Resident Evil : The Outcast Chronicles

1998 : Destruction de Raccoon City. 2001 : Affaire Rockfort Island. 2003 : Chute d'Umbrella et avortement du projet T.A.L.O.S. 2009 : Echec du projet Uroboros et mort supposée d'Albert Wesker. 2010? L'histoire reste à écrire...
 
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 Un peu d'entrainement...

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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Ven 25 Juin - 23:23

Max : - Vous jouez du violon, à ce que je vois?

Alma : - Oui. Et vous allez vite comprendre pourquoi je dois l'emmener.

Max haussa le sourcil, intrigué, devant le clin d'oeil malicieux de la jeune femme. Où avait-elle l'intention de l'emmener? Surtout avec un violon? S'il l'estimait bien, il devait s'agir d'un endroit où les clients pouvaient jouer à leur aise, donc pas un bar régulier. Etant donné le genre et l'aspect de son amie, Max doutait du fait qu'il s'agisse d'un bar underground...

Alma : - Ce n'est pas très loin. On peut y aller à pied. Il n'y a rien de mieux pour bien s'aérer l'esprit.

Comme sur l'écran d'un ordinateur, un plan s'afficha dans l'esprit du Gallois, affichant les environs du building. Malgré ça, rien n'y fit. Stranger ne parvenait pas à deviner leur destination. Distrait, il remit les clés dans le fond de sa poche et tâta sans y penser les autres poches de son veston. Portefeuille, clés, quelques papiers d'identité, vrais et bidons, et quelques menus objets.

Alma : - C'est un bar assez
convivial. Tout le monde connait tout le monde. Alors faites attention,
le patron va vous sauter dessus dès que vous aurez passé la porte. Il
est très sympathique, mais un peu trop curieux parfois.

Max : - Pas trop curieux, j'espère? Je n'ai pas envie de sortir trop d'explications bidons, ça me met toujours mal à l'aise...

Devant le rire d'Alma, Max se sentit soudain bien plus léger. Il s'agissait sans doute d'une plaisanterie, et même si le patron devait poser des questions, il tâcherait de rester évasif. Courtois, il poussa la porte du grand hall devant Alma.

Max : - Après vous. En revanche, il va falloir que vous me guidiez. J'ai beau assez bien connaître Londres, je ne me suis jamais vraiment laissé perdre dans les environs...

De fait, le quartier où se trouvait le siège de la BSAA était assez distant des quais de la Tamise où se trouvait Thames House, le siège de son précédent employeur... Avant de sortir, il arrêta Alma, l'air soudain plus préoccupé.

Max : - Dites-moi, êtes-vous armée? Les quartiers de Londres ne sont jamais très sûrs, en fin d'après-midi...
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 26 Juin - 14:50

Max : - Pas trop curieux, j'espère? Je n'ai pas envie de sortir trop d'explications bidons, ça me met toujours mal à l'aise...

Alma : - Ne vous en faites pas, il sait quand s'arrêter. C'est surtout de la taquinerie en fait.

Elle lui adressa un sourire rassurant. Passant la porte que son collègue lui tenait ouverte, elle profita de la fraicheur de fin d'après-midi.

Max : - Après vous. En
revanche, il va falloir que vous me guidiez. J'ai beau assez bien
connaître Londres, je ne me suis jamais vraiment laissé perdre dans les
environs...

Alma : - Merci. Je m'y suis perdue très vite, un soir de pluie en plus. Si on ne fait pas attention, on peut facilement louper la porte. C'est assez discret comparé aux enseignes lumineuses des autres bars. Mais une fois qu'on sait où c'est, ça ne s'oublie plus.

Avant de sortir, son collègue l'arrêta, semblant préoccupé.

Max : - Dites-moi, êtes-vous armée? Les quartiers de Londres ne sont jamais très sûrs, en fin d'après-midi...

Alma : - Armée ? Oui j'ai deux ou trois trucs sur moi.

Tout en souriant, elle lui montra sa main gauche puis donna une petite impulsion. Quatre lames noires se glissèrent entre ses doigts. D'un autre mouvement du poignet, elle les rengaina.

Alma : - Couteaux de lancer. Redoutables quand on sais s'en servir. Si je tire mal au révolver, ce n'est pas le cas avec ça.

Elle se souvint des quelques scientifiques qui s'étaient retrouvés avec une lame plantée entre les deux yeux avant même d'avoir esquisser un geste. Elle était d'une précision redoutable avec ces armes. Ce qui n'était absolument pas le cas avec n'importe quelle arme à feu. Une vraie catastrophe. Elle avait rapidement abandonnée le tir, ne souhaitant blesser quelqu'un sans le vouloir.

La jeune fille entraina son collègue hors de la base, marchant dans les rues qui commençaient doucement à se remplir. Veillant à ne pas se perdre dans la cohue. Les lumières dans enseignes se reflétaient dans son regard vert, qui ne cherchait qu'une seule chose, un trèfle.

Alma : - Vous semblez bien connaitre Londres. Cela fait-il longtemps que vous y êtes ?

Ne pas oublier de parler non plus. Elle resserra sa prise sur son étui, guettant les quelques personnes louches qui passaient trop près d'elle. Un homme avait essayé de lui voler une fois, avec la bonne vieille technique qui consiste à attraper le sac visé et partir en courant.

Je crois qu'il en reste un bout sur un mur, dans une rue.
Tu n'es pas obligée de me rappeler ton exploit...

Le soleil finissait de se coucher, embrasant une dernière fois le ciel et laissant place à la nuit, l'heure où les habitants des rues sombres sortaient de leur repère. Alma ne les craignait pas. Elle avait vécu pire. Seulement être arrêtée toutes les cinq minutes pour répondre poliment que non, elle n'avait vraiment pas besoin de speed, à la longue, cela devenait lassant.

Elle repéra enfin le trèfle, presque invisible sur le mur, un sourire éclaira son visage.

C'est l'heure de l'irish coffee !!
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 26 Juin - 18:31

Alma le rassura quant à la curiosité du barman responsable de l'établissement où elle l'emmenait. Taquin? Max pouvait avoir pas mal d'humour quand il le fallait, et si le type était aussi sympathique que le disait son amie, la soirée pourrait très bien se passer.

Alma : - Merci. Je m'y suis
perdue très vite, un soir de pluie en plus. Si on ne fait pas
attention, on peut facilement louper la porte. C'est assez discret
comparé aux enseignes lumineuses des autres bars. Mais une fois qu'on
sait où c'est, ça ne s'oublie plus.

Un bar discret? Il s'agissait sûrement d'un petit établissement privé ou presque, sans doute réunissant des gens corrects, et pas des piliers de bar invétérés...
Quand Max l'arrêta, son amie lui répondit de façon rassurante:

Max : - Dites-moi, êtes-vous armée? Les quartiers de Londres ne sont jamais très sûrs, en fin d'après-midi...

Alma : - Armée ? Oui j'ai deux ou trois trucs sur moi.

Il la vit donner un coup sec du poignet gauche, faisant apparaître entre ses doigts un petit nombre de pointes noires.

Alma : - Couteaux de lancer. Redoutables quand on sais s'en servir. Si je tire mal au révolver, ce n'est pas le cas avec ça.

Max : - Très joli. Je vous fais confiance pour ce qui est du lancer, mais en ce qui me concerne, je préfère les armes à feu. Quoique, j'ai... hérité d'une épée il y a quelques années, un objet de grande beauté! Je vous la montrerai au retour, vous apprécierez sans doute.

Il tapota sa cheville, s'appuyant sur le mur. Son revolver reposait dans son holster de cheville en cuir, solidement attaché et accompagné de vingt-quatre cartouches de réserve. Dans le même temps, Max se demanda un instant comment Alma se débrouillait avec ses pointes, et si elle tirait aussi mal que ça... Peut-être accepterait-elle de s'entraîner un peu? Personne n'était un tireur d'élite inné, et Max lui-même avait eu des débuts difficiles avec les armes de poing.

Alma : - Vous semblez bien connaitre Londres. Cela fait-il longtemps que vous y êtes ?

Max : - Je suis venu à la fin de mes études à Oxford, mais je n'y suis pas resté longtemps, un ou deux ans, tout au plus. J'ai pas mal voyagé au cours des années passées, mais Londres a toujours été plus ou moins une base de repli. Et vous-même? Vous n'êtes sans doute pas originaire de cette ville, si?

Sans même tourner les yeux, Max fit un mouvement brusque de la main. Il avait senti la main d'un intrus se glisser dans la poche de son veston, qui espérait sans doute profiter de la cohue de fin d'après-midi pour arrondir ses fins de mois. L'aigrefin poussa un cri quand Max lui brisa trois doigts sans effort, et s'enfuit en tenant sa main blessée contre lui. De son côté, la guide du Gallois s'était arrêtée et scrutait une façade. La porte était jouxtée d'un minuscule trèfle vert, symbole indéniable d'un pub irlandais.

