin d'arme pour tuer un contaminé. Un Némésis, par contre, c'était une tout autre histoire.
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 12 Sep - 17:56

Ce fut avec bonheur qu'Alma vit son capitaine approcher, couteau à la main. Elle sentait vaguement que Stranger la soutenait et lui rendait son Ipod. Plaçant un écouteur dans son oreille droite, elle lança un morceau de Three Days Grace, Pain, montant le son au maximum. La voix du chanteur secouait ses neurones un peu fatigués.

Jaina : - Eh bien, on peut dire que vous tombez à pic. Bonjour.

Max : - Bienvenue dans la partie, joueuse n°3!

Alma : - Bonjour capitaine.

Jaina : - Alors, vous l'avez vu, le tyran?

Max : - Oui, d'un peu trop près à mon goût. Alma pourra t'en dire plus, mais....je crois qu'on attendra un peu plus tard pour les explications. Hep, toi! Donne-moi ça!

Stranger venait d'intercepter un policier et lui prit une arme. Alma ne suivait pas trop la conversation mais répondit, d'une voix encore faible :

Alma : - Si vous parlez du truc tout moche qui s'est ramené dans le commissariat, oui je crois que je l'ai vu. On a parlé un peu. C'était sympa.

Elle esquissa un sourire. Ses forces revenaient, Alma avait encore pas mal de réserve. Mais sur le coup, toute cette dépense l'avait un peu sonnée. Elle remercia Stranger pour son soutien et se tourna vers le poste, totalement détruit.

Alma : - Vous permettez. Némésis serait capable de revenir. Je veux m'assurer qu'il n'en sera rien. Affronter un machin pareil tout les jours, je suis vraiment désolée, mais je ne pourrais jamais.

Détendue, elle se massa les tempes. Une vague titanesque d'énergie pure fit trembler le bâtiment, assez petit dont les murs se fendirent de haut en bas. Les vitres éclatèrent, la pression augmenta. Le béton gémissait sous les forces qui s'exerçaient sur lui. L'acier qui devait rendre les murs incassables se brisa avec un craquement sec. Il y eut comme une détonation et tout vola en poussière, le corps de Némésis compris. L'esprit d'Alma engloba la sphère de poussière pour éviter que celle-ci n'atteigne les agents et la laissa se dissiper dans l'air. La jeune femme se retourna vers ses collègues avec un grand sourire.

Alma : - Et maintenant ?

Un zombie qui leur tournait autour avec des mines de félin en approche se jeta sur la jeune femme et se retrouva suspendu en l'air. Quelques secondes après il s'évapora comme le bâtiment, réduit à l'état de poussière.

Alma : - C'est toujours comme ça ici ?

Mains dans les poches, nonchalante, Alma semblait être comme un poisson dans l'eau. Cette ambiance, cette odeur métallique du sang qui coule en abondance, les cris de la foule, toute cela lui rappelait son évasion du laboratoire d'Umbrella.

Un nuage passa devant ses yeux, elle tituba.

J'ai peut être un peu trop forcé.
Tu as carrément déconné oui ! T'es complètement malade de faire ça ! Tu veux nous tuer ou bien ?
Avoue que tu as adoré.

Oui. Mais ce n'est pas une raison.

Ce fut en fredonnant que la jeune femme se rendit à l'endroit où le commissariat se trouvait et récupéra son blouson, qu'elle avait pris soin d'épargner en compressant le bâtiment. Elle revint vers Jaina.

Alma : - Je pense que je vais attendre notre retour à la base pour vous faire un rapport un peu plus clair.

Puis se tournant vers Stranger, elle lui demanda, son sourire joueur trahissant l'air sérieux qu'elle tentait de se donner :

Alma : - A votre avis, je dois lui dire que je vous ai lancé une chaise dessus ou pas ?

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Roxane Loran de Valois
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 12 Sep - 21:32

Le PDA de Roxane vibra alors qu'elle était en plein entrainement. Elle fronça les sourcils, détestant être ainsi déranger. Manches remontés jusqu'aux coudes, le col ouvert, un simple veston noir sur le dos, elle quittait un peu son personnage mystérieux pour devenir plus abordable. Quelques agents discutaient avec elle, parlant d'armes. La jeune femme consulta le message avec un froncement de sourcils. On lui ordonnait de se rendre dans un quartier fréquenté, envahit par des zombies assoiffés de sang. Les agents étaient surmenés et ne maitrisaient que peu la situation. Le capitaine D'Arcy ainsi que deux autres agents étaient déjà sur place. Mais un sniper ne serait pas de trop.

Roxane rangea son beretta et se rendit à grands pas dans sa chambre. Boutonnant ses manchettes et son col, elle noua une cravate, ferma le veston, enfila une veste de costume croisé noir et son manteau. Ajustant machinalement son bandeau, elle attrapa ensuite son fusil de précision, vérifia que son beretta était bien à sa place et courut jusqu'à sa voiture.

Quittant le parking dans un crissement de pneus, elle roulait à une vitesse folle, zigzaguant entre les véhicules londoniens. Tenant le volant d'une main, de l'autre elle glissa un havane entre ses lèvres et l'alluma. La première bouffé la fit toussoter mais elle avait déjà pris l'habitude d'en fumer. Elle n'eut pas de mal à trouver le quartier concerné par l'alerte et se gara à l'angle de la rue.

Fusil sur l'épaule, elle monta sur le toit d'un immeuble et se mit en position. Elle plaça un silencieux sur son arme et commença l'abattage. La mort venant du ciel. Elle mit en joue plusieurs revenants qui s'écroulaient à terre avec un trou dans la tête. Suivant leur progression en courant de toit en toit, elle faisait preuve de la précision terrible qui la caractérisait. Parfaitement invisible avec son costume sombre, Roxane soutenait les équipes au sol.

Soudain, elle vit un monstre d'une taille tout à fait impressionnante qui se dirigeait vers un commissariat. Impossible de le rater, elle la mit en joue, son doigt resta léger sur la détente. Quelque chose de puissant attira son attention. Ce quelque chose était dans le bâtiment. Et n'avait certainement pas besoin d'aide pour se débarrasser du colosse, Roxane en était sûre. Elle pariait presque qu'il s'agissait de la télékinésiste.

Roxane repéra un groupe de zombies qui accouraient vers deux jeunes gens, tellement paniqués qu'ils en étaient paralysés. Sautant sur un autre toit, elle les descendit un à un, faisant gicler leur sang sur le trottoir. Un des contaminés la repéra et entreprit la tâche bien difficile de la rejoindre sur son perchoir. Deux de ses confrères le suivirent. Roxane recula et les laissa monter, plaçant son fusil en bandoulière, afin d'économiser les balles et retira le cran de sécurité de son beretta.

Ils étaient rapides ces zombies. Formant un triangle autour du sniper, ils semblaient moins stupides que les autres. Un œil d'acier se planta dans leurs regards vides et une première balle traversa un premier crâne. Elle n'avait pas pris le temps de mettre un silencieux cette fois et la détonation résonna avec puissance.

Merde je vais être repérée.

Songeant avant tout à la discrétion, elle plaqua le second zombie au sol et le balança du haut de l'immeuble avant de descendre du toit par un escalier de secours, le dernier revenant sur le talon. Roxane se retourna et tira juste au moment au celui-ci prenait son élan pour lui sauter à la gorge. Elle passa ensuite dans entre différents agents, se glissant entre leur barricade et remonta sur un toit. Celui du commissariat. Elle le regretta bien vite. Le combat qui s'y déroulait et les ondes dégagées par la télékinésiste manquèrent de peu de lui réduire le cerveau en compote.

Lorsqu'elle aperçut cette dernière qui sortait du bâtiment en chancelant, elle passa à une autre toiture, juste à côté, fusil en place. Elle remarqua de loin le capitaine D'Arcy qui approchait, couteau à la main. Et soutint ses efforts de ses balles silencieuses, devenue à nouveau parfaitement invisible, suivant chacun de ses gestes dans son viseur. La télékinésiste la rejoignit, soutenue par un autre homme que Roxane avait rencontré lors de la réunion pour la préparation de la mission en Irak. Maximilien Stranger. Elle surveilla le petit groupe. Lorsqu'un gémissement la fit sursauter malgré elle. Le commissariat disparut, réduit en poussière.

D'accord...

Un zombie qui tentait d'attaquer la télékinésiste par derrière fut bientôt dans le même état.

Poussière nous sommes et poussière nous redeviendrons.

Elle repéra un autre contaminé qui s'élançait pour mordre le capitaine à l'épaule. La balle partit avec une vitesse hallucinante et perça le crâne à moitié défoncer. Le cadavre s'écroula à quelques centimètres de Jaina. Roxane esquissa un sourire et sauta sur un autre toit, poursuivant son élimination avec son sérieux habituel, tout en veillant sur les agents au sol, évitant ainsi de nombreux morts.

D'où viennent-ils ?

Les zombies affluaient en masse. Ce qui n'était pas le cas des balles. Roxane laissa un juron lui échapper. Elle avait prévu le coup mais cela l'ennuyait de devoir faire ainsi de l'abattage. Elle terrassa un autre zombie qui tournait près de Stranger, puis un second attiré par la télékinésiste. Rechargeant son arme d'un geste rapide, le sniper restait de marbre face à l'agitation.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Sam 18 Sep - 19:10

Alors qu'il portait la première cartouche à son arme, un contaminé un peu trop curieux tomba littéralement en poussière à quelques pas derrière Alma. Un rapide coup d'oeil sur la jeune fille lui indiqua qu'elle venait en effet de le désintégrer. Malgré ça, elle gardait un air calme et détendu. La preuve, elle bavardait tranquillement avec lui et Jaina.

Alma : - Je pense que je vais attendre notre retour à la base pour vous faire un rapport un peu plus clair.

Elle se tourna vers Max, tentant vainement de se donner un air plus sérieux, mais que démentait son sourire amusé.

Alma : - A votre avis, je dois lui dire que je vous ai lancé une chaise dessus ou pas ?

Max : - Si vous le voulez, bien que vous n'ayez pas de preuve!

Il avait sorti sa réponse avec un grand sourire et l'air amusé, plaisantant avec sa collègue. Dans le même temps, il venait de dégainer son revolver pour le braquer sur un contaminé derrière Jaina. Il n'eut pas le temps de tirer que le mutant s'effondra, puis un second qui était passé dans son propre dos.

Mais qu'est-ce que...?

En voyant l'étendue des dégâts sur les cadavres, il comprit rapidement. Il devait y avoir un tireur d'élite sur un toit non loin, doté d'une arme à silencieux. L'ultime preuve vint avec un autre cadavre de contaminé. Devenu soudain plus sérieux, Max observa attentivement les toits. Malgré l'obscurité, son sens de l'observation restait très supérieur à la moyenne, et il ne tarda pas à apercevoir un canon dépasser d'un toit. Il l'indiqua à ses deux amies.

Max : - Ce doit être un des nôtres, sans quoi nous serions déjà morts...

L'hypothèse que cela sous-tendait était effrayante. Le Consortium n'avait pas envoyé ses mercenaires pour faire le ménage, il s'agissait donc d'une opération planifiée de relâchement de contaminés. S'ils avaient été jusqu'à relâcher un Némésis, cela pouvait vouloir dire qu'ils gardaient quelque chose d'encore plus gros pour plus tard.

Max : - Rappelez-moi d'aller chercher mon équipement au QG.

Il avait marmonné, ne sachant pas trop si Jaina ou Alma l'avait entendu. De toute manière, leur attention fut vite attirée par quelque chose d'autre. Un flot impressionnant de mutant émergeait lentement d'une ruelle. Max épaula et tira à plusieurs reprises, avant de se figer, et de se précipiter dans un café non loin, laissant ses compagnons se poser des questions.

Trente secondes plus tard, il trouva ce qu'il cherchait, l'arracha au placard et le jeta dans l'allée, au milieu des contaminés. L'un d'eux, l'air abruti, trébucha dessus avant que Max ne tire à nouveau. L'explosion de la bouteille de gaz fit trembler les bâtiments, qui résistèrent à la déflagration. En revanche, les mutants avaient été balayés voire même pulvérisés. Max baissa son arme.

Max : - Et dire que je suis un éclaireur...

Regardant tour à tour ses amies, il éclata de rire, laissant les flics au alentours se poser des questions sur la santé mentale du fou furieux qui avait failli faire s'effondrer trois bâtiments.
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Sam 25 Sep - 18:21

Alma regardait les cadavres de zombies s'écrouler sur le sol les uns après les autres sans rien comprendre, ni Stranger ni Jaina n'avaient eu le moindre de geste. A sa question, Max avait répondu sur le même ton rieur. Ils avaient été quelques secondes en décalage avec la situation dramatique qui secouait la ville. Mais ces revenants qui tombaient comme des mouches, c'était...étrange. Stranger avait repris son sérieux et sondait les alentours. Il désigna soudainement un toit non loin de là et déclara :

Max : - Ce doit être un des nôtres, sans quoi nous serions déjà morts...

Alma hocha la tête. Si ce tireur avait voulu les tuer, il l'aurait fait sans aucune difficulté. Au contraire, il offrait une bonne protection aux agents. Le regard émeraude de la jeune femme se rapporta sur une vague de zombies qui avançait lentement dans le quartier, plus rien ne semblant pouvoir les arrêter. Elle se figea. Ça ne sentait pas bon. Avant même qu'elle eut le temps d'esquisser un mouvement, Stranger s'était jeter dans un café, en était ressorti avec une bouteille de gaz et l'avait faite exploser. La déflagration fit trembler le sol et pulvérisa plusieurs revenants.

Max : - Et dire que je suis un éclaireur...

Alma : - Un éclaireur, c'est pas censé être discret, ce genre de choses ?

Alma éclata de rire avec son collègue devant la mine ahurie des flics qui hésitaient à quitter les lieux rapidement, puisque des fous furieux en plus des zombies s'amusaient à tout pulvériser.

Et après c'est moi qui suis tarée...

Le temps n'était pourtant pas à la plaisanterie. Les mutants étaient une menace bien réelle, et le tireur qui couvrait les trois agents ne devaient pas avoir un nombre infini de balle. Quelque chose d'autre attira l'attention d'Alma. Un mouvement de foule. Des hommes armés approchaient, mais ils n'appartenaient visiblement pas à la BSAA. Ils venaient du Consortium. Alma frissonna et murmura malgré elle.

Alma : - Faut que je dégage...

Si ils pouvaient profiter de cette intervention pour la récupérer, ils le feraient, Alma le savait. Cependant, elle ne pouvait pas abandonner ses collègues au milieu d'un quartier envahit par des zombies très moches et assoiffés de sang. Ce ne serait pas correct envers eux. Passant une main sur sa nuque, elle se mordilla la lèvre inférieure, stressée. L'Autre était excitée par la présence des ces hommes, elle demandait de voir leurs tripes étalées sur le sol. Visiblement abattre le Némésis ne lui avait pas suffit. Réduite en poussière un bâtiment non plus.

Les agents du Consortium progressaient rapidement et semblaient submergés par le nombre de zombies. Si cette opération avait été planifiée par les dirigeants de l'organisme, il semblait que tout partait un peu dans un délire difficilement maitrisable. Ils avaient été trop confiants. Résultat, le quartier allait avoir besoin de sérieuses réparations. Et il faudrait enlever les cadavres de civils à moitié dévorer vivants. Voilà qui leur couterait cher.

Alma tenait tant bien que mal en place, quelques vagues puissantes lui échappaient, promettant une prochaine perte totale de contrôle. Jouant nerveusement avec un de ses couteaux de lancer, elle regardait les agents approchés progressivement et les zombies reculer vers ceux de la BSAA. Son couteau vola avec une vitesse hallucinant dans la tête d'un zombie. Ce geste n'était pas contrôlé. Elle n'avait pas décidé de le faire. La jeune femme ne put retenir un juron. Et se tourna vers son capitaine, son regard vert était perplexe.

Alma : - Mon capitaine, avec votre autorisation, je vais me retirer. Le risque que je perde le contrôle de moi-même est grand. Je ne veux pas commettre une erreur qui poserait problème à la BSAA.

Plongeant ses mains dans ses poches, nerveuse, son regard fixait Jaina sans la voir. Elle était en plein débat intérieur et tentait de résonner son autre personnalité.

Fais pas ça.
Je fais encore ce que je veux gamine.
Oui mais là c'est vraiment pas une bonne idée.
M'en fous.
On va attirer l'attention du Consortium.
Déjà fait.
Tuer beaucoup de gens.
Déjà fait.
Détruire des bâtiments.
Déjà fait.
Et...
Déjà fait.


Elle soupira. Autant parler à un mur. Cette si belle journée risquait de très mal se terminer si Alma restait dans cette zone.
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Jaina D'Arcy
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 26 Sep - 0:08

HRP : Je suis vraiment désolée, j'ai été prise dans un gros rush...

La jeune femme souriait, sensible à l'humour de ses deux collègues. Qu'elle entre dans une nouvelle partie... Il n'y avait que Max qui pouvait savoir avec quelle nonchalance elle abordait ces missions incongrues. Elle avait 29 ans. Elle avait intégré la police nationale française à 21 ans. Elle avait donc 8 ans d'expérience. Evidemment, il n'est pas ici question d'expérience classique : elle ne serait vraisemblablement qu'une bleue encore, si c'était le cas. Non, huit ans à côtoyer physiquement les avatars cauchemardesques d'Umbrella. Mais vingt et un ans de préparation. Depuis la mort de ses parents, elle s'était forgée ce caractère. Elle avait accepté l'inoculation du virus-T. Elle en subissait les conséquences, mais l'espoir de retourner l'arme d'Umbrella contre eux était ce qu'il y avait de plus motivant pour la jeune femme. Quitte à y perdre la vie. Jaina était redoutable. Un tourbillon de folie meurtrière. Elle avait une confiance aveugle en Max, avec qui elle avait connu bien des mésaventures. La jeune française savait que son collègue pourrait échapper aux dommages collatéraux inhérents à ses débordements. Mais là, elle était en présence d'une autre télékinésiste. Et c'était sans compter les survivants qu'elle avait guidé jusqu'ici. Elle se dit que l'humour était superflu, dans cette situation. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, quand bien même son regard bichromatique n'exprimait que la froideur, quoique mêlée d'agacement.

Jaina : - Bien. J'aurais bien personnellement sillonné toute la ville pour faire payer à ces enfoirés le gâchis de cette journée, mais il faut protéger les civils.

Elle n'était pas forcément très douée pour cela. Se déplacer en groupe, organiser les gens, les rassurer et surtout les empêcher de partir n'importe où... La plupart de ses missions s'étaient réalisées en solo ou en duo. Et c'était beaucoup mieux. Elle considérait que c'était comme un baptême de feu, son cadeau de capitaine d'une unité beaucoup plus importante. Elle regarda, avec étonnement, Alma détruire le commissariat.

Bon Dieu, si la facture passe sur le budget de la BSAA, on est vraiment dans la merde.

Il y avait donc un tyran. Un Némésis, d'après leurs visuels. Jaina marqua ce point dans la tête. Elle avait beau s'être bien équipée, les munitions ne tombaient pas du ciel. Et à moins de tomber sur un stock militaire (ce qui serait une aberration), ils ne pourraient indéfiniment attendre des hypothétiques renforts. Il était important qu'ils parviennent à trouver un endroit sûr pour les civils. Alma venait de pulvériser le commissariat. Mais, d'expérience, il était bien difficile d'arrêter un tyran, aussi étonnant que cela puisse paraître après un enfouissement sous des tonnes de gravats.

Jaina : - Je n'ai pas vraiment besoin d'un rapport, sauf si on se trouve devant un nouveau type de tyran. Je voulais juste être certaine que nous avons vu la même chose. J'ai parfois la fâcheuse tendance à fantasmer des apparitions.

Alma : - C'est toujours comme ça, ici?

Jaina (esquissant un sourire) : - Ici ou ailleurs, dès qu'Umbrella est dans les parages, vous pouvez être sure qu'il y aura de l'action.

Elle se tourna vers eux.

Jaina : - Bon, avant d'aller prendre un café et se congratuler sur notre succès, il nous faut enrayer la propagation. Je propose qu'on...

Un sifflement la fit rentrer la tête dans les épaules. Elle n'avait pas prévu qu'un sniper commencerait à leur tirer dessus. Pendant une seconde, elle craignit que le service de sécurité d'Umbrella était là pour leur mettre des bâtons dans les roues. Mais, en se retournant, elle vit que la balle avait proprement traversé le crâne d'un contaminé. Elle esquissa un sourire, et s'en voulut de ne pas avoir pensé plus tôt à Roxane.

Jaina : - Eh bien je crois que nous sommes au complet.

Max partit détruire un bâtiment, avec décontraction. A en juger par l'odeur, il avait fait exploser une bouteille de gaz. La jeune capitaine ne put retenir un sourire. C'était la fameuse technique de l'explosion de bouteilles de gaz, qu'elle avait déjà eu l'occasion d'expérimenter dans un hôpital... C'était quand déjà? Il lui semblait que c'était une autre vie. Un agent blessé, elle croyait se souvenir du nom. Reixet. C'était pendant sa période S.T.A.R.S, quand elle était encore un peu idéaliste. Quoique le cynisme était déjà bien là et qu'on s'entêtait déjà à l'appeler l'Ouragan Russe. Certaines choses changeaient, d'autres restaient, immuables. Les souvenirs qu'elle avait avec son collègue britannique faisaient partie de ces choses.

Jaina enclencha son émetteur, et dit, dans le micro, en français.

Jaina : - Agent de Valois, j'ignore si vous êtes sur ce canal, mais je sais que vous êtes au-dessus de moi. Veuillez descendre, s'il vous plaît.

Elle en profita pour recharger ses armes, et regarder l'état de son fusil d'assaut. Il lui restait quelques chargeurs, ce qui était bon signe, mais forcément, il n'y en aurait pas assez pour tout le monde, surtout s'ils ne se dépêchaient pas. Elle regarda les autres survivants qui se joignaient à son premier groupe, des flics tremblants pour la plupart. Elle soupira intérieurement. S'ils parvenaient à ne pas se tirer dessus entre eux, ce serait déjà un miracle. Elle convoqua Max et Alma, en attendant que Roxane les rejoigne.

Jaina : - Bon, voilà le plan. Il faut escorter ces gens dans un endroit sûr. Il se trouve que la BSAA a investi à intervalles réguliers les abris antiatomiques construits pendant la Guerre Froide dans les sous-sols de Londres.

Elle dégaina son smartphone et projeta une carte de Londres. Elle agrandit l'image, et désigna plusieurs points à ses collègues.