Toujours fidèle à lui-même, Stranger écarta d'une main un petit groupe encombrant la porte sans montrer la moindre crainte. Se serait-il agit d'un groupe de voyous, ils n'auraient pas pu faire grand-chose contre une télékinésiste et un spécialiste du combat rapproché issu des rangs du SAS. Ouvrant la porte, il s'écarta et laissa à nouveau passer Alma la première. Courtois et aimable, il s'agissait de ses deux qualités envers des amis. A cela s'ajoutait une grande fidélité, une fois qu'il connaissait mieux l'ami en question. Cela l'avait parfois conduit à des actes purement aberrants pour leur venir en aide, mais Max ne l'avait jamais regretté.

Les ennuis sont le piment de la vie! Et puis, les amis doivent être prêt à tout lâcher pour aider, non?

Max : - Après vous, mon amie.
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 26 Juin - 19:45

Entrant dans le bar, remerciant son collègue qui une fois de plus lui tenait la porte, Alma s'engagea dans un corridor assez sombre. Au mur, des photos, des peintures, de paysages irlandais. Des rires provenaient d'une salle non loin de là. La jeune fille passa la tête par la porte avec un grand sourire et s'exclama :

Alma : - Good evening Sir !

Un homme dans la quarantaine, les cheveux poivre et sel, reposa le verre qu'il était entrain d'astiquer et lui répondit, avec un accent britannique très exagéré :

? : - Oh bonsoir Alma. Comment vas-tu ?

Elle rit devant cette caricature, en effet le patron, répondant au nom de Iollan, entretenait une aversion profonde pour les Anglais tout en sachant rester très correct avec eux.

Alma : - Très bien merci. Je t'amène un ami. Max Stranger. Un collègue aussi.

Elle entra dans la pièce, posa son violon sur le comptoir et salua plusieurs personnes qui semblaient bien la connaitre. Elle s'installa avec un sourire, invitant Stranger à en faire de même.

Alma : - Pour répondre à votre question, non je ne suis pas originaire de cette ville. Je ne sais pas d'où je viens, je ne m'en souviens pas. Un endroit tranquille, où il faisait bon vivre. Pour plus de précision, ce n'est pas à moi qu'il faut demander.

Son sourire devint un instant moqueur. Les scientifiques d'Umbrella en savaient bien plus sur elle, qu'elle-même. Elle ne connaissait pas son passé, et se baladait avec une double personnalité, un autre être totalement psychopathe et ravagé.

Iollan : - Je te mets la même chose que d'habitude ?

Alma : - Toujours. Ton irish coffee est le meilleure d'Angleterre.

Iollan : - Le jour où les Rosbeef seront faire du bon irish coffee, je veux bien...

Alma : - Fais attention à ce que tu vas dire.

Iollan : - Je veux bien...prendre la nationalité anglaise.

Alma : - Oh. Une véritable révolution. Prions pour que cela n'arrive pas.

Iollan : - Aucun risque. Ils sont juste bons à boire du thé et...

Alma : - Bref ! Je ne suis pas venue pour t'entendre rabaisser les Anglais, c'est pas nouveau, tout le monde sait que tu les détestes. Si tu prenais plutôt la commande de monsieur Stranger.

Iollan : - Il est pas Anglais au moins ?

Alma : - Pas à ma connaissance. Et même, un peu de tenue. C'est mauvais pour ton commerce tu sais, de faire le tri entre tes clients.

Iollan : - Sir yes Sir. Et donc, vous prendrez monsieur ? Quelque chose de fort sans doute, vous êtes tout pâle. Mon dieu mon dieu, c'est normal, dans ce pays, le soleil n'existe pas. Enfin, je suis enchanté de vous voir dans mon modeste pub. Que puis-je vous servir ?

Alma le regarda, une lueur amusée au fond des yeux. Iollan parlait beaucoup...pour ne rien dire parfois. Et il était allergique aux Britanniques. Un pur Irlandais. La jeune femme se demandait pourquoi il avait ouvert un bar à Londres, mais le jour où elle avait posé la question, il l'avait esquivé. Visiblement c'était un sujet sensible.

Quelques personnes se levèrent pour aller saluer Alma. Elle les présentait à Stranger, des salutations chaleureuses et des poignets de mains. Visiblement les clients l'appréciaient déjà. C'était une vieille clientèle qui fréquentait ce bar et il était difficile de s'y faire une place. Alma souriait, franchement contente que son collègue ne soit pas mis au placard dès son arrivée. Elle tapota l'étui de son violon et dit, avec un sourire joueur :

Alma : - J'ai amené de quoi payer, Iollan.

Iollan : - Parfait. Et comme vous êtes deux, ce sera le double !

Elle grommela un peu pour la forme. En attendant leur commande, la jeune femme promenait son regard tranquille dans la pièce, assez sombre. Un piano trônait dans un coin, plusieurs tables rondes, et surtout, beaucoup de vert. Une ambiance de Saint Patrick permanente. Ce qui avait son charme, et qui permettait une atmosphère très détendue.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 26 Juin - 23:32

Intrigué, Max suivit sa collègue dans la petite porte. Le corridor peu éclairé ne ressemblait guère à un bar, et il se demanda un instant où Alma comptait l'emmener en réalité. Il nota des photos et des toiles de paysages, souvent des campagnes vertes et vallonnées. L'Irlande? C'était possible, étant donné le trèfle à la porte. Suivant toujours sa guide, Max arriva dans une salle assez vaste, d'où provenait rires et bruits divers.

Alma : - Good evening Sir !

Visiblement, la jeune femme était connue et bien accueillie dans l'établissement. L'homme qui lui répondit avait un accent anglais tellement épais que Max devina rapidement qu'il était bidon.

? : - Oh bonsoir Alma. Comment vas-tu ?

Alma : - Très bien merci. Je t'amène un ami. Max Stranger. Un collègue aussi.

Max : - Enchanté de vous connaître. C'est un bel endroit que vous avez là, très différent de certains bouges miteux que je connais!

Max ne put profiter de la réponse, Alma l'ayant présenté à différentes personnes dans la pièce, qui semblait tous bien la connaître. Un peu asocial malgré tout, Max fut un peu intimidé de tous ces visages étrangers. Enfin, les deux agents atteignirent une table libre.

Alma : - Pour répondre à votre question, non je ne suis pas originaire
de cette ville. Je ne sais pas d'où je viens, je ne m'en souviens pas.
Un endroit tranquille, où il faisait bon vivre. Pour plus de précision,
ce n'est pas à moi qu'il faut demander.

Max eut un petit rire un peu triste. Etait-ce un critère de sélection à la BSAA de n'engager que des inadaptés sociaux ignorant de leurs propres racines? Il repensa un instant à la nuit d'orage sur Stonehenge, nuit qui l'avait vu apparaître au centre des monolithes?

Max : - Si ça peut vous consoler, je ne connais pas non plus mes origines. D'après ce que je sais, on m'a découvert dans des circonstances un peu bizarres, avant de me confier à un orphelinat. Enfin, c'est une longue histoire...

Il aurait peut-être continué si le patron ne s'était pas approché d'eux, l'air jovial et débonnaire, un véritable phare pour quelqu'un comme Max, plongé presque jour et nuit dans des histoires dont le macabre aurait fait dresser les cheveux, même à un décapité!

Iollan : - Je te mets la même chose que d'habitude ?

Alma : - Toujours. Ton irish coffee est le meilleure d'Angleterre.

Iollan : - Le jour où les Rosbeef seront faire du bon irish coffee, je veux bien...

Alma : - Fais attention à ce que tu vas dire.

Iollan : - Je veux bien...prendre la nationalité anglaise.

Alma : - Oh. Une véritable révolution. Prions pour que cela n'arrive pas.

Iollan : - Aucun risque. Ils sont juste bons à boire du thé et...

Alma
: - Bref ! Je ne suis pas venue pour t'entendre rabaisser les Anglais,
c'est pas nouveau, tout le monde sait que tu les détestes. Si tu
prenais plutôt la commande de monsieur Stranger.

Iollan : - Il est pas Anglais au moins ?

Alma
: - Pas à ma connaissance. Et même, un peu de tenue. C'est mauvais pour
ton commerce tu sais, de faire le tri entre tes clients.

Iollan
: - Sir yes Sir. Et donc, vous prendrez monsieur ? Quelque chose de
fort sans doute, vous êtes tout pâle. Mon dieu mon dieu, c'est normal,
dans ce pays, le soleil n'existe pas. Enfin, je suis enchanté de vous
voir dans mon modeste pub. Que puis-je vous servir ?

Stranger avait suivi l'échange en silence, amusé de la discussion. Devant la remarque sur son teint, il se passa la main sur la joue, l'air distrait.

Max : - Si ça peut vous rassurer, c'est un teint des plus naturels! Je vais me laisser tenter par votre Irish Coffee moi aussi, apparemment, il à l'air fameux!

Avant que Iollan ne reparte, Max crut bon de le rassurer sur sa nationalité.

Max : - Non, je ne suis pas anglais, mais gallois, pas loin de Caernarfon, au nord-ouest du pays.

A nouveau, des clients se levèrent et vinrent serrer la main à Alma, qui leur présenta Max. La clientèle, si elle n'était pas huppée, n'était pas non plus issue des basses couches de la société. Il y avait des médecins, des banquiers, quelques industriels... Ce que l'on appelait la bourgeoisie! Il baissa les yeux à nouveau, en entendant Alma tapoter l'instrument qu'elle avait déposé sur la table.

Alma : - J'ai amené de quoi payer, Iollan.

Iollan : - Parfait. Et comme vous êtes deux, ce sera le double !

Il repartit, laissant une Alma un peu bougonne à cette idée, apparemment. Max eut un sourire en voyant son expression, purement commerciale. Un peu comme les gens qui marchandaient des heures durant, pour le pur plaisir de discuter. Une expression que Max voyait rarement, malgré ses déplacements courants.

Max : - Il est toujours comme ça?

Puis, indiquant le piano du pouce, il ajouta, accompagnant sa remarque d'un petit rire:

Max : - Je doute qu'il accepte le saxophone comme le violon, non? Ca ne fait pas très irlandais, comme instrument!

De fait, il avait du mal à associer l'idée de jazz, avec l'ambiance feutrée qui régnait dans la pièce.
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Dim 27 Juin - 12:11

Tandis que le patron préparait les deux irish coffee, laissant les clients retourner à leurs tables, Alma ne put s'empêcher de rire lorsque Stranger lui demanda :

Max : - Il est toujours comme ça?

Alma : - Hélas oui. C'est incroyable. Je ne sais pas comment il fait, mais bon. Même dans les pires instants de déprime, ce type a un don pour remonter le moral.

Iollan apporta leur commande, et tapota sur l'épaule du Gallois avec un grand sourire.

Iollan : - Je suis très heureux que vous ne soyez pas Anglais. Vous êtes toujours le bienvenu ici Sire.

Puis il repartit, retournant discuter à une table de vieux habitués. Alma, prenant son verre, but une gorgée, la savourant longtemps. Le café et le whisky se mélangeaient à merveille, la crème légèrement sucré ajoutait une autre touche savoureuse. Elle regretta que son collègue n'ait pas pu continuer son histoire, interrompu systématiquement soit par le patron soit par les autres clients. Stranger montra le piano du pouce avec un sourire.

Max : - Je doute qu'il accepte le saxophone comme le violon, non? Ça ne fait pas très irlandais, comme instrument!

Alma : - Vous pouvez toujours essayer. Iollan est un grand amateur de musique. Il écoute de tout. Il joue de tout aussi.

Elle désigna une porte au fond.

Alma : - Dans la pièce à côté il y a de quoi équiper tout un orchestre.

Elle but une seconde gorgée de son irish coffee.

Alma : - Mein Gott...c'est délicieux. Ainsi donc, vous ne connaissez pas vos origines. Je trouve ça...triste (elle hésita longuement sur le mot), de ne pas savoir d'où l'on vient. D'un autre côté, parfois cela peut être mieux, dieu seul sait ce que cache le passé. Pour ma part, je n'imagine pas l'avenir sans connaitre mon passé, les deux vont ensemble. Et si je découvre quelque chose de...déplaisant, ma foi, ce sera dommage pour moi.

Elle eut un petit rire. En effet, que son passé soit sombre ou non, elle voulait le connaitre. Elle voulait savoir ce qui lui était arrivé avant d'être kidnappée. Elle ouvrit l'étui et en sortit un violon visiblement ancien, mais très bien entretenu. La jeune femme en effleura les cordes, rêveuse.

Alma : - C'est le seul souvenir que j'ai de mon passé. Cela peut être un indice. Le Stradivarius étant un violon italien...mais vu qu'il s'est diffusé dans toute l'Europe ensuite. Ça brouille un peu les pistes.

Troisième gorgée, elle buvait lentement, pour faire durer l'excellent irish. Elle entreprit d'accorder l'instrument, le regard sérieux et concentré.

Alma : - A ce que j'ai compris, vous arrivez à tirer à l'arme à feu. Comment vous faites ? C'est une des arcanes du combat que je n'ai jamais maîtriser. Je suis plus à l'aise avec une arme blanche. On peut mieux la manipuler je trouve.

Elle rit, sans quitter le violon des yeux, testant de temps à autre quelques notes, cherchant la bonne sonorité. Elle redressa la tête et appela :

Alma : - Hé Iollan !

Iollan : - Quoi ?

Alma : - Fais moi un la une fois !

L'homme approcha du piano et obéissant, fit raisonner un la dans la pièce. La jeune femme qui avait saisi son archer, écouta, concentrer, faisant un accord, si l'instrument était bien accorder. Elle marmonna pour elle-même.

Alma : - Parfait. Thank you !!

Iollan : - De rien.

Elle se retourna vers Stranger.

Alma : - Excusez moi. Si le violon n'est pas parfaitement accorder, j'en connais un qui va râler et ne pas me laisser partir, et vous non plus de fait. Ce que j'aimerais éviter.

Elle lui adressa un sourire désolé, reposa son violon et reprit son verre.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Lun 28 Juin - 0:06

Max : - Il est toujours comme ça?

Alma : - Hélas oui. C'est
incroyable. Je ne sais pas comment il fait, mais bon. Même dans les
pires instants de déprime, ce type a un don pour remonter le moral.

Avec un sourire, Max observa le barman leur apporter leur commande. Il était vrai que cet homme avait un caractère jovial propre à effacer les soucis. Il posa les deux verres sur la table avant de se pencher et de déclarer avec une solennité qui fit sourire Stranger de façon plus large:

Iollan : - Je suis très heureux que vous ne soyez pas Anglais. Vous êtes toujours le bienvenu ici Sire.

Max : - Merci bien Iollan, vous êtes très aimable!

Il repartit à nouveau, laissant les deux amis autour de leurs verres. Malgré ses voyages, Max n'avait jamais prit le temps de savourer ce genre de plaisir simple, et laissa le goût de la boisson l'envahir. Surprenant, vraiment! Le whisky ajoutait de la puissance au café, mais la crême ajoutée empêchait le tout de monter au cerveau directement. Plutôt adepte du café "tellement-noir-que-ça-te-brûle-les-chaussettes", Max apprécia la douceur de la boisson, comparé au Robusta dont il se droguait presque jour et nuit.

Max : - Je doute qu'il accepte le saxophone comme le violon, non? Ça ne fait pas très irlandais, comme instrument!

Alma : - Vous pouvez toujours essayer. Iollan est un grand amateur de musique. Il écoute de tout. Il joue de tout aussi.

Alma montra une porte au fond de la salle.

Alma : - Dans la pièce à côté il y a de quoi équiper tout un orchestre.

Max : - Holà! Je suis très loin de vouloir jouer en orchestre! En général, c'est plutôt un stimulant mental, ça m'aide à penser.

Il vit Alma déguster sa boisson. Visiblement, c'était son plaisir favori! Après tout, Max la comprenait bien, lui qui s'enfilait des crackers du matin au soir. Chacun trouvait le réconfort là où il le souhaitait, et Max se défendait de croire qu'Alma eut pu être différente sur ce point!

Alma : - Mein Gott...c'est délicieux. Ainsi donc, vous ne connaissez
pas vos origines. Je trouve ça...triste, de ne pas savoir d'où l'on vient. D'un autre côté, parfois cela
peut être mieux, dieu seul sait ce que cache le passé. Pour ma part, je
n'imagine pas l'avenir sans connaitre mon passé, les deux vont
ensemble. Et si je découvre quelque chose de...déplaisant, ma foi, ce
sera dommage pour moi.

Max : - Attention à ce que vous souhaitez, vous risqueriez de le regretter...

Max avala une gorgée, laissant la boisson lui brûler la gorge. douleur salutaire, lui qui allait parler de son passé à nouveau!

Max : - Moi-même, j'ai cru un instant être le cousin d'un des Parrains de la pègre italienne... Vous voyez, il faut toujours prendre un certain recul par rapport à ce que k'on trouve sur nous-même!

Il ricana un instant, laissant deviner qu'il en avait assez de cette quête sans fin! De l'Australie, Max était allé en Italie, avec une escale en Egypte et même en Antarctique, puis en Suisse, puis à nouveau en Angleterre! Retour au point de départ, avec aucun indice! Il en aurait pleuré de rage, s'il avait encore prit cette recherche à coeur. Alma sortit enfin le violon de son étui. Peu connaisseur dans ce domaine, Max parvint quand même à identifier la forme et l'aspect de l'instrument.