Jaina : - Nous, on est dans ce secteur. On peut parvenir aux abris en utilisant le réseau du métro, ça nous empêchera de crapahuter dans les égouts, ce qui serait extrêmement dangereux. Il y en a un qui a été rénové ici. Ce n'est pas très loin, encore faut-il y parvenir sain et sauf. Dans ces abris, il y a de quoi tenir un siège pendant une semaine. Après, on peut changer d'endroit, mais sincèrement, je doute que la crise puisse durer assez longtemps pour que le stock de soupes lyophilisées s'épuise.

Jaina traça sur la carte le chemin à parcourir. Ce n'était pas trop difficile, mais cela impliquait d'emprunter des petites routes mal dégagées, parfaites pour des guet-apens, de contaminés ou d'agents du Consortium qui seraient venus se joindre à la fête. Ensuite, il fallait connaître le réseau du métro et parvenir à le neutraliser, se faire rouler dessus par le Tube, c'est moyen pour s'en sortir.

Jaina : - Deuxième point, il faut à tout prix enrayer la contamination. Le BSAA est prévenu, ils devraient parvenir à tracer un périmètre de sécurité. Nous avons pas mal de contaminés, mais ça s'élimine bien, d'autant plus que les autres agents seront lourdement armés et entraînés par mes soins. Là où ça se corse, c'est qu'on a un tyran qui rôde dans le secteur. Il ne faut omettre aucune possibilité. Autrement dit, outre bloquer les rues, il va falloir les aider à neutraliser le réseau souterrain. Il y a comme un système de portes coupe-feu qui permettent d'isoler les secteurs des autres. Ce sera du pur nettoyage.

Elle relève le nez. Alma souhaitait partir, pour échapper aux griffes des agents du Consortium, ce qui était compréhensible. Jaina jeta un coup d'oeil à Max.

Jaina : - Vous savez, mademoiselle, il se trouve que nous sommes tous plus ou moins des cobayes d'Umbrella... On aura tous droit au même régime, s'ils nous chopent. Le périmètre doit déjà être bouclé à l'heure qu'il est. Et... Vu le petit contingent d'agents hyper entraînés que nous sommes, je ne peux pas me permettre de vous laisser partir. Néanmoins je sais vos difficultés. Nous sommes 4, nous allons nous scinder en deux groupes pour parvenir à effectuer les deux tâches. Il me faut donc quelqu'un pour vous encadrer...
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Hippolyte Van Heidegger

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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 26 Sep - 0:10

La journée avait commencé d'une manière tout à fait traditionnelle. L'enseignant avait préparé un colloque sur la science-fiction et l'ontologie, deux domaines qui semblaient radicalement différents et qui pourtant présentaient un grand intérêt philosophique. Il adorait faire des mélanges incongrus, pour attirer le plus grand nombre. En agissant ainsi, il avait l'impression de participer à la vulgarisation savante de son art et d'intéresser un nouveau public, peut-être plus jeune. Il y avait passé quelques heures, penchés sur son bureau, à contacter des spécialistes de la discipline, à prendre des notes et à choisir un site. Puis, il avait roulé une cigarette, il avait tassé le tabac, et il s'était levé, abandonnant là ses notes. Il avait saisi une veste en cuir, l'avait passée sur ses épaules. Il s'était préparé, glissant dans un holster de ceinture un Desert Eagle et un Glock, passant sur ses mains des gants de cuir noir. Il était retourné dans son bureau et avait cette fois regardé la photographie punaisée sur le mur, la photographie d'une jeune femme apparemment sans histoire et vraisemblablement sans lien avec lui. Reyna Hauer. Il se demandait pourquoi il écrivait systématiquement le nom de ses proies, alors qu'elles n'étaient pour lui rien d'autre qu'une série de chiffres et de lettres tatouée quelque part sur leur peau, d'une encre bleue vulgaire. Sous la photographie, il y avait un dossier assez épais, où le quadragénaire avait compulsé toutes les notes médicales de Reyna Hauer, tout ce qui avait pu confirmer son statut malheureux de cobaye... Il avait saisi les clefs de sa moto, était sorti de l'appartement en verrouillant la porte derrière lui, avait dévalé les cinq étages et était parti, le regard sérieux.

L'appartement était médiocre. Ce détail avait toujours frappé l'allemand. C'était comme si les cobayes s'étaient résignés à vivre dans l'ombre, à une existence aussi médiocre que leur intérieur sombre. Il connaissait certes d'autres cobayes qui vivaient dans des endroits plus cossus, mais ce nouveau confort de vie était inhérent à leur situation professionnelle, et, d'après ce qu'il avait étudié, à leur niveau d'acceptation de leur condition de cobaye. Hippolyte patienta, assis sur le propre fauteuil de sa future victime. Alors qu'il attendait, jouant avec son arme, ses pensées, comme depuis quelques temps, se tournèrent vers la jeune Alma. Qui était-elle? Pourquoi n'avait-il pas pu tirer son arme, la pointer vers sa poitrine, et ouvrir le feu, comme cela était initialement prévu dans son plan? Non, ce n'était pas parce que leur rencontre avait été impromptue : Hippolyte n'était pas homme de mauvaise foi. Encore moins parce qu'elle avait un très joli minois. Il était en temps normal insensible à ce genre de charme. Non, quelle que soit sa façon de procéder, la jeune femme était parvenue à toucher l'allemand, dans son coeur hermétique. Il ne comprenait pas.

La porte s'était ouverte, il s'était levé. Il avait regardé la jeune femme. C'était toujours la même chose. Elle avait croisé son regard, elle s'était reculée, devant l'éclat métallique du canon de son arme. Il s'était approché. Et, sans qu'aucune parole ne traverse la barrière de leurs lèvres, elle avait compris qui il était. Elle s'était reculée, s'était jetée à ses pieds, étreignant ses genoux comme ces reines de Grèce oubliées, se lamentant, implorant sa grâce et sa pitié. Hippolyte avait été touché, mais il n'en avait rien laissé paraître.

Hippolyte : - Tu n'as rien à craindre. Ton existence de martyr va prendre fin aujourd'hui. Mais je te le promets, sur la Pierre Noire, je te promets que je vengerai ta mort, comme celle de tous les autres.

Ces mots qu'il avait répété des dizaines de fois, avec la même ferveur. Il tenait Reyna entre ses bras, le canon de son arme sous sa jugulaire. Elle pleurait. Il fermait les yeux. De mémoire, il récita le psaume 23, à mi-voix.

Hippolyte : - Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi...

Reyna, à son grand étonnement, termina le psaume avec lui.

Reyna : - Ta houlette et ton bâton me rassurent... [...] Et j'habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours.

Il tira. Proprement. Elle était morte sans avoir rien senti. Il avait développé son art, il le maîtrisait. Il laissa retomber le corps sans vie, glissa son arme dans la main de la jeune femme, referma les yeux, traça un rapide signe de croix, presque absurde, sur la peau de son front. Puis, il se leva et partit. Pour la première fois, il ressentit quelque chose, de l'émotion, une vague de tristesse, d'ordinaire, c'était du soulagement et la conscience d'avoir accompli une bonne action dans le meurtre. Une délivrance. Mais nous sommes tous maudits.

Il s'était alors rendu dans un bar, d'une manière tout à fait aléatoire. Là où sa moto l'avait mené en fait. Il s'était installé à une table qui donnait sur la rue, il avait commandé un Bailey's et commença à rouler une cigarette. Il se perdit dans ses considérations, dans un retour au passé... Il se souvenait du visage d'Elizabeth, ses yeux cerclés de rouge, ce corps tellement mince qu'on aurait pu penser qu'un simple souffle du vent aurait suffi à la briser... De sa voix. De cet espèce d'amour qu'il lui avait porté... Son enlèvement...

Les yeux du prof se perdait dans la rue. Il regardait les passants, les visages anonymes. Quelque chose clochait. Il y avait dans l'air comme un miasme. Un relent de putréfaction qui semblait venir des entrailles de la terre. Hippolyte pensait qu'il délirait, qu'il était entré dans une transe poétique. Non, quelque chose était dans ses entrailles. Un mauvais pressentiment. Il eut la confirmation de toute cela lorsque les gens commencèrent à paniquer, à pousser les hauts cris. Personne ne comprenait, mais quelque chose d'horrible se passait. Instinctivement, les clients du bar se ruèrent vers la sortie, abandonnant ici même les objets les plus précieux. Hippolyte resta seul, l'IHT plié sous son bras, stoïque.

Okay, il y avait donc irruption de contaminés. Il fallait se sortir de là le plus vite possible. Il sortit dans la rue désertée. Quelques contaminés erraient sans but, grognant. Il dégaina son glock, fit le ménage. Il alluma la cigarette. Il prit machinalement la route. A une intersection, il entendit des bruits effroyables, comme si la ville était en train de s'écrouler. Au lieu de fuir, comme tout un chacun aurait fait, il se mit à courir dans la direction. Peut-être était-ce les flics, peut-être avaient-ils des armes? En tout cas, s'il voulait s'en sortir, il était plus judicieux de se joindre à des gens. Son Glock n'allait pas durer éternellement.

Il emprunta l'escalier de secours d'un immeuble voisin, le gravit rapidement, puis s'installa en hauteur pour observer la situation. Il grimaça en regardant deux foyers d'incendie ravager des bâtiments voisins. Jusqu'à ce qu'il vit un bâtiment littéralement s'effondrer. C'était le commissariat. Il aperçut des silhouettes sur le sol. Une vague d'énergie le secoua. Quelque chose que seulement certains élus pouvaient ressentir. Ses poils se hérissèrent. Alma?

Le coeur battant, il se dépêcha de revenir au sol, et se précipita vers le commissariat, de la foulée la plus rapide que lui permettaient ses poumons de fumeur, son arme à la main. Il repéra un groupe de survivants. Il se dirigea vers eux, quand le sol s'effondra devant lui, laissant un grand trou béant. Il patina pour ne pas tomber, se rattrapa. Une odeur nauséabonde agressa ses narines. Sous ses yeux ébahis, une créature monstrueuse émergea, vêtue d'une lourde armure de cuir déchirée, ses tentacules fouettant l'air.

Hippolyte : - Jésus Marie Joseph !

Il se hissa à la force de ses bras au niveau du sol, et se mit à courir. La créature poussa un rugissement vibrant. Un tentacule faucha l'allemand, qui effectua un vol plané jusqu'au groupe de survivants, lui coupant le souffle à l'impact. La créature les regarda, et poussa un nouveau hurlement, furieux. Puis, elle fit demi-tour et partit.

Péniblement, le quadragénaire releva la tête, sa main toujours serrée autour de la crosse de son arme, le visage plein de poussière et un peu ensanglanté. Il articula péniblement :

Hippolyte : - Je suis venu en paix...

Il se releva comme il put, lissant les pans de son costume.

Hippolyte : - Je peux vous être utile, je sais tirer.

Il regarda l'assemblée. Une femme au regard vairon, qu'il identifia immédiatement comme le cobaye 48A704, la dernière survivante de son projet, à sa connaissance. Un homme, au pragmatisme tout britannique. Et Alma. Hippolyte resta inexpressif, mais hocha légèrement la tête.
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Roxane Loran de Valois
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 26 Sep - 20:55

Maximilien Stranger venait de faire exploser une bouteille de gaz. Roxane ne put retenir un bref éclat de rire, elle aimait les personnes qui tentaient l'impossible. Son oreillette grésilla et la voix de son capitaine lui parvint avec un léger décalage entre le mouvement de ses lèvres et les paroles qui parvenaient au sniper.