Un Strad? Celui qui lui a donné ça doit être fortuné!

Alma : - C'est le seul souvenir que j'ai de mon passé. Cela peut être
un indice. Le Stradivarius étant un violon italien...mais vu qu'il
s'est diffusé dans toute l'Europe ensuite. Ça brouille un peu les
pistes.

Max : - Ce n'est pas sûr. Les Stradivarius portent tous un nom unique, que ce soient les violons ou les violoncelles. Normalement, si vous avez le nom de votre instrument, on devrait pouvoir en retracer l'origine.

Alma : - A ce que j'ai compris, vous arrivez à tirer à l'arme à feu.
Comment vous faites ? C'est une des arcanes du combat que je n'ai
jamais maîtriser. Je suis plus à l'aise avec une arme blanche. On peut
mieux la manipuler je trouve.

Max : - Entraînement, ma chère! Il n'y a rien de plus simple! A part peut-être le fait de se dire que la balle est déjà dans la cible avant même de presser la détente. Tout ce que vous avez à faire est de respecter ce schéma. J'ai d'ailleurs pu remarquer que dans les fusillades, le tir au jugé est plus efficace que le tir visé, enfin, cela dépend de la situation!

Non sans surprise, Max vit sa collègue se détourner. Avait-il réussi à la lasser par sa conversation? C'était bien possible, connaissant le don de Max pour noyer ses amis dans un verbiage sans fin et souvent sans aucun sens... La suite lui donna tort et le rassura.

Alma : - Hé Iollan !

Iollan : - Quoi ?

Alma : - Fais moi un la une fois !

Le barman s'avança jusqu'au piano et pressa une des touches. La note, profonde et puissante, traversa l'air et fit vibrer le veston de Max. Impressionnante sonorité pour cet instrument!

Alma : - Parfait. Thank you !!

Iollan : - De rien.

Max haussa les sourcils, surpris. Que songeait à faire la jeune femme?

Alma
: - Excusez moi. Si le violon n'est pas parfaitement accordé, j'en
connais un qui va râler et ne pas me laisser partir, et vous non plus
de fait. Ce que j'aimerais éviter.

Max sourit et haussa son verre, souhaitant une bonne santé à son amie.

Max : - Il est dit qu'aucun barman ne peut m'arrêter, encore moins quand j'ai un peu trop d'alcool dans le sang! Je vous rassure tout de suite, je n'en suis pas encore là! En revanche, s'il à de quoi faire, je pourrai peut-être régler moi-même la note!
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Lun 28 Juin - 14:33

Alma but une autre gorgée, trinquant à la bonne santé de son collègue.

Max : - Il est dit qu'aucun barman ne peut m'arrêter, encore moins
quand j'ai un peu trop d'alcool dans le sang! Je vous rassure tout de
suite, je n'en suis pas encore là! En revanche, s'il à de quoi faire,
je pourrai peut-être régler moi-même la note!

Elle se leva et appela le barman pour la seconde fois.

Alma : - Hé Iollan !! On fait 50/50 avec Max. Ça te va ? De toute façon, tu n'as pas trop le choix.

Répondant du tréfonds de la salle :

Iollan : - Aucun problème. Il joue de quoi ?

Alma : - Saxo !

Iollan : - Aaaah très bien. Très très bien.

Il s'éloigna, entrant dans la pièce qu'Alma avait indiqué à son collègue. Il y resta une bonne dizaine de minutes et ressortit triomphant avec un saxophone à la main. Il le tendit à Stranger avec un grand sourire et tapota sur son épaule.

Iollan : - Il y a longtemps que je n'ai pas écouté de jazz.

Ravi, il s'installa derrière son bar, tous les clients s'étaient tournés vers le deux collègues. Alma se tourna vers Stranger, lui adressant un sourire enchanté.

Alma : - Cher ami, je me permets d'ouvrir le bal. Cela vous laissera le temps de réfléchir à quel morceau vous allez nous offrir.

Sans plus de détails, s'appuyant contre le mur, elle mit son violon en place, archer à la main et le patron l'interrompit avant même qu'une seule note ne soit jouée.

Iollan : - Fait nous voyager en Irlande petite.

Alma : - Je doute qu'avec un violon italien on aille très loin dans ton pays Iollan.

Iollan : - Un petit effort. J'y arriver bien avec mon irish coffee.

Alma : - Je sais. Allez, tout le monde ferme les yeux. Sinon, pas de voyage.

Très à l'aise, elle adressa un clin d'œil à Max et lui souffla :

Alma : - Vous aussi Max. Laissons un instant cette conversation peu réjouissante. Même si ce que vous dites me donne matière à réflexion. Je vous en remercie d'ailleurs.

A son tour elle ferma les paupières. Le silence s'était installé, tranquillement dans la salle.

J'ai pas la moindre idée de ce que je vais jouer...mais alors pas du tout...Surtout si je dois les transporter en Irlande...Vivaldi ne peut m'aider...
Improvise.
Hin hin...la bonne blague...


Les premières notes s'élevèrent dans la salle. Un rythme joyeux, rapide, qui amenait à penser au galop d'un cheval. A travers les notes, peu à peu, les paysages de l'Ile d'Emeraude se dessinaient derrière les paupières clauses. Des vastes prairies d'un vert envoutant, quelques moutons qui y broutaient paisiblement, au loin, un château en ruine, perché au bord d'une falaise, à ses pieds les vagues se fracassaient. Toujours entrainé par un rythme galopant, une fête s'imposait, le décor du pub permettait de s'imaginer une grande salle décorée de vert, une ambiance saint patrickienne. Le morceau entrainait l'auditoire, qui commençait à taper des mains pour marquer le rythme. Iollan s'installa sur la chaise que la jeune femme avait laissé libre, transporté lui-aussi. Il souffla pour lui-même :

Iollan : - Ça vaut tous les irish coffee du monde...

Tandis que l'archer semblait virevolter entre les doigts de la violoniste, ses doigts courant sur les cordes, le rythme s'apaisa doucement, ralentit, puis s'arrêta sur une dernière note longuement tenue. Alma s'inclina sous les applaudissements, et se tourna vers Stranger, lui lançant sur un ton jovial et de défi :

Alma : - Allez Max, à vous de nous transporter !

Elle rit, restant debout, attendant Stranger. Cela ressemblait à un combat musical, où le plus performant l'emporterait. Même si les registres n'étaient pas les mêmes. Les autres clients encouragèrent le saxophoniste.

Alma : - Vous n'avez plus le choix.

L'encourageant d'un sourire chaleureux, elle s'appuya contre le mur, à l'écoute.



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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mar 29 Juin - 0:24

Alors que Max riait de sa réplique, Alma se leva et interpella le patron du pub.

Alma : - Hé Iollan !! On fait 50/50 avec Max. Ça te va ? De toute façon, tu n'as pas trop le choix.

Sans se démonter, Iollan répondit depuis son bar :

Iollan : - Aucun problème. Il joue de quoi ?

Alma : - Saxo !

Iollan : - Aaaah très bien. Très très bien.

Intrigué, Max le vit disparaître dans la pièce du fond, avant de le voir revenir plusieurs minutes plus tard, un saxophone alto à la main. Par chance, il s'agissait du modèle dont Max avait l'expérience. Face à un saxophone basse, il aurait été bien en peine de tirer le moindre accord harmonieux! L'Irlandais le donna à Max avec un grand sourire et une tape amicale sur l'épaule.

Iollan : - Il y a longtemps que je n'ai pas écouté de jazz.

Un peu gêné par tous les regards braqués sur eux, Max observa un instant Alma, ne sachant pas trop quoi faire. Elle lui sauva la mise en lui coupant l'herbe sous le pied.

Alma : - Cher ami, je me permets d'ouvrir le
bal. Cela vous laissera le temps de réfléchir à quel morceau vous allez
nous offrir.

Max : - Honneur aux dames! Je vous laisse la place avec plaisir, je n'ai encore jamais joué devant public...

Iollan : - Fait nous voyager en Irlande petite.

Alma : - Je doute qu'avec un violon italien on aille très loin dans ton pays Iollan.

Iollan : - Un petit effort. J'y arriver bien avec mon irish coffee.

Alma : - Je sais. Allez, tout le monde ferme les yeux. Sinon, pas de voyage.

Un clin d'oeil. Alma semblait avoir l'habitude de ce genre d'exercice, et l'appréciait visiblement beaucoup!

Alma
: - Vous aussi Max. Laissons un instant cette conversation peu
réjouissante. Même si ce que vous dites me donne matière à réflexion.
Je vous en remercie d'ailleurs.

Avec un grand sourire, Max obtempéra. Il avala une gorgée du breuvage, et se cala dans son siège, les yeux clos, prêt à s'envoler pour la verte Eire, guidé par les notes de sa collègue.

Les premières notes furent rapides, harmonieuses et gaies, le genre d'ambiance qui régnait dans les pubs irlandais, selon l'idée que s'en faisait Stranger. Comme un rapace, il survola la Terre d'Emeraude, admirant les lacs paisibles, les tertres dissimulant tant de secrets, les bois profonds de cette île où la magie ancestrale des druides n'avait pas encore été écrasée par le rouleau compresseur de la société qui se prétendait moderne... Entraîné, envoûté, le public se mit à battre la mesure, en rythme avec la magistrale improvisation d'Alma.

Iollan : - Ça vaut tous les irish coffee du monde...

Enfin, bien que trop tôt à son goût, la musique s'arrêta, tel un rêve d'où l'on refusait de sortir, mais qui s'effilochait doucement alors que l'on se réveillait, tentant malgré tout de retenir le doux songe dans son âme... La dernière note flotta longtemps dans l'air, rapidement suivie par un tonnerre d'applaudissement. Max, qui aurait été flatté de pouvoir faire moitié aussi bien, n'était pas en reste pour les félicitations. Pour preuve, il frappait comme un fou ses mains l'une contre l'autre, un sourire béat sur les traits.

Alma : - Allez Max, à vous de nous transporter !

Son sourire se crispa. Gêné et intimidé par les encouragements, il observa un instant son amie au fond des yeux. Il y lut un défi amical dénué de toute malice, elle lui demandait de montrer ce que son expérience d'autodidacte en musique lui avait appris.

Alma : - Vous n'avez plus le choix.


Max : - Soit. Pour ma part, vu que le saxophone se prête assez peu à la musique irlandaise, je vais faire dans un autre style...

Il passa à côté de plusieurs tables, occupées par des clients applaudissant à l'avance de sa performance. Tâtonnant l'embouchure, il se décida enfin. Il allait commencer par un morceau classique et connu de jazz, "Have you met Miss Jones?", un pur chef-d'oeuvre parfait dans un cabaret des années soixante. Allait-il passer dans un pub irlandais? Max se lança, et claqua deux ou trois fois des doigts pour marquer le tempo. Le rythme léger s'éleva, entraînant et poussant les gens à suivre la mesure en riant. Bien sûr, sans orchestre d'accompagnement, le morceau perdit un peu de saveur, mais fut malgré tout doté de son trait principal, ce petit détail qui poussait les gens à sourire et à rire en entendant un morceau de jazz.

De ce morceau choisi, il vira radicalement et passa, non pas à Django Reinhardt, trop peu adapté au saxo, mais à une variante personnelle de Charlie Parker, l'immense saxophoniste, dans on morceau "All the things you are". Ce morceau avait toujours rappelé à Stranger l'ambiance feutrée et un peu poisseuse des vieux films noirs, mettant invariablement en scène le détective privé fauché mais dur, engoncé dans son manteau, recevant la visite d'une étrange jeune femme, lui confiant une mission semblant ordinaire de prime abord... Le genre de morceau suintant la nostalgie et les regrets doux d'un passé que l'on aurait voulu plus gai... Triste mais tellement doux et bon... Une chape de silence était tombé sur la salle, et Max se demanda s'il n'allait pas se retrouver dans une sombre ruelle du Chicago des années vingt en sortant du bar sombre et enfumé...

Enfin, les dernières notes s'échappèrent de l'instrument de cuivre. Max laissa un silence avant de jouer un morceau de sa création. Un départ lent et suave, qui cédait la place à un crescendo, puis à un rythme effréné, et une fin brusque, en plein milieu d'une harmonie semblant éternelle. Le schéma de la vie, avait-il appelé ce morceau. Un départ bien calme, où l'on prenait ses marques, et puis, brusquement, une vie de folie, où l'on brûlait la chandelle par les deux bouts, et même si l'on semblait heureux comme ça, la vie s'éteignait, souvent brutalement... Bien conscient de la surprise du public, Max revint à des morceaux plus classiques, du jazz, puis du blues, transformant les clients du pub irlandais en public attentif et charmé. Si Max n'avait pas atteint la grâce de l'interprétation d'Alma, il mettait tout son coeur dans ce qu'il jouait, et acheva enfin son cinquième et dernier morceau...

Max : - Je crois que j'ai épuisé mon quota pour ce soir, mes amis. Merci de votre soutien!

Sous les applaudissements, Max revint s'asseoir à la table où se trouvaient Iollan et Alma, attendant avec un mélange d'impatience et d'appréhension leurs commentaires. Jamais, il n'avait joué dans de telles conditions, et espérait ne pas avoir commit de bourdes inexcusable durant son petit show.

Max : - Bien loin de vous égaler Alma, mais j'y ai mis tout ce que j'avais!
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mar 29 Juin - 16:36

Alma avait fermé les yeux, laissant son violon sur la table et écoutait Stranger jouer avec beaucoup d'attention. Un silence parfait s'était installé dans la salle, et les clients écoutaient le saxophoniste avec plaisir. Elle suivait attentivement le rythme de chaque morceau, dégustait les notes, en oubliant même son irish coffee. Transportée dans un autre univers, plus sombre, elle se laissait guider par le saxophone et en appréciait les mélodies. Un morceau retint plus que les autres son attention, il était différent d'un point de vue de la construction même de la mélodie. Un début très calme, très doux, puis accélérait et se terminait brutalement. Revenant sur des morceaux plus connus, Stranger acheva sa prestation, et reprit place sous les applaudissement fournis du public. Alma, encore dans un état second, applaudissait elle aussi avec un grand sourire.

Max : - Je crois que j'ai épuisé mon quota pour ce soir, mes amis. Merci
de votre soutien!

Tous saluaient la performance, visiblement conquis par le saxophoniste. Max s'installa près de la jeune femme, semblant ravi lui aussi.

Max : - Bien loin de vous égaler Alma, mais j'y ai mis tout ce que
j'avais!

Alma : - Vous voulez rire ? C'était transcendant ! Je viens de découvrir le jazz sous un autre angle, vraiment Max, je suis...impressionnée. Vous avez une excellente maîtrise.

Elle souriait, heureuse d'avoir vécue cet instant de musique pure, sans avoir à se poser de questions. Iollan essuya une larme, discrètement et félicité à son tour Stranger.

Iollan : - Eh bien...bravo garçon. Tu viens de payer une semaine de consommation.

Il se leva, serra vigoureusement la main de Stranger et repartit vers de nouveaux clients qui venaient d'entrer. Alma termina pensivement son verre, rêveuse. La bonne musique avait toujours cet effet sur elle, son esprit divaguait, quittait la terre ferme et tous les problèmes qui y sont liés et partait rêvasser.

Un homme entre deux âges venait de s'installer derrière le piano et commençait à bercer la salle en jouait les Nocturnes de Chopin. Alma fut rappeler à la réalité, et sourit à son collègue. Elle consulta rapidement l'heure.

Alma : - La nuit est bien avancée cher ami. Souhaitez-vous retourner à la base ?

En effet, le temps avait passé bien vite, tandis que la Nocturne op. 9 n°1 en si bémol mineur raisonnait dans la salle, les clients quittaient le bar, fatigués et bercés par la douce mélodie. Iollan, le seul à ne jamais être fatigué, sans doute conserver par le whisky, s'était confortablement installé sur une chaise, les pieds sur la table, fumant pensivement un cigare et saluant chaleureusement les consommateurs, qui reviendraient le lendemain.

La jeune femme caressait pensivement le bois du violon, cherchant à se souvenir. Elle fouillait sa mémoire, son regard vert était concentré. D'un côté elle voulait plus que tout se rappeler de son passé, et d'un autre côté, elle avait peur de ce qu'elle allait découvrir. Sans qu'elle y fasse attention, sa main droite jonglait avec un de ses fins couteaux de lancer.

Je me demande quel était le nom de mon Strad. Si d'après le nom on peut retrouver l'origine, se serait trop facile. Il n'est pas gravé sur le bois. Ni écrit quelque part dans l'étui. Je ne sais même plus comment je l'ai eu. Je sais juste qu'il m'a été très difficile de le récupérer... Et pourquoi est-ce que je sais en jouer ? Quand je suis devenue un cobaye tous mes souvenirs ont été effacés. Alors pourquoi pas ceux-là ? Soit ils n'ont pas jugé bon de la faire, mais alors je ne comprends pas pourquoi ils ont aussi détruits les souvenirs des cours de Science Po. Soit ils n'ont pas réussi à les détruire. Ce qui voudrait dire qu'une autre partie de ma mémoire est intacte mais que je n'arrive pas à y accéder. Avec un peu de travail, je devrais y parvenir. Sauf si il n'y a rien à chercher.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mar 29 Juin - 23:13

Max : - Bien loin de vous égaler Alma, mais j'y ai mis tout ce que j'avais!