Jaina : - Agent de Valois, j'ignore si vous êtes sur ce canal, mais je sais que vous êtes au-dessus de moi. Veuillez descendre, s'il vous plaît.

Roxane redressa le canon de son fusil de précision, le passa en bandoulière et regarda autour d'elle. L'escalier de secours par lequel elle était monté s'était effondré suite à l'explosion provoquée par Stranger. Il fallait bien qu'elle descende pourtant. La maison juste à côté du bâtiment était plus basse. La solution était toute trouvée. Roxane sauta d'abord sur le toit avant de se laisser tomber dans le vide et de se réceptionner avec une souplesse étonnante. Moins de dix secondes après son appel, Jaina avait son sous-lieutenant derrière elle, le visage grave, le costume bien ajusté, le bandeau sur l'œil, son regard d'acier exprimant une froideur sans faille. Elle semblait sortie de nul part, ayant approchée le petit groupe sans se faire remarquer. Roxane s'inclina légèrement pour saluer ses collègues avant de se tourner vers son capitaine, écoutant ses instructions avec attention.

Jaina : - Nous, on est dans ce secteur. On peut parvenir aux abris en utilisant le réseau du métro, ça nous empêchera de crapahuter dans les égouts, ce qui serait extrêmement dangereux. Il y en a un qui a été rénové ici. Ce n'est pas très loin, encore faut-il y parvenir sain et sauf. Dans ces abris, il y a de quoi tenir un siège pendant une semaine. Après, on peut changer d'endroit, mais sincèrement, je doute que la crise puisse durer assez longtemps pour que le stock de soupes lyophilisées s'épuise.

Roxane hocha la tête, enregistrant les indications du capitaine.

Jaina : - Deuxième point, il faut à tout prix enrayer la contamination. Le BSAA est prévenu, ils devraient parvenir à tracer un périmètre de sécurité. Nous avons pas mal de contaminés, mais ça s'élimine bien, d'autant plus que les autres agents seront lourdement armés et entraînés par mes soins. Là où ça se corse, c'est qu'on a un tyran qui rôde dans le secteur. Il ne faut omettre aucune possibilité. Autrement dit, outre bloquer les rues, il va falloir les aider à neutraliser le réseau souterrain. Il y a comme un système de portes coupe-feu qui permettent d'isoler les secteurs des autres. Ce sera du pur nettoyage.

Et la télékinésiste manifesta son désir de partir. Elle semblait un peu paniquée, sans doute était-ce dû à la présence du Consortium. Si ils la récupéraient, elle allait souffrir. Tant de gens qui fuient la souffrance. Pour Roxane cette lâcheté était inacceptable. Elle allait lui jeter une réplique cinglante à la figure mais D'Arcy s'en chargea pour elle.

Jaina : - Vous savez, mademoiselle, il se trouve que nous sommes tous plus ou moins des cobayes d'Umbrella... On aura tous droit au même régime, s'ils nous chopent. Le périmètre doit déjà être bouclé à l'heure qu'il est. Et... Vu le petit contingent d'agents hyper entraînés que nous sommes, je ne peux pas me permettre de vous laisser partir. Néanmoins je sais vos difficultés. Nous sommes 4, nous allons nous scinder en deux groupes pour parvenir à effectuer les deux tâches. Il me faut donc quelqu'un pour vous encadrer...

Roxane plissa imperceptiblement les yeux. Si elle se ramassait cette gamine dans les pattes, elle finirait par la gifler. Ce n'était vraiment pas une bonne idée de la lui refiler. Mais si tels étaient les ordres, elle s'y plierait sans broncher. Un homme vint s'écraser dans le groupe de survivants après avoir reçu le tentacule d'un zombie dans la figure. Un bien beau vol plané. Réflexe immédiat, Roxane le mit en joue. Son regard d'acier se planta dans le sien. Il articula tant bien que mal :

Hippolyte : - Je suis venu en paix...

Roxane : - Dans le cas contraire je me ferais un plaisir de vous envoyer dans l'autre monde.

Elle releva légèrement le canon de son arme, sa voix grave était menaçante. Il était tombé bien près du capitaine, si il avait voulu tenter quelque acte inconsidéré, il l'aurait sans doute déjà fait. Mais il ne fallait jamais sous estimer un homme qui faisait de l'abattage de cobayes.

Hippolyte : - Je peux vous être utile, je sais tirer.

Roxane : - Cela reste à prouver monsieur.

Elle ne le quittait pas des yeux, le canon de son beretta restait pointé sur lui. Au moindre faux mouvement, elle le tuerait. Sans hésiter une demi-seconde. Cela se voyait dans son expression. Son visage était parfaitement impassible, mais c'était un prédateur, tout son être le montrait. Sa froideur était épouvantable. Elle décala légèrement son arme et ce fut sans le moindre éclat dans le regard qu'elle tua un zombie qui se jetait sur un des réfugiés.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Sam 2 Oct - 22:04

Après l'explosion de la bouteille de gaz, les évènements s'enchaînèrent très vite, laissant Max sur le côté de la route. Il ne revint à la réalité que lorsqu'une silhouette les rejoint, qu'il identifia comme étant la polaire Roxane Loran de Valois. Elle se plaça sur le côté de leur petit groupe pendant que Jaina commençait un rapide briefing. Ici, pas besoin de tableaux complexes et de salles remplies d'agents studieux. Ils étaient tous des agents qualifiés, pas nécessairement très entraînés, mais tous très compétents dans leurs domaines respectifs. Jaina, la capitaine toujours calme et imposant son autorité sans blesser la fierté de quiconque, Alma, télékinésiste particulièrement douée, Roxane, qui pouvait visiblement jouer les spectres et trouver un bon angle de tir n'importe où, et lui-même, Max Stranger, éclaireur avec un CV à faire baver d'envie tous les rambos du monde.

Pas le temps de gonfler ton ego, vieux, il faut agir!

En effet, les troupes du Consortium arrivaient, et Max les observait d'un sale oeil, prêt à tirer ses dernières cartouches pour permettre à Alma et Jaina, qui devaient leur être précieuses, à s'enfuir. Il ne vit pas Jaina exhiber une petite carte du coin et indiquer différents points. Max les connaissait déjà, ayant tracé des mois auparavant une carte des abris souterrains creusés durant la Guerre froide. Il y avait effectivement un point proche de leur position.

Jaina : - Nous, on est dans ce secteur. On peut parvenir aux abris en utilisant le réseau du métro, ça nous empêchera de crapahuter dans les égouts, ce qui serait extrêmement dangereux. Il y en a un qui a été rénové ici. Ce n'est pas très loin, encore faut-il y parvenir sain et sauf. Dans ces abris, il y a de quoi tenir un siège pendant une semaine. Après, on peut changer d'endroit, mais sincèrement, je doute que la crise puisse durer assez longtemps pour que le stock de soupes lyophilisées s'épuise.

Eurk! Elle veut vraiment nous faire avaler ces horreurs?
Ferme-là, ce n'est pas le moment de demander des aiguillettes de canard rôties au foie gras!

Un grognement sonore monta de son estomac, pas assez sonore, espérait-il, pour attirer l'attention de ses collègues. Au cas où, il observa autour de lui.Max : - Il doit encore y avoir des contaminés dans le coin.

Jaina : - Deuxième point, il faut à tout prix enrayer la contamination. Le BSAA est prévenu, ils devraient parvenir à tracer un périmètre de sécurité. Nous avons pas mal de contaminés, mais ça s'élimine bien, d'autant plus que les autres agents seront lourdement armés et entraînés par mes soins. Là où ça se corse, c'est qu'on a un tyran qui rôde dans le secteur. Il ne faut omettre aucune possibilité. Autrement dit, outre bloquer les rues, il va falloir les aider à neutraliser le réseau souterrain. Il y a comme un système de portes coupe-feu qui permettent d'isoler les secteurs des autres. Ce sera du pur nettoyage.

Alma demanda l'autorisation de partir. Sans doute n'appréciait-elle guère la présence du Consortium, et Max pouvait le comprendre. Qui pouvait dire ce que la jeune fille avait pu subir dans les griffes de Umbrella, sans avoir à affronter son avatar... Il allait tenter un geste pour la rassurer quand Jaina lui coupa l'herbe sous le pied.

Jaina : - Vous savez, mademoiselle, il se trouve que nous sommes tous plus ou moins des cobayes d'Umbrella... On aura tous droit au même régime, s'ils nous chopent. Le périmètre doit déjà être bouclé à l'heure qu'il est. Et... Vu le petit contingent d'agents hyper entraînés que nous sommes, je ne peux pas me permettre de vous laisser partir. Néanmoins je sais vos difficultés. Nous sommes 4, nous allons nous scinder en deux groupes pour parvenir à effectuer les deux tâches. Il me faut donc quelqu'un pour vous encadrer...

Max : - Je m'en occupe, capitaine. Alma et moi avons déjà essuyé quelques coups ensemble, et nous devrions pouvoir sans peine travailler en binôme.

La dernière phrase lui avait échappé, mais il n'avait pas pu s'empêcher de persifler un peu sur le caractère particulièrement dédaigneux de Roxane. Il le sentait, la jeune femme méprisait Alma autant qu'il était humainement possible, et il ne voulait pas voir l'une ou l'autre tenter de se débarasser de sa collègue. Il rouvrit la bouche pour parler quand un homme atterrit à leurs pieds, propulsé par un coup de contaminé. Max reconnut avec effroi un Némésis, qui disparut derrière un coin.

S'il y a une autre de ses saletés, ça ne va pas être une partie de plaisir...

L'homme, un quadragénaire bien mis, malgré son état lamentable, avait un semi-automatique dans la main. Max, prudent, dégaina son revolver, plus pratique à courte portée, et se pencha pour aider le survivant à se relever, avant de noter que la tireuse d'élite menaçait l'homme de son arme.

? : - Je suis venu en paix...

Roxane : - Dans le cas contraire je me ferais un plaisir de vous envoyer dans l'autre monde.

Max : - Agent de Valois, dois-je vous rappeler que nous sommes chargés de protéger les civils, non de les menacer?

Il affronta le regard de glace de sa collègue, la défiant de répondre, et prêt à lui servir une répartie telle qu'elle en aurait le bec cloué pendant un mois. Décidément, ils allaient avoir beaucoup de mal à travailler ensemble!

? : - Je peux vous être utile, je sais tirer.

Roxane : - Cela reste à prouver monsieur.

Max : - Vous êtes blessé?

Stranger inspecta l'homme. Ses blessures semblaient superficielles, mais le dernier coup l'avait visiblement sonné. Après tout, il avait croisé la route d'une des pires créations de la Corporation, et avait survécu, ce qui n'était pas à la portée de n'importe qui! Assez grand, propre sur lui, v^^etu de façon convenable... Max avait du mal à croire qu'il pouvait s'agir d'un banquier ou d'un businessman, pas assez prétentieux. Peut-être un collègue du MI5? Cela était possible, Max avait quitté le Service depuis un bon moment déjà...