Alma
: - Vous voulez rire ? C'était transcendant ! Je viens de découvrir le
jazz sous un autre angle, vraiment Max, je suis...impressionnée. Vous
avez une excellente maîtrise.

Flatté, et surpris que sa performance ait été si appréciée, Max leva son verre et but une gorgée d'irish coffe, qui avait à peine eut le temps de refroidir. De son côté, il vit Iollan essuyer sa joue. Comme quoi, malgré ses airs, il avait visiblement un coeur en or!

Iollan : - Eh bien...bravo garçon. Tu viens de payer une semaine de consommation.

Max : - Merci Iollan, c'est très gentil de votre part!

Il se leva, un grand sourire aux lèvres, et serra la main de Max si vigoureusement que celui-ci faillit renverser son verre. Prudent, le Gallois l'acheva en quelques lampées, alors qu'un homme s'installait au piano et entamait un morceau, magistralement interprété. Max hésita un instant. Mozart? Non, plutôt du Chopin, mais il aurait été bien en peine pour dire de quelle mélodie il s'agissait! Alma le ramena à la réalité en regardant sa montre.

Alma : - La nuit est bien avancée cher ami. Souhaitez-vous retourner à la base ?

Max : - Je serais bien tenté de répondre non, mais je crois que je n'ai plus vraiment l'âge de faire le mur pour rentrer, et les nouveaux gardes sont assez tatillons sur le sujet... Dommage, d'ailleurs!

Alors qu'ils parlaient à voix feutrée, les clients partaient les uns après les autres, saluant Iollan, se saluant les uns les autres, se connaissant vraisemblablement tous. Le barman avait d'ailleurs fini sa journée, assis dans une chaise, les pieds sur la table, un cigare à la bouche. L'odeur du tabac de bonne qualité se répandit peu à peu dans la pièce, alors que Max observait Alma discrètement. La jeune femme avait l'air perdue dans ses pensées, et Max prit le risque de la ramener en lui touchant le bras.

Max : - Tout va bien? Vous aviez l'air... perdue.

Il remarqua alors que son amie avait posé la main sur son violon. Avait-il fait une erreur en envisageant cette piste? Avait-elle déjà fait cette recherche, qui n'avait rien donné? Au retour, il passerait un ou deux coups de fil, tâchant de retrouver Dampers, le spécialiste en art consultant du MI5. Avec un peu de chance, il pourrait apporter de l'eau à leur moulin.

Max : - Écoutez, je ne veux pas vous donner de faux espoirs, mais je connais un homme, un spécialiste en art. Si ça se trouve, il pourra nous indiquer un connaisseur en Stradivarius qui pourra nous aider! I n'est pas vraiment amical, mais il à des relations pleins les poches, et ce serait vraiment le diable qu'il ne puisse rien faire.
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mer 30 Juin - 20:37

Au contact de sa main sur son bras, Alma revint à la réalité. Elle se tourna vers son collègue et lui sourit.

Max : - Tout va bien? Vous aviez l'air... perdue.

Alma : - Oui oui. Je rêvassais, excusez moi.

Elle rangea son violon dans l'étui, verrouilla le tout et se leva et alla vers Iollan.

Alma : - On va te laisser, Iollan. Ton irish coffee était excellent, comme d'habitude. Passe une bonne fin de soirée.

Iollan : - Oh, tu me quittes déjà ? A la prochaine Alma. Bonne soirée à toi aussi. Merci pour le voyage.

Alma : - C'est toujours un plaisir.

Le patron se leva, laissa un instant son cigare en équilibre sur un verre et approcha de Stranger, main tendue :

Iollan : - Revenez quand vous voulez Max. La porte de mon bar vous sera toujours grande ouverte, et vous connaissez mon mode de paiement.

Il lui donna une vigoureuse poignée de main accompagnée d'un grand sourire. Alma enfila son blouson, le ferma, prévoyant déjà la nuit glaciale qui les attendait dehors et attrapa son étui. Iollan les raccompagna jusqu'à la porte, leur souhaita encore un bon retour puis ferma boutique.

La nuit noire avait envahi les rues, les rendant plus sombres encore, semblant presque palpable. Le froid fit frissonner la jeune femme, elle promena un instant son regard sur les passants.

Max : - Écoutez, je ne veux pas vous donner de faux espoirs, mais je
connais un homme, un spécialiste en art. Si ça se trouve, il pourra
nous indiquer un connaisseur en Stradivarius qui pourra nous aider! Il
n'est pas vraiment amical, mais il à des relations pleins les poches,
et ce serait vraiment le diable qu'il ne puisse rien faire.

Elle ramena son regard vers son collègue, une lueur de reconnaissance au fond des yeux, un doux sourire aux lèvres.

Alma : - Je vous remercie, Max.

Elle se mit en marche, le col remonter, perdue dans ses pensées. Mais ce n'est pas une raison pour tenter de lui voler son instrument. Une main se referma sur l'étui tandis qu'une autre se pose sur son épaule. Un coup sec. Manquant de lui déboiter l'épaule, l'agresseur s'enfuit, le violon à la main.

Alma : - Toi. T'es mort.

Une lame glissa entre ses doigts. Elle tendit le bras, la lanca. Le couteau de lancer traversa le genoux du voleur, coupant les liguaments. Il s'écroula sur le sol, en grogant. La jeune femme approcha silencieusement d'une démarche féline. Elle se pencha, récupéra l'étui et l'épousta.

Alma : - Dur retour à une bien triste réalité, n'est-ce pas ?

Elle tourna les talons, revenant vers Stranger, le visage grave et reprit sa marche en direction de la base.

Pourquoi tu ne l'as pas achevé ?
Parce que j'ai pas que ça à faire. Et maintenant tu te tais.

Elle soupira.

Je passais une bonne soirée... Décidement.

Secouant la tête, elle rangea cet incident dans un coin de son esprit et reprit son habituel sourire. En voyant les murs de base, elle reconsulta l'heure et s'exclama :

Alma : - Cher collègue, si un garde nous croise, nous allons avoir droit à un long discours sur la ponctualité. Et je m'en passerai bien. Alors, soyons discrets.

Elle entra silencieusement dans le bâtiment.

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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mer 30 Juin - 22:39

Les deux agents sortirent, accompagnés jusqu'à la porte par le tenancier de l'établissement, volubile et sympathique.

Alma : - On va te laisser, Iollan. Ton irish coffee était excellent,
comme d'habitude. Passe une bonne fin de soirée.

Iollan : - Oh,
tu me quittes déjà ? A la prochaine Alma. Bonne soirée à toi aussi.
Merci pour le voyage.

Il tendit la main à Max, qui la serra avec plaisir, ravi de sa sympathie et de sa gentillesse. Très discrètement, il lui glissa un billet de cinq livres dans la main, histoire de soulager un peu sa conscience rendue coupable par le fait de partir sans payer.

Iollan : - Revenez quand vous voulez Max. La porte de mon bar vous sera
toujours grande ouverte, et vous connaissez mon mode de paiement.

Max : - Ce sera avec plaisir Iollan, vous pouvez compter sur moi!

Les deux amis sortirent dans la rue sombre et glaciale. Un vrai été londonien, torride en journée et glacé durant la nuit, alors que la poussière était remplacé par une bruine désagréable... Max risqua alors son idée à Alma.

Max : - Écoutez, je ne veux pas vous donner de faux espoirs, mais je connais
un homme, un spécialiste en art. Si ça se trouve, il pourra
nous
indiquer un connaisseur en Stradivarius qui pourra nous aider! Il n'est
pas vraiment amical, mais il à des relations pleins les poches,
et
ce serait vraiment le diable qu'il ne puisse rien faire.

Son regard émeraude se posa sur le Gallois, l'air gentil et un peu troublé. Ne s'attendait-elle pas à ce qu'il propose de l'aider? Max avait pourtant une réputation de mêle-tout...

Alma : - Je vous remercie,
Max.

Ils avançaient doucement dans la rue. Max était devenu soudain tendu, ne repensant que trop à certains de ses voyages du genre. Il sentait le danger comme un cochon sentait la truffe sous la terre. Prudent, il s'agenouilla et sortit son revolver de l'étui, avant de le glisser dans la poche de son manteau. Son instinct ne le trompa pas, quand un type passa en courant à côté d'Alma, lui arrachant son violon. En une fraction de seconde, Max dégaina et visa soigneusement.

Alma : - Toi.

Son doigt caressa la détente quand il vit le voleur s'effondrer au sol, et Alma redescendre contre son corps le bras qu'elle avait projeté devant elle. La pointe qui lui avait transpercé le genou l'avait arrêté d'une façon radicale. Impressionné, Max rangea son arme. La jeune femme était indéniablement très rapide et particulièrement douée dans l'art du lancer de couteau! Elle se pencha et ramassa son étui en murmurant quelque chose. Malgré la distance, grâce à son excellente ouïe, Max put entendre:

Alma : - Dur retour à une bien
triste réalité, n'est-ce pas ?

Et ben dis donc! Je comprends qu'elle ne se batte pas avec des armes à feu, elle n'en a vraiment pas besoin!

Alors qu'elle était revenue près de lui sans piper mot, le visage grave, Max posa une remarque.

Max : - C'était très joliment visé. J'en connais peu qui soient aussi doués que vous au lancer de couteau, vraiment!

Ils arrivèrent en quelques minutes devant le mur d'enceinte du siège de la BSAA. Max observa un instant la porte principale.

Alma : - Cher collègue, si un
garde nous croise, nous allons avoir droit à un long discours sur la
ponctualité. Et je m'en passerai bien. Alors, soyons discrets.

Max : - En effet, si on veut pouvoir dormir autrement que debout, face à un garde un peu trop tatillon.

Ils entrèrent dans le bâtiment en silence. Arrivés dans la cour intérieure, Max indiqua un coin du building.

Max : - Par là, il y a une vieille porte toujours ouverte, qui mène aux sous-sols. De là, on pourra regagner les chambres.
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Jeu 1 Juil - 22:14

Alma promena son regard sur la cours sombre, aux aguets.

Alma : - Cher collègue, si un
garde nous croise, nous allons avoir droit à un long discours sur la
ponctualité. Et je m'en passerai bien. Alors, soyons discrets.

Max : - En effet, si on veut pouvoir dormir autrement que debout, face à un garde un peu trop tatillon.

Alma : - Surtout que moi...dormir debout...je lui souhaite bien du courage au mec pour me garder debout.

Elle esquissa un sourire. En effet lorsque la jeune femme s'endormait, et elle avait un don pour s'endormir un peu n'importe où et n'importe quand, peu lui importait la position, il était quasiment impossible de la réveiller. Sauf si quelque chose de dangereux la menaçait. Et encore. Alors dormir debout, même avec un couteau sous la gorge, cela ne relevait pas du défit de haut niveau.

Max : - Par là, il y a une vieille porte toujours ouverte, qui mène aux sous-sols. De là, on pourra regagner les chambres.

Alma : - Je vous suis. Dites donc, vous me semblez être un habitué pour faire le mur.

Elle rit le plus doucement possible. Imaginer son collègue, si sérieux et élégant, gentleman même dans les pires moments, essayer de rentrer discrètement à une heure tardive, surtout habillé en blanc, comme c'était le cas ce soir-là, ce tableau avait de quoi arracher un sourire.

Alma suivait silencieusement Stranger, se fondant dans l'ombre et repérant le chemin par la même occasion.

Au cas où...on ne sait jamais. Cela pourra toujours me servir.

L'entrée des sous-sols semblaient être un trou béant menant droit au néant. L'obscurité était d'une densité tangible. Alma passa devant, soufflant à son collègue :

Alma : - Je vous guide. Je suis habitué à cette obscurité.

Lui faisant un clin d'œil, elle l'attrapa par la manche et s'enfonça dans les ténèbres. Un silence parfait et absolument pas un lumen pour les éclairer et pourtant Alma se déplaçait avec une certaine aisance. En effet, lorsqu'elle était sortie de sa "cellule", cachée dans les tréfonds d'un des gros laboratoires d'Umbrella, la jeune femme avait développé une bonne capacité à percer la masse opaque de l'obscurité pour s'y repérer. Enfin, c'était surtout l'Autre qui y parvenait.

Montant une volée de marches, ils arrivèrent enfin aux chambres.

Alma : - C'est toute une expédition rien que pour aller se coucher.

Elle souriait tranquillement, amusée. D'habitude c'était l"inverse. Pour sortir, il fallait faire preuve d'une grande ruse. Alors que pour entrer...
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Ven 2 Juil - 14:00

Alma : - Cher collègue, si un
garde nous croise, nous allons avoir droit à un long discours sur la
ponctualité. Et je m'en passerai bien. Alors, soyons discrets.

Max : - En effet, si on veut pouvoir dormir autrement que debout, face à un garde un peu trop tatillon.

Alma : - Surtout que moi...dormir debout...je lui souhaite bien du courage au mec pour me garder debout.

Max fut secoué d'un petit rire silencieux, tentant d'imaginer Alma se mettre à roupiller face à un garde en train de les enguirlander sur l'heure de leur retour. Il ne l'aurait pas imaginée aussi rapide à s'endormir.

Elle parvient à s'endormir en sursaut!

Max : - Par là, il y a une vieille porte toujours ouverte, qui mène aux sous-sols. De là, on pourra regagner les chambres.

Alma : - Je vous suis. Dites donc, vous me semblez être un habitué pour faire le mur.

Max : - Même pas! Je ne suis pas un grand fêtard, mais j'ai un vrai don pour trouver les passages discrets. Ca peut servir parfois...

En silence, et sans se faire remarquer, ils arrivèrent enfin face à la petite porte de service des sous-sols. Pestant mentalement contre l'idée saugrenue de mettre un costume aussi voyant, Max poussa le battant piqueté par les intempéries londoniennes et scruta le noir qui s'ouvrait face à eux. Pas un bruit ne montait du sous-sol, signe d'une absence totale d'activité humaine. Alma ne vit pas la pupille de Max s'ouvrir démesurément, stigmate des expériences de feu le Docteur Kovackus. Le vieil homme n'avait absolument rien à voir avec Umbrella, si ce n'était une avidité de pouvoir effrayante. Pour cela, il avait testé sa création sur Max, alors agent du MI5 infiltré à la NSA, les nanorobots. Très pratique, même si Max ne les avait pas regrettés en les perdant. Il avait toutefois gardé des sens exacerbés à un niveau très élevé, lui permettant d'entendre la respiration d'un homme à plusieurs mètres, un vrai don du ciel pour les missions d'éclaireur et d'infiltration. Il sentit alors la main de son amie sur son bras.

Alma : - Je vous guide. Je suis habitué à cette obscurité.

Max : - Soit, après vous.

Elle le guida, assurée, au travers des ténèbres presque tangibles et palpables du sous-sol, frôlant les cartons et les vieux meubles contre lesquels Max butait en pestant parfois à voix basse. Presque sans bruit, ils arrivèrent enfin à l'escalier. Quelques instants plus tard, ils émergeait sur le palier du couloir des chambres. Personne, mais des bribes de musique douce filtrait de quelque part, détendant l'atmosphère. En souriant, Alma fit une remarque sur la sécurité.

Alma : - C'est toute une expédition rien que pour aller se coucher.

Max : - On dit que plus la tâche est dure, plus la récompense est belle. Je ne sais pas si c'est le cas, mais je suis content que nous n'ayons pas eu de problèmes! J'ai été très impressionné par votre efficacité dans le noir, en bas, on dirait que vous saviez exactement où tout se trouvait!
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Ven 2 Juil - 15:04

Max : - On dit que plus la
tâche est dure, plus la récompense est belle. Je ne sais pas si c'est
le cas, mais je suis content que nous n'ayons pas eu de problèmes! J'ai
été très impressionné par votre efficacité dans le noir, en bas, on
dirait que vous saviez exactement où tout se trouvait!

La jeune femme plongea son regard dans le sien, hésita un instant sur la réponse à lui donner.

Alma : - Ma cellule était placée dans les sous-sols du labo. Il n'y avait rien à part l'obscurité, comme ici. Alors pour sortir, sans faire de bruits, il m'a fallu apprendre à me déplacer dans les ténèbres. Et comme je n'avais pas droit à l'erreur, j'ai vite compris le truc. Et puis (elle tapota sa tempe droite) j'ai avec moi un animal aux sens surdéveloppés. Ca peut être très pratique parfois.

Elle n'aimait pas particulièrement se rappeler sa petite escapade. Machinalement elle passa une main sur sa nuque, effleurant ses cicatrices. Après s'être échappée, avoir détruit et tuer, presque morte, elle avait trouvé un couteau de combat et s'était lassérée la nuque, taillant sa chair pour effacer son numéro. Les cicatrices le masquaient en partie à présent, quelques chiffres avaient échappé à la lame, la jeune femme avait perdu connaissance, vidée de toute énergie, avant de finir.

Adosser contre le mur, elle avait posé son violon à côté d'elle. Sans en avoir conscience ses ongles se plantaient dans sa peau, voulant terminer le travail commencer. Elle secoua la tête, fourra ses mains dans ses poches et sourit à son collègue.

Ne pas se laisser miner par ces petites choses sans importance. Surtout pas...

Alma : - Au fait, vous m'aviez parlé d'une épée, un héritage. Je ne suis pas une experte, mais puis-je l'admirer ?