Max : - Je n'ai qu'une question à vous poser: combien de munitions vous reste-t-il?
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Alair Wakeman
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Lun 4 Oct - 0:30

Je sais que l'histoire est très avancée, mais puis-je me rajouter à votre nombre?
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Jaina D'Arcy
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Jeu 7 Oct - 17:40

(bien sûr, Alair, de mon côté, je réponds dès que j'ai cinq minutes à moi... Pas avant un certain temps, au moins trois jours ><)
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Jaina D'Arcy
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Lun 11 Oct - 1:36

Jaina n'eut pas besoin de regarder, elle n'eut qu'à sentir, à anticiper les mouvements de son lieutenant. Elle esquissa un sourire pour elle-même. Aussi silencieuse fut-elle, Jaina la sentit immédiatement dans son dos. De toute évidence, elle n'avait jamais douté de sa présence. Qui donc pouvait tirer avec cette précision, se jouant presque des distances qui avaient pu exister entre les créatures et les membres du petit groupe, qui pouvait faire preuve de ce sang-froid? Elle ne voyait personne, à part Roxane. Non qu'elle craignait quoi que ce soit, c'est pourquoi elle ne ressentit pas vraiment du soulagement à sa vue, mais juste du contentement. Le groupe de civils qu'elle avait ramené était relativement conséquent. Plus il y aurait d'agents compétents, et Roxane était compétente, plus il serait aisé de contenir l'infection. Jaina ne se faisait néanmoins pas d'illusions. Une fois qu'ils auraient fait le sale boulot, l'affaire serait étouffée par le gouvernement, tout le monde croirait à une émeute, et le silence des gens sera acheté au prix de l'or...

Jaina : - Bonjour, lieutenant.

Elle lui adressa un léger sourire, et se lança dans ses explications. Tandis qu'elle parlait, elle étudiait le visage des agents en présence. Elle sentait, aisément, l'agacement de Roxane, quand la jeune Alma exprima son envie de partir. De nouveau, elle ne put s'empêcher de sourire pour elle-même. Deux écoles bien différentes, l'optimisme incarné et la froideur rigoureuse de la française. Pourtant, toutes deux avaient le même badge. La même cause à défendre, donc. Elles allaient être dans l'obligation de cohabiter ensemble. Jaina estimait que ce ne serait vraisemblablement pas un problème pour Alma, ça en serait un pour Roxane. Jaina était peut-être un peu paternaliste. Mais elle détestait les dissensions qui pouvaient exister au sein de son équipe. Elle ne voulait pas perdre son temps à jouer la police. Elle décida qu'elle ne se mêlerait pas à leurs affaires, même si cela impliquait un effort surhumain de la part de la jeune femme, qui intervenait souvent pour tenter de régler n'importe quel problème, y compris ceux qu'elle ne pouvait pas résoudre. Ces deux agents étaient adultes et raisonnables. Cela ne pâtirait pas dans leur travail.

Malgré tout, la jeune femme prit ses considérations en compte. Il lui faudrait composer deux groupes pour remplir les deux objectifs qu'elle avait exposés plus tôt. Max et elle avaient vécu des aventures extraordinaire, leur complicité et leur redoutable efficacité en duo n'étaient plus à démontrer. Cependant, elle ne pouvait vraisemblablement pas laisser Roxane avec Alma, cela risquerait de mal tourner. Si elles protégeaient les civils, cela pourrait semer la panique dans les rangs, si elles contenaient l'infection, Jaina pourrait perdre du même coup deux de ses agents les plus prometteurs. Ce qui était hors de question. Il lui faudrait donc soit accompagner Alma, soit accompagner Roxane.

Max : - Je m'en occupe, capitaine. Alma et moi avons déjà essuyé quelques coups ensemble, et nous devrions pouvoir sans peine travailler en binôme.

Parfait, son vieux compagnon avait spontanément proposé la solution. Elle hocha la tête.

Jaina : - Vous irez donc tous les deux.

Mais à peine un problème était résolu qu'un nouveau se posait : qui irait avec les civils, qui fermerait le périmètre? C'était bien difficile, les munitions allaient manquer... Elle allait reprendre la paroles, quand un nouvel élément se présenta tout aussi spontanément pour apporter une nouvelle solution : un homme qui lui était de premier abord inconnu, s'écrasa à ses pieds. Roxane réagit immédiatement. Jaina la sentait presque prête à sauter à la gorge de ce bel inconnu, élégant, cheveux poivre et sel, presque une tâche au milieu des gens hébétés.

Max posa une question plus que judicieuse sur les munitions. L'arme de Jaina était presque vide, elle avait encore un ou deux chargeurs rapides dans sa ceinture, sans compter son couteau, ce qui était bien mince. Evidemment, elle n'avait pas d'artillerie lourde. Il y avait bien quelques flics qui semblaient totalement dépassés, et qui étaient armés. Jaina examina l'homme. Il prétendait savoir tirer. Il avait survécu à la vague de créatures, au tyran, avec un calibre basique, c'était qu'il était donc un peu plus dégourdi que la moyenne. Jaina décida de lui faire confiance. Après tout, elle n'avait pas vraiment le choix. Mais ce nouvel élément lui permettait de résoudre le problème des destinations de chacun. Statistiquement, Max, Alma et l'inconnu en costume possédaient le plus de munitions. Alma était télékinésiste (et non pas kinésithérapeute comme j'allais l'écrire, il est un peu tard n'est-ce pas?) et Max avait des ressources que bien peu de gens connaissaient. Ils pourraient donc faire face en cas d'attaque du tyran.

Jaina : - Bien, vous, Alma, et Max, vous accompagnerez les civils et les ferez sortir de là par le réseau souterrain. Nous allons agir de concert pour plus d'efficacité. Quand vous passerez à ces points, vous fermerez les portes derrière-vous.

Elle désigna trois points sur la carte.

Jaina : - Roxane et moi allons nous occuper de coordonner les actions des autres agents, ce qui sera plus facile avec mon grade. Le périmètre devrait être vite bouclé. Et je m'occupe personnellement de l'extermination du tyran.

Elle se redressa.

Jaina : - Si personne n'a de question, je vous souhaite bonne chance. Max, reste avec ta radio, et contacte-moi quoiqu'il puisse se passer. On se donne rendez-vous dehors pour une bouffe collective.

Elle se voulait rassurante, malgré cette situation surréaliste pour un mortel de base. Elle était déjà bien au-delà de ce stade...

Jaina : - A tout à l'heure.
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Hippolyte Van Heidegger

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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Mar 12 Oct - 12:30

Le choc lui avait coupé le souffle. Un vague craquement dans sa cage thoracique. Rien de bien grave, le quadragénaire avait l'habitude de se prendre des coups. Et il y avait fort à parier que ce problème ne serait plus qu'une vague douleur évanescente d'ici quelques minutes. Ah, les miracles d'Umbrella. Enfin, les miracles... Si bien des cobayes qui avaient conscience de leur différence, et qui étaient bien souvent des sbires de l'ex-multinationale à parapluie, se vantaient de ces miracles, les plus lucides parlaient de malédiction. Il avait été maudit. C'était la raison pour laquelle il était désormais investi de sa mission quasi-mystique de confesser les maudits et les libérer de leurs chaînes.

Hippolyte avait été pour le moins accueilli froidement, par une sorte d'ombre qui s'était glissé derrière eux sans un bruit, aussi mortelle qu'un jet de venin, aussi insidieuse, également. Ses yeux se plissèrent légèrement. Qui était cette femme? Un oeil argenté. Un oeil unique. Un sniper. Le déclic immédiat. L'allemand avait fait des recherches récemment sur les activités suspectes d'une des entreprises pharmaceutiques qui avaient fait leur sortie à la chute d'Umbrella. Le jeune homme supposait qu'il s'agissait de nouveau d'une société écran. Il y avait un nouveau dossier qu'il avait piraté au prix d'efforts intenses, de plusieurs nuits blanches et de litres de cafés ingurgités entre deux cigarettes. Roxane de Valois. Un nouveau cobaye. Il ricana intérieurement. Elle ignorait encore ce qu'elle était. Lui pouvait le deviner. Il était mieux armé qu'elle. Il détenait un certain savoir.

C'est pourquoi il ne rebondit pas à ses réflexions acerbes. Il savait ce qu'il valait et offrait ses services à ceux qui en avaient besoin, à prendre ou à laisser. L'union faisait la force, comme disait la sagesse des nations. Mais lui pouvait s'en sortir plus facilement. Seul. Il avait des munitions, un instinct de survie exacerbé. Et surtout, les contaminés semblaient plus l'ignorer que les autres. Peut-être parce qu'il était lui aussi porteur du virus. Il n'en avait aucune idée. Il lui suffisait d'être discret pour marcher parmi les créatures, silencieux et grave comme un romantique blasé.

L'autre homme, aux accents britanniques, calme et posé, essaya de calmer le jeu avec sa fougueuse collègue. Hippolyte esquissa un sourire intérieurement. Bonne chance, l'ami, tu vas en avoir besoin. Si ces deux-là étaient partenaires, il n'imaginait pas les étincelles que cela produirait.

Evidemment, il se devait de se présenter. Il tenta de capter le regard d'Alma. Peut-être que la jeune femme ne se souvenait pas de lui, ce qui n'était pas son cas...

Max : - Vous êtes blessé?

Hippolyte leva son regard vers l'inconnu, et, comme s'il revenait d'un autre monde, il s'inspecta rapidement lui-même, se tâtant, examinant le sang qui coulait de sa bouche.

Hippolyte : - Non, ça va, ce ne sont que quelques égratignures, j'ai déjà vu pire. Cela étant, votre collègue n'y va pas de main morte.

Il essayait de détendre un peu l'atmosphère. Mais il avait bien conscience de détonner parmi eux. Il était là, comme sorti d'un film, en costume croisé, le regard sombre, juste cette tâche de sang entre ses lèvres sur son teint pâle, et s'il avait une arme entre les mains, on avait l'impression que c'était... Etonnant. Pourtant, même s'il Hippolyte était un maître dans le combat au corps à corps, dans l'assassinat pur et simple, il savait manier une arme à feu aussi bien qu'un soldat entraîné, avec parfois même certaines subtilités de style .

Max : - Je n'ai qu'une question à vous poser: combien de munitions vous reste-t-il?

Hippolyte : - Euh... J'ai deux armes, peut-être deux ou trois chargeurs pour chacune. Pas plus.

Il se racla la gorge. Okay, ce n'était peut-être pas énorme. Mais au moins, savamment utilisé, il y avait possibilité de bien s'en sortir.

Hippolyte : - Oh. Excusez-moi, je suis Hippolyte Van Heidegger, enseignant de son état. J'ai... Appris à chasser dans la Forêt Noire.

Il écouta les instructions de 48A704 alias D'Arcy. Bon, il ferait équipe avec Alma et Max, et il protégerait des civils, ce qui, au final, ne dérogeait pas à sa mission habituelle. Il était satisfait, au fond de lui. Il se disait qu'il pourrait approcher de nouveau la jeune femme, peut-être échanger quelques mots avec elle. C'est vrai que leur première rencontre n'avait peut-être pas été placée sous les meilleures auspices, mais quand bien même. Il avait... Réellement envie de lui reparler. Ne serait-ce que pour s'assurer qu'elle ne l'avait pas oublié.

... Bon Dieu, il devenait sentimental.

Hippolyte : - Ca me va.

Il consulta les autres du regard, se reprochant son audace. Après tout, c'étaient eux, le noyau dur. Lui n'était qu'un élément rapporté, la vinaigrette dans la salade, le cornichon sur un plat de charcuterie, les gonds sur une porte, les boutons sur une chemise. Bref, je m'arrête là. [Les blocus, ça me réussit pas xD]
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Mar 12 Oct - 23:02

Alma ne comprit pas immédiatement tout ce qui se passait. Les évènements s'enchainaient, défilaient devant ses yeux sans qu'elle puisse les voir. Un voile d'ombre était tombé devant ses yeux. Elle entendait la voix de l'Autre qui résonnait dans sa tête. La jeune femme percevait l'animosité du sniper qui était sortie de nul part. Elle écoutait les indications de son capitaine sans chercher à les analyser plus que cela. Et puis Hippolyte vint embrasser le sol avec une certaine violence. Le voile se déchira un instant. Roxane menaça le nouvel arrivant, Max tenta de la calmer. Jaina faisait des équipes. Max se proposa pour aller avec elle. Elle lui sourit. Hippolyte proposa de les accompagner. Il connaissait sa double personnalité, il avait vu ce dont elle était capable. Max aussi. Au moins ne risquaient ils pas de se laisser surprendre. Alma approcha de l'allemand, souriante.

Alma : - Je suis ravie de vous revoir monsieur van Heidegger, bien que les circonstances ne soient pas des meilleures.

Elle tentait d'être le plus détendue possible. Se tournant ensuite vers Max, elle ajouta en grimaçant :

Alma : - Vous savez...ce n'est pas tant les agents du Consortium qui me dérangent. C'est ça.

Elle désigna sa tête.

Alma : - Je vais faire ce que je peux pour la brider. Normalement ça devrait bien se passer. Cela dit...en cas de problème...

Elle secoua la tête et se tourna vers les rescapés qui les regardaient, immobiles, inquiets. Alma avança vers eux, les rassura.

Alma : - Ne vous inquiétez pas. A partir de maintenant la situation est sous notre contrôle. Vous ne risquez rien. Évitez simplement de vous écarter du groupe. Pas un de ces zombies ne vous approchera, faites moi confiance.

Un clin d'œil complice. Et voilà, c'était dans la poche. La jeune femme inspirait naturellement confiance par la douceur qu'elle dégageait. La situation restait, certes, dramatique, mais elle ne voulait pas les inquiéter plus que nécessaire. Ce qui la tracassait était d'une nature bien différente, comment ces personnes affolées réagiraient-elles une fois que l'Autre serait là ? Elle, elle inspirait plus la terreur que la confiance.

Une migraine puissante commençait à se généraliser, envahissant ses pensées, brouillant un instant le paysage. La voix reprit son petit discours, vicieuse, mauvaise.

Laisse moi faire. Tu n'es pas de taille pour ça.
Tu es déjà sortie aujourd'hui.
Je suis pas un chien qu'on promène gamine ! Je sors quand je veux !
Justement non. On est deux dans ce corps.
Pas tout à fait.
Comment ça ?
Laisse moi faire maintenant !
NON !


Portant une main sur sa tempe, elle vacilla en grommelant quelques injures. Une jeune femme approcha, inquiète :

? : - Tout va bien, mademoiselle ?
Alma : - Oui oui, c'est juste une de de ces sales bestioles qui ma tapoter la tête.
? : - Ils tapent fort ?
Alma : - Pas tant que ça. Et puis j'ai la tête dure vous savez !

Un léger rire soulagé. Le regard émeraude se planta tour à tour dans celui de Max puis d'Hippolyte. L'Autre venait. C'était à présent une certitude. Elle combattait contre.

Alma : - Faut qu'on bouge. Ça devient trop dangereux.

Le petit groupe se resserra autour des trois agents. Alma redressa la tête. Il y avait du mouvement sur les toits. Ce n'était pas la froide Roxane cette fois. Alors que tout son être tentait d'empêcher son autre personnalité de prendre le contrôle, le danger se mettait en place au-dessus de leurs têtes. Quelques personnes suivirent son regard. Lorsqu'ils virent les zombies sauter du toit sur eux, ils hurlèrent, pétrifier par la peur.

Il y eu comme une détonation, une vague de puissance et les contaminés restèrent en suspension dans les airs. Un regard aussi noir que la suie les fixait.

Alma : - C'est pas bien de nous sauter dessus comme ça.

Un filet de sang coulait du coin de ses lèvres. A trop résister Alma avait endommager son organisme. Mais pour le moment, ce n'est pas important. Ainsi cinq zombies allèrent s'écraser contre le mur de l'immeuble juste en face, réduits à l'état de la bouillie la plus répugnante qui soit. L'Autre se tourna vers le groupe, sa voix grave semblait couvrir le brouhaha ambiant.

Alma : - On va bouger les jeunes. Je ferme la marche, si il y a des pièces lourdes, c'est pour moi. Et si un gros problème arrive devant je le verrais bien. Assurez le reste les mecs. Ça vous va comment plan ? Et vous mesdames, messieurs, si il y en a un qui sort du rang je l'écrabouille contre un mur comme les zombies, là. Compris ?

Pour ce qui était des rescapés, les indications avaient été bien comprises. La jeune femme se baissa, ramassa un couteau qui trainait là et tout en le faisant tournoyer entre ses doigts, elle se mit en place, veillant à ces que leurs protégés restent grouper. Elle adressa un sourire carnassier aux deux hommes, sans manifester cependant la moindre agressivité. La mission était bien claire dans sa tête. Elle avait été dressée pour mener à bien les missions qui lui étaient confiées. Et ce sans tuer ses collègues. Son regard noir suivait les mouvements des agents du Consortium. Elle ne jurait visiblement pas de garder son calme si ils se rapprochaient de trop.

Son regard tomba sur des armes que des cadavres tenaient encore serrées contre eux. Elles volèrent tranquillement vers Alma qui examina les chargeurs. Elle désigna un jeune homme de bonne carrure qui semblait avoir mieux encaisser le choc que les autres et lui remit les armes.

Alma : - Vous là, vous allez participer. Portez ça. Mais ne tirer pas hein ! Si jamais un de ces messieurs là-devant est à sec, je compte sur vous. Eux aussi d'ailleurs. N'est-ce pas chers collègues ?

Nouveau sourire mauvais. Elle jouait avec eux, cela se voyait. Elle adorait cela. Laisser un doute. Un doute persistant. L'Autre pouvait retourner sa veste à tout moment et elle en profitait de cette crainte pour tester l'agent de la BSAA et l'allemand. Elle connaissait déjà leur réaction face à son agressivité. Mais face au doute ?

T'es vraiment une...
Du calme avec les insultes.
Tu pouvait pas me laisser faire ?
Non. Code mission escorte activé. Objectif : protéger les civils. Et m'amuser.
Tu t'es pas assez amusée ?
Non.


Une main dans la poche, dégageant son aura sombre et inquiétante, faisant preuve d'une nonchalance un peu provocatrice. Dans l'autre main, le couteau était tourné vers le bas. Mais Max avait pu constater son adresse au lancer de couteau. Tout son être installait le doute dans les esprits. Ce fut avec une voix doucereuse qu'elle demanda :

Alma : - On y va ?
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Roxane Loran de Valois
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 17 Oct - 18:42

Roxane retint un soupir de soulagement lorsque Max se dévoua pour aller en duo avec la gamine. Le nouvel arrivant devait les accompagner. Elle avait préféré ne pas répondre à Stranger, son sang froid l'en empêchait. Ainsi le sniper allait faire équipe avec son capitaine. Cela la satisfaisait. Elle vérifia sa réserve de balles et suivit Jaina sans plus s'occuper des autres agents. Roxane arrangea le nœud de sa cravate, lissa les plis de son manteau et passa son fusil de précision en bandoulière. Beretta à la main, son regard balayant chaque recoin, pas un geste ne lui échappait.

Roxane : - J'espère que vous me pardonnerez de ne pas être venue vous saluer tout de suite mon capitaine.

Sa voix était toujours très calme et posée, l'agent de Valois était inébranlable. Ce n'était certainement pas des zombies très moches, certes, qui allaient la perturber. Elle coupait avec le paysage ambiant par sa tenue impeccable et son regard glacial. Les quelques personnes encore totalement paniquées qui courraient se réfugier faisaient un soigneux détour en croisant l'œil d'acier du sniper. Roxane ne supportait pas le désordre. Et le quartier était l'image même de la Bérézina. Une débâcle totale.

D'un geste sec elle vérifia l'état de son chargeur. Il fallait économiser, c'était là le mot d'ordre. Et pour cela, Roxane avait une petite idée. Observant les bâtiments avec plus d'attention, elle esquissa un sourire.

Roxane : - Vous préférez que je vous couvre depuis les toits ou que je vous suive, capitaine ?

Les deux options convenaient au sniper et à la technique qu'elle comptait utiliser. Bien évidemment, elle n'était sûre de rien, c'était dur à réaliser. Mais dans ce genre de moments, il ne faut douter de rien et considérer toute les options. Un zombie ne laissa pas le temps à Jaina de répondre, se jetant sur le sniper qui était juste à côté. Le poing de la jeune femme eut vite fait de l'envoyer valser à l'autre bout de la rue, fortement énervée de ne pas avoir entendu la réponse.

Fourrant une main dans sa poche, Roxane sortit un étui de cuire qu'elle glissa entre les mains de Jaina, sans lui accorder un regard.

Roxane : - L'arme que j'ai jeté sur un étrange personnage, pendant une de nos patrouilles, a été perdue par ma faute. Il s'agit là d'une arme de remplacement. Je m'en suis servie une fois, pour une mission en Afghanistan. La lame est sûre et parfaitement aiguisée.

La lame du couteau de combat avait un éclat d'acier aussi chaleureux que l'œil du sniper. Mais elle tranchait une feuille de papier à cigarette avec une précision étonnante. Roxane prenait soin de ses armes. Celle-ci en particulier, qui avait égorgée sans pitié un agent infiltré dans le groupe en mission et menacé la vie de ses équipiers. Pas une éraflure sur le métal, pas une trace de sang. Elle épousait parfaitement la forme de la main et se magnait avec beaucoup de facilité de qui permettait une précision extrême. Roxane aimait beaucoup la précision, ce qui semble évident pour un sniper.

Non loin des deux agents se trouvaient deux zombies à la face ravagée, déchirée, les yeux révulsés. Roxane sourit et arrêta son capitaine en l'attrapant par le bras.

Roxane : - Excusez moi capitaine, j'aimerais essayer quelque chose.

Rengainant son beretta, le sniper posa un genou à terre, le fusil de précision entre les mains. Elle leva le canon de l'arme et visa un point totalement opposé aux contaminés. Son doigt restait léger sur la détente, elle s'immobilisa, devenant une véritable statue. Et le coup partit. Le silencieux empêcha la détonation de résonner à travers le quartier. La balle fila droit vers une gouttière et ricocha sur le métal lisse. Elle perça le crâne d'un premier revenant qui sortait d'une ruelle avant d'abattre les deux autres. Roxane se redressa et reprit son beretta, affichant un léger sourire satisfait. Une balle pour trois zombies, ce n'était pas trop mal.

Roxane : - La ville est l'endroit idéal pour utiliser les rebonds des balles. Il faut bien calculer son coup et avoir beaucoup de chance. J'ai développé une bonne capacité pour ça. Cette technique est très pratique pour économiser les balles. Je me permets de vous redemander si je dois me positionner sur les toits ou non ?