La jeune femme s'était très tôt intéressée aux armes blanches, et avant son enlèvement, elle possèdait un certain nombre d'ouvrages qui traitaient de ce type d'armement. D'ailleurs, Alma avait réussi à mettre le main sur un sabre datant du Premier Empire, une arme magnifique qu'elle avait rénover elle-même, lui offrant une seconde jeunesse. Elle referma la porte aux souvenirs. Ces maigres souvenirs qui avaient échappés à Umbrella sans qu'elle sache comment ni pourquoi.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 3 Juil - 17:05

Après que max eut fini sa phrase un peu pompeuse, il eut la surprise de voir Alma le regarder avec un très grand sérieux, comme si elle allait faire un déclaration lourde de conséquences. En un certain sens, ce ne fut pas faux.

Alma : - Ma cellule était
placée dans les sous-sols du labo. Il n'y avait rien à part
l'obscurité, comme ici. Alors pour sortir, sans faire de bruits, il m'a
fallu apprendre à me déplacer dans les ténèbres. Et comme je n'avais
pas droit à l'erreur, j'ai vite compris le truc. Et puis (elle tapota
sa tempe droite) j'ai avec moi un animal aux sens surdéveloppés. Ca
peut être très pratique parfois.

Stranger la vit passer la main sur sa nuque. Il ne savait que trop bien ce que Umbrella avait coutume de faire à ses cobayes: un tatouage dans la nuque, affichant code-barre et numéro d'identification. Comme si ces fous avaient considérés leurs victimes comme du bétail, prêt au sacrifice. D'un côté, on pouvait les considérer presque comme satanistes, à sacrifier les gens sans scrupule sur l'autel d'une science immonde et amorale, espérant recevoir des récompenses diverses... Alma avait l'air vidée, épuisée, mais aussi dans une colère noire d'autant plus violente qu'elle ne s'exprimait pas.

Max : - Je suis désolé d'avoir ramené des souvenirs douloureux, Alma.

Si Max n'avait qu'un seul talent, c'était bien celui de bousiller les meilleures ambiances! Heureusement, Alma changea de sujet de discussion.

Alma : - Au fait, vous m'aviez parlé d'une épée, un héritage. Je ne suis pas une experte, mais puis-je l'admirer ?

Max se raidit imperceptiblement. L'épée dont il avait plus ou moins la charge était très particulière. Pas seulement de par sa facture antique, mais aussi de par sa nature étrange. Il en suintait presque une aura de mystère et de secret, comme si un être enfermé à l'intérieur hurlait à l'aide, suppliant qu'on le laisse s'exprimer, mais qu'inconscient de sa présence, on ne le laisse prisonnier.

Max : - Bien sûr, entrez.

En quelques gestes, Max tira sa clé de sa poche et ouvrit le battant. Tout le mur latéral était couvert d'un lourd rideau, alors que l'unique fenêtre de la pièce toute en longueur se situait sur le mur du fond. Accolé au bureau, un imposant classeur verrouillé, au-dessus duquel était posée une boîte en ébène d'environ un mètre de long sur à peine une dizaine de centimètres. Max s'en saisit précautionneusement et la posa sur le bureau. D'un tiroir, il sortit un énorme anneau de clés et en isola une petite. La serrure joua, la boîte s'ouvrit, révélant l'instrument.

Un mètre de long, pointue comme le dard d'une guêpe et aussi coupante qu'un rasoir, l'épée reposait sur deux pieds de velours pourpre. La lame en elle-même organisait un noyau en argent entouré d'une enveloppe de fer argenté, semblable par sa finesse à une rapière de la Renaissance. Cette première impression était vite effacée par la garde ouvragée, déployant ses volutes jusqu'à la bas de la poignée, lestée d'une boule d'argent. La poignée était l'élément le plus curieux et aussi le plus étrange de l'arme. Au niveau de la jointure avec la garde, l'artisan avait façonné un oeil humain d'une façon et avec une exactitude incroyables. En son for intérieur, Max aurait juré qu'il s'agissait en réalité d'une arme "hantée", habitée par une forme de vie que la perception humaine était inapte à déceler.

Il s'écarta enfin, laissant la jeune femme observer l'épée patinée. Stranger avait choisi cette boîte car le velours semblait atténuer l'étrange et quasi-imperceptible vibration émanant de cette objet complexe et un peu effrayant.

Max : - Le terme d'"héritage" n'est pas nécessairement le plus adapté, disons plutôt que l'on m'a confié la responsabilité de détenir cet objet. D'après ce que j'en sais, il s'agirait d'une sorte d'arme symbolique et sacrificielle...
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Alma
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 3 Juil - 17:58

Alma sentit son collègue se raidir un instant lorsqu'elle parla de la fameuse épée, elle craignit d'avoir aborder un sujet sensible mais Stranger la conduisit jusqu'à sa chambre, et en ouvrir la porte.

Max : - Bien sûr, entrez.

La première chose qui sauta aux yeux de la jeune femme fut l'absence de lit, elle qui s'endormait n'importe où, se demanda comment faisait son collègue. Second point, un lourd rideau noir qui masquait tout un mur, un classeur imposant et au-dessus une longue boîte. Quelque chose attira l'œil d'Alma. Un saxophone reposait paisiblement, caressé par les faibles lueur de la lune au-dehors. Elle le contempla un instant, si tranquille puis rapporta son regard sur la boîte que son collègue avait ouverte.

Max : - Le terme d'"héritage"
n'est pas nécessairement le plus adapté, disons plutôt que l'on m'a
confié la responsabilité de détenir cet objet. D'après ce que j'en
sais, il s'agirait d'une sorte d'arme symbolique et sacrificielle...

Elle approcha silencieusement et regarda un long moment la lame qui reposait sur du velours pourpre. Très finement ouvragée, le pommeau était de plus orné d'un œil humain, qui regardait fixement la jeune femme. L'arme dégageait quelque chose d'effrayant et d'attirant en même temps.

Dans un état second, Alma détaillait la lame, le pommeau mais ses yeux verts revenaient systématiquement sur l'œil. L'épée et la jeune femme semblaient se dévisager. La jeune femme tendit la main vers la garde de l'arme, effleura à peine le métal. La lame vibra, doucement sous ses doigts.

Sa main glissa le long du fourreau de fer argenté. Un sentiment étrange l'envahissait au contact de l'épée. Elle souffla, comme si elle parlait à l'arme :

Alma : - Il y a quelqu'un là-dedans. Qui...qui a pu emprisonner une âme dans une arme ?

Elle ressentait un sentiment d'urgence, de douleur infinie. L'épée en avait assez d'être réduite au silence. Alma plongea son regard dans l'œil et enroula ses doigts autour du pommeau. L'arme vibra plus fort, semblait presque gémir. D'une voix douce la jeune femme l'apaisa.

Alma : - Très fine. Un travail de maître. Savez-vous de quand elle date ?

Sa voix était lointaine, elle ne quittait pas l'œil du regard. Les vibrations étaient plus paisibles, modérées. Parfois elles enflaient puis reprenaient un rythme plus lent. Alma, intriguée mais en même temps fascinée, soupesa l'arme.

Alma : - Eh bien...ce n'est pas fait pour un débutant, un tel chef d'œuvre.

Le métal froid qui vibrait sous sa paume et l'œil humain, cette aura indescriptible que l'arme dégageait...Alma réfléchissait, elle n'avait jamais vu ni entendu parler d'une telle arme. Et ce mystère l'intriguait.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Sam 3 Juil - 21:07

La réaction d'Alma ne surprit pas vraiment Max. Les rares personnes à qui il avait montré ce trésor, qui tenait aussi bien du fardeau, étaient toutes tombées plus ou moins sous son emprise. L'atmosphère qui régnait dans la pièce, empreinte d'une sorte d'obscure magie, ajoutait au tableau, plongeant la jeune femme dans ce qu'elle ne pouvait même pas soupçonner ou imaginer. Un instant, elle caressa légèrement l'objet, avant de murmurer dans un souffle:

Alma : - Il y a quelqu'un là-dedans. Qui...qui a pu emprisonner une âme dans une arme ?

Max : - Vous devez avoir une grande sensibilité, pour avoir su détecter ça aussi vite.

Il se crispa faiblement en la voyant saisir le pommeau de bois sculpté, espérant qu'elle ne tenterait pas de manipuler cette arme vampirisant littéralement la psyché de son utilisateur. A chaque fois qu'il l'avait manié, Max en était sorti vidé à la fois mentalement et physiquement, épuisé par le combat tant physique que psychique. Il avait étudié cette arme des années durant, tentant d'en analyser un fragment. La lame n'avait posé aucun problème, une forme de fer particulièrement robuste, et doué d'un champ électromagnétique supérieur à la normale. En revanche, aucun instrument à sa disposition ne lui avait permit de déterminer de quel type de bois il s'agissait. Cela aurait pu aller des immenses cycas