Dans l'attente d'une réponse, elle restait toujours un peu devant son capitaine, une ancienne habitude développer pendant une mission d'escorte.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Ven 22 Oct - 23:56

Max hocha la tête quand Jaina lui demanda de garder sa radio allumée. Sans répondre, il tira son kit mains libres de sa poche et le brancha sur le petit appareil accroché à sa ceinture. Peu après, l'homme envoyé dans les airs par le tyrant s'écrasa au sol devant eux, laissant Max assister à la scène et y participer presque dans un état second. Sa prise de bec avec Roxane de Valois, qui, bien qu'elle puisse être un sniper de première catégorie, n'en était pas moins à ses yeux quelqu'un d'affreusement dédaigneux le laissa de glace. Pas question de s'affronter alors que des civils avaient besoin d'eux. L'homme se redressa après avoir répondu à la question de Max. Deux chargeurs par arme, deux armes... Ce n'était pas le rêve, mais deux armes manipulées par quelqu'un de compétent n'étaient pas à négliger.

Hippolyte : - Oh. Excusez-moi, je suis Hippolyte Van Heidegger, enseignant de son état. J'ai... Appris à chasser dans la Forêt Noire.

Max : - Max Stranger. Enchanté.

Appris à chasser en Forêt Noire? De qui cet homme se moquait-il? Max savait pertinemment que la chasse en Allemagne n'était autorisée qu'avec des fusils, en sûrement pas avec des armes de poing totalement inaptes à une telle activité. Les chasseurs affectionnaient les gros calibres, pas les 9mm réglementaires... Le regard du Gallois se plissa légèrement. Le nouveau venu cachait quelque chose, il le sentait. La voix d'Alma attira son attention, dévoilant une partie du mystère.

Alma : - Je suis ravie de vous revoir monsieur van Heidegger, bien que les circonstances ne soient pas des meilleures.

Max se tourna vers elle, surpris. Elle le connaissait donc? Décidément, il en apprenait, des choses, pour une simple promenade de détente! La jeune femme grimaça et porta la main à sa tempe.

Alma : - Vous savez...ce n'est pas tant les agents du Consortium qui me dérangent. C'est ça.

Max ne fit pas de commentaire. Si jamais Van Heidegger ignorait ce qui hantait Alma, Stranger ne se sentait pas l'indélicatesse de le lui révéler. Lui-même avait appris cette histoire d'une façon qu'il aurait préféré éviter.

Alma : - Je vais faire ce que je peux pour la brider. Normalement ça devrait bien se passer. Cela dit...en cas de problème...

Max : - En cas de problème, je veillerai à ce qu'elle se tienne à carreau.

Il avait marmonné, et visiblement, Alma ne l'avait pas entendu, s'étant tourné vers le petit groupe de survivants qui se tenait à côté d'eux. Tout en vérifiant à nouveau ses armes, Max tendit l'oreille et parvint à entendre un dialogue inquiétant.

Alma : - Ne vous inquiétez pas. A partir de maintenant la situation est sous notre contrôle. Vous ne risquez rien. Évitez simplement de vous écarter du groupe. Pas un de ces zombies ne vous approchera, faites moi confiance.
? : - Tout va bien, mademoiselle ?
Alma : - Oui oui, c'est juste une de de ces sales bestioles qui ma tapoter la tête.
? : - Ils tapent fort ?
Alma : - Pas tant que ça. Et puis j'ai la tête dure vous savez !

Elle rit, d'un rire qu'elle tentait de rendre léger, alors que Max tâchait de se remémorer les prises permettant d'envoyer un adversaire au tapis sans le blesser. Clé d'étranglement, mais il avait peur de lui briser le cou par mégarde. Non, plutôt une simple pression au bas de la nuque, sur le noeud de nerfs. Rapide comme l'éclair, silencieux comme un murmure de la Mort, mais qui laissait se réveiller avec une belle gueule de bois. Max préférait avoir à supporter la mauvaise humeur et les foudres de la jeune femme que de laisser son alter-ego psychotique massacrer les survivants.

Alma : - Faut qu'on bouge. Ça devient trop dangereux.

Max avait repéré les mouvements sur les toits, autour d'eux. Pas de sniper, cette fois, mais des contaminés qui tombèrent droit sur le petit groupe. En un éclair, Stranger tira son revolver et pressa la détente, avant de se rendre compte que quelqu'un était entré en action. Figés en l'air, le mutant et la balle s'étaient arrêtés avec un forte détonation.

Alma : - C'est pas bien de nous sauter dessus comme ça.

Bon sang, pas encore, ce n'est vraiment pas le moment!

Les yeux verts d'Alma avaient virés au noir, trahissant la présence de cet être si haïssable, ce lâche qui prétendait contrôler ce qu'il voulait. Si c'était le cas, pourquoi ne l'avait-il pas achevé dans le sous-sol du QG? Max lui avait tourné le dos, lui tendant la perche pour frapper, mais les paroles du Gallois avaient du porter des coups au fragile équilibre entre les deux facettes de la jeune femme. Il ne le laisserait pas faire de mal à qui que se soit. Mais cela risquait d'arriver trop vite pour qu'il l'empêche, un filet de sang commençait à couler entre les lèvres d'Alma.

Alma : - On va bouger les jeunes. Je ferme la marche, si il y a des pièces lourdes, c'est pour moi. Et si un gros problème arrive devant je le verrais bien. Assurez le reste les mecs. Ça vous va comment plan ? Et vous mesdames, messieurs, si il y en a un qui sort du rang je l'écrabouille contre un mur comme les zombies, là. Compris ?

Sans un mot, Max tira un mouchoir de sa poche et le lui tendit, ignorant délibérément le mutant qui explosa au-dessus d'eux. Il vit son amie se baisser et ramasser un couteau, qu'elle fit jouer entre ses doigts avec un sourire prédateur. Max le connaissait assez bien, ce sourire, pour l'arborer face à un ennemi. Ce n'était pas un sourire de prédateur, mais un sourire de déstabilisation. Un sourire qui visait à instaurer le doute et à le faire se développer comme un champignon hideux. Tenant toujours le carré blanc, Max murmura quelques mots.

Max : - Blesse-là, et je te ferai regretter de jamais avoir vu le jour...

L'avait-il entendu? Pas sûr, vu qu'il fit voleter les armes vers Alma, qui en ouvrit et examina les chargeurs, avant de les confier à un survivant à l'air solide et débrouillard.

Alma : - Vous là, vous allez participer. Portez ça. Mais ne tirer pas hein ! Si jamais un de ces messieurs là-devant est à sec, je compte sur vous. Eux aussi d'ailleurs. N'est-ce pas chers collègues ?
Max : - Ca me tue de le dire, mais elle a raison. Faites attention avec ces armes, elles pourraient vous sauver la vie, et aux autres aussi.
Alma : - On y va ?

Un peu qu'on va y aller, l'accès le plus proche est à six rues d'ici!

Il se garda de formuler tout haut un tel commentaire, qui n'aurait eu pour effet que de décourager les civils, et sûrement lui aussi, aussi Max tourna-t-il les talons et se mit à avancer vers le coin de la rue. Il sentait le regard de l'Autre dans son dos, cet Autre qui était armé, et suffisamment loin pour pouvoir lui planter son couteau dans le dos. Max ne pouvait qu'espérer qu'il ne pique pas de crise de folie furieuse avant les souterrains, où la promiscuité serait suffisante pour que Stranger puisse maîtriser Alma.
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Jaina D'Arcy
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Lun 1 Nov - 3:07

Le capitaine D'Arcy inspecta rapidement les participants à leur petite sauterie improvisée. Elle examina évidemment avec un soin particulier les civils. Ils étaient pour la plupart terrorisés. Surtout après avoir remarqué que les forces officielles de police faisaient confiance à des types qui débarquaient de nulle part et qui était littéralement catapultés sur le devant de la scène par une créature monstrueuse. Mais Jaina l'avait senti : au-delà de sa visible maladresse, le sieur Van Heidegger semblait savoir ce qu'il faisait. Chasser dans la Forêt Noire? Allons bon. Il n'avait pas l'air d'un vulgaire chasseur. Plutôt l'air d'un chasseur de primes. Jaina avait entendu parler de ce nouveau genre de soldats qui avaient émergé de la première génération des déchus. Des gens, des hommes ou des femmes, de tout âges, qui avaient souffert de la perte d'un proche lors des premières catastrophes, lorsqu'Umbrella corporation était encore la plus puissante multinationale du monde. La profession, le milieu social... Tout cela n'avait plus aucune importance. En un sens, la multinationale à parapluie était parvenue à ramener l'Amérique puis le monde entier sur le même pied d'égalité, là où tant de philosophes et de politiciens avaient échoué. Elle avait tenté de raisonner un jeune homme qui avait perdu sa mère durant l'exposition de Harvardville, qui avait mené à la destruction partielle de l'aéroport de la ville. Ce gamin était à peine pubère, et il avait déjà en sa possession un fusil à pompe Remington, normalement destiné à la police. Quelle était leur mission? C'était tout simplement la juste vengeance. La Némésis, comme disaient les latins... Elle frissonna en songeant à ce nom, donné à un des tyrans les plus redoutables de la multinationale déchue... Ils tuaient ceux qui portaient le sigle, ceux qui militaient pour Umbrella et les entreprises pharmaceutiques, pour ceux qui étaient le plus désespéré. Ils étaient dangereux : la plupart pensait ne plus avoir rien à perdre... Peut-être que l'allemand était de ceux-là. Peut-être faisait-il partie de ceux qui étaient entraînés. Enfin, ils avaient un but commun, au moins pour l'instant, elle supputait que le quadragénaire se tiendrait tranquille, au moins jusqu'à la libération des civils.

Elle jeta un regard rapide à Roxane. Elle semblait vraiment soulagée de ne pas avoir à escorter les civils avec la jeune Alma. Leur caractère était tellement différent... Le jour et la nuit. Jaina pensa un instant qu'elle était parvenue à cerner grossièrement son lieutenant assez rapidement. Evidemment, elle ne connaissait pas tous les détails de sa vie, supposant que rien n'apparaîtrait dans le dossier exemplaire de la jeune française - Et elle avait raison. D'ailleurs, elle ne voulait pas en savoir plus. Tout ce qu'elle voulait, c'est pouvoir être en mesure de confier à Roxane sa vie et celles de ses coéquipiers pendant les missions, ce qui semblait être tout à fait faisable. Elle voulut néanmoins l'amener le plus loin possible loin d'Alma, rapidement.

Elle attendit donc que tout le monde se fut mis d'accord, en concentrant son regard vairon sur Van Heidegger, à charge de le déstabiliser et de jauger ses intentions véritables. Ne voyant que de la sincérité (et surtout une certaine admiration pour la jeune Alma), elle décida de les laisser partir. Que pouvait faire un homme seul contre deux agents de la BSAA surentraînés, de toute façon? Ce serait totalement absurde de tenter quoi que ce soit. Elle salua rapidement Alma et Max. Bonne chance pour la forme. Mais elle savait qu'ils n'en auraient pas besoin.

Jaina se tourna vers Roxane, lui adressa une brève inclinaison de menton, et ouvrit la marche. Elles restèrent silencieuses un moment. Cela ne dérangeait pas Jaina. Elle songea à leur rôle actuel. Neutraliser le tyran. Etablir un périmètre de sécurité. Elle enclencha sa radio.

Jaina : - Capitaine D'Arcy, affectée au secteur 12-A.
Agent de liaison : - Nous vous recevons, capitaine D'Arcy. Quelle est la situation?
Jaina : - Je viens de mettre en route une opération d'évacuation d'un groupe de survivants, mené par les agents Berkeley et Stranger. Ils sont en route pour le point de ralliement de la zone. Vous pourrez probablement les suivre par satellite. Je suis actuellement avec l'agent Loran de Valois. Parlez-moi des agents qui sont censés boucler la zone.
Agent de liaison (après un moment) : - Ils sont sur place, avec des équipes de décontamination. Je vous envoie sur votre GSM la progression de la sécurisation du périmètre, en temps réel. Mais comptez au moins deux bonnes heures, pour que tout soit parfaitement bloqué, en surface. Pour le sous-sol...
Jaina : - Nos agents devraient s'en occuper. Il y a un problème, néanmoins...
Agent de liaison : - Je vous écoute.
Jaina : - Nous sommes en présence d'un tyran. De catégorie II. Il n'a pas encore effectué de mutation, d'après ce que j'ai vu, mais il risque de nous mettre des bâtons dans les roues. Il ne nous reste plus beaucoup de munitions. Enfin, ce n'est pas vraiment le problème...

Elle-même était plus redoutable qu'un tyran, mais bien peu de gens le savaient. Max était au courant. Il ne lui semblait qu'aucune autre personne n'avait été témoin de ses charges héroïques sur des créatures titanesques.

Jaina : - Tenez-moi au courant. Terminé.

Elle rempocha sa radio. Pendant qu'elle parlait, elle n'avait cessé de marcher à grandes enjambées, son regard vairon scannant les environs, la main posée sur la crosse de son fusil d'assaut.

Roxane : - J'espère que vous me pardonnerez de ne pas être venue vous saluer tout de suite mon capitaine.

Elle tourna ses yeux vers Roxane, lui sourit.

Jaina : - Cela n'a pas vraiment d'importance, Roxane. La situation ne s'y prêtait pas vraiment.

Elle s'étonna. C'était peut-être la première, sinon l'une des rares fois, où elle appelait Roxane par son prénom, et non par son titre. Elle secoua la tête.

Roxane : - Vous préférez que je vous couvre depuis les toits ou que je vous suive, capitaine ?

Elle semblait avoir une idée derrière la tête. Jaina hocha la tête. En temps normal, cela aurait été la meilleure idée, d'autant plus que Roxane était un excellent sniper. Mais elle ne pouvait pas vraiment se permettre de garder une unité isolée, quand un tyran traînait dans les parages.

Jaina : - Je préfère que vous restiez près de moi. Je vais avoir besoin de vous quand on aura débusqué la chose.

Son portable clignota : les informations de la BSAA venaient de terminer de se télécharger. Elle reporta son attention sur la jeune femme.

Jaina : - Et, bien que connaissant parfaitement vos formidables capacités sur le terrain, je n'ai aucune envie de vous perdre par ma négligence.

Enfin, c'est bien le compliment qu'elle aurait aimé lui faire, si une créature n'avait pas choisi cet instant pour sortir de nulle part et sauter à la gorge de la jeune femme. Jaina dégaina son revolver, mais Roxane avait déjà fait le travail, visiblement plus énervée que surprise. Elle répéta donc ses instructions, tandis que Roxane lui confiait un magnifique couteau, ouvrage de précision, sans que Jaina n'y comprenne réellement la raison. Elle n'entendit probablement pas, et choisit de lui montrer un technique redoutable. Le rebond des balles. Jaina n'y avait pas vraiment pensé, peu adepte de ce genre de subtilités. Quand il n'y avait plus de balles... Eh bien il n'y avait plus de balles, mais il restait toujours les poings et les pieds. Et quand il n'y avait plus ni les poings ni les pieds, c'est que vous êtes bon pour la poubelle.

Elle regarda la jeune femme descendre, et ne put s'empêcher de lui décocher un sourire amusé.

Jaina : - Félicitations, agent de Valois. C'était fort impressionnant.
Roxane : - La ville est l'endroit idéal pour utiliser les rebonds des balles. Il faut bien calculer son coup et avoir beaucoup de chance. J'ai développé une bonne capacité pour ça. Cette technique est très pratique pour économiser les balles. Je me permets de vous redemander si je dois me positionner sur les toits ou non ?
Jaina : - J'aimerai que vous m'accompagniez. Si cela ne vous dérange pas.

Elles progressèrent ensemble.

Jaina : - Je sais que vous êtes un sniper hors du commun. Mais... Pour une fois, je vais vous demander de prendre ceci.

Elle lui tendit son fusil d'assaut, un L85 qu'elle avait pris en passant à la base, qui n'était pas du tout réglé à sa mesure, mais qui était tout de même très pratique.

Jaina : - On va se couvrir mutuellement, on va faire le ménage... Et quand on va tomber sur le tyran... Je vous demanderai de toute simplement ne pas faire de quartier. Quitte à me tirer dessus, d'accord?

Les contaminés ne lui donnèrent pas le temps de la réflexion. Des grondements sourds se firent entendre, avec le grincement d'une grille qui s'ouvre péniblement. Des chiens. Jaina se mit machinalement en position, dégainant son arme de poing, verrouilla ses hanches, brisa ses coudes.

Jaina : - Let's have some fun.

Quatre molosses et leur maître, quatre bestioles aux flancs à vif, la peau déchirée découvrant la chair putréfiée, les yeux voilés de cataracte. Elle tira. Dans sa poche, son portable vibra de nouveau. Ils en étaient à 40% du blocage. Il fallait se hâter. Une fois la zone verrouillée, il y aurait une grande opération de décontamination. Et Jaina n'avait aucune envie de voir ce qu'ils appelaient par "décontamination radicale". Du napalm, en général. On n'utilisait plus les bombes depuis quelques temps. Pas assez discret.
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Alma
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   Dim 14 Nov - 23:21

Le groupe de réfugiés avançaient lentement, quelques personnes étaient en proie à la panique la plus totale soit parce que les zombies rôdaient soit parce que la présence d'un être potentiellement dangereux leur donnait l'impression d'être des lapins pendant la saison de chasse. Alma avait remercier son collègue pour le mouchoir et épongeait de temps en temps un fin filet de sang qui coulait de son nez, perplexe.

Qu'est-ce que tu as encore fait gamine ?
Rien.
C'est ça.
Tu ne croyais quand même pas que j'allais te laisser faire tranquillement ?
Tu n'as pas le droit de faire ça !
Je fais ce que je veux avec mon corps.
On est deux dedans !
Non non, c'est le mien, toi, tu es un intrus.
Peut être mais c'est déloyal.
Me parle pas de loyauté, tu me fais rire !
Bordel...
Et fais attention un peu à ce qui se passe.


D'un geste un peu lent, Alma interrompit une attaque d'un zombie visiblement affamé. Elle secoua la tête. Il faut toujours qu'un de ces trucs viennent perturber les conversations importantes avec son double impossible. Elle l'envoya valser d'un coup de poing, de mauvaise humeur. Son regard de ténèbres se posa sur la nuque de Stranger qui ouvrait la marche. Son sourire devint mauvais, ses doigts affirmèrent leur prise sur le manche du couteau qu'elle avait en main. Les muscles de son bras se tendirent légèrement. Elle en avait envie. Depuis longtemps. L'occasion était parfait. Elle imaginait la lame qui se planterait juste à l'arrière du crâne. Ensuite elle l'achèverait avec sa propre arme à feu. La jeune femme leva le bras et visa.

Je te déconseille de faire ça...
Tais toi.


La lame fila à une allure remarquable. Le temps ralentit. Elle frôla la joue de Stranger, manquant de peu de l'entailler et se planta dans un zombie qui avançait, menaçant. Alma poussa un léger soupir de satisfaction. Il n'y avait plus de sourire mais un extrême sérieux dans chacun de ces gestes. Quelques rescapés lui lancèrent un regard inquiet. L'Autre était frustrée, cette envie déchirante de voir couler le sang de son « collègue » avait failli l'emporter. Mais en chien féroce bien dressé, elle ne s'était pas autorisée un tel acte. Surtout quand la situation était aussi délicate.

La jeune femme lança ensuite un coup d'œil à Hippolyte. Lui, il savait ce dont elle était capable. Elle se souvint avec plaisir du massacre qui avait suivi leur rencontre. Ça a avait été tellement beau, hélas, elle ne s'était pas amusée autant qu'elle le voulait, mais c'était déjà pas mal. Alma avait encore une bonne réserve d'énergie en stock.

Y a pas assez d'action.
T'inquiète pas, je suis sûre que ça va venir.
Ouais. En attendant, arrête ce petit jeu.
Je ne joue pas.
C'est bien le problème... Tu veux que je m'énerve gamine ?


Rien. L'Alma « normale » ne lui avait pas répondu. C'était une déclaration en guerre. L'Autre lâcha un juron et toussota dans son mouchoir, le teintant de pourpre. Celle qu'elle appelait gamine voulait récupérer son corps par la manière forte, qui était assez désagréable pour elles deux. La noirceur de son regard se concentra, il fallait que cet affrontement cesse.

Je peux pas escorter et te résister.
Alors laisse moi la place.

Sale gosse.


Elle avait vécu pire. Ravalant sa rancœur, Alma récupéra le couteau qu'elle avait lancer lorsqu'ils dépassèrent le cadavre. Trois lames, c'était peu. Il lui faudrait les utiliser avec le plus d'efficacité possible, en sachant que le nombre de balles aussi était limité. Les zombies n'approchaient pas de la fin du groupe, le regard malveillant de la télékinésiste suffisant à les éloigner. Elle n'avait plus envie de s'amuser.

Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu déprimes ?
Vas bouder et fous moi la paix.


Non, elle ne déprimait pas, elle était énervée. Énervée de devoir se brider. Énervée que Stranger se permette de la menacer sans qu'elle puisse lui répondre. Énervée du silence d'Hippolyte sans savoir pourquoi. Énervée, enfin, contre chaque rescapé. Elle plaça un écouteur dans son oreille et s'énerva en entendant du Beethoven. Ça la rendait dingue que son double écoute du classique. Elle changea la Sonate à la Lune pour un morceau où le chanteur hurlait tellement que les paroles en devenaient incompréhensibles.

D'un geste sec, elle ordonna à deux jeunes gens se reprendre leur place dans le groupe. Si en plus certains tentaient de se sauver en douce, ils n'allaient pas aller loin.

Alma : - On est pas en sortie scolaire crétins. Vous restez dans le groupe ou vous vous faites bouffer. Mais dans ce cas-là je serais responsable. Alors soyez gentils, compris ?

Ils hochèrent la tête, intimidés.

C'est pas vrai. Entre la gamine qui me torture, les zombies qui se baladent et les jeunes qui font n'importe quoi, j'ai l'impression d'être un mono dans une colonie de vacances !
C'est pas faux.
C'est très lourd.
C'est pas faux.
C'est pas que tu m'embêtes mais tais toi.


Et utilisant une réserve d'énergie jusque là épargnée, elle refoula Alma au plus profond de son subconscient, l'empêchant même de s'exprimer.

Je m'entends plus penser avec toi !


Son regard tomba à nouveau sur le dos de Stranger. Bon sang, il fallait qu'elle se trouve une distraction avant de le tuer pour de bon. Elle s'occupa l'esprit en jonglant avec ses couteaux, reprenant son sourire provocateur et demanda à Max, sur un ton légèrement narquois :

Alma : - On arrive bientôt, chef ?
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MessageSujet: Re: Nous sommes la gangrène rampante dans la ville... [OUVERT A TOUS]   

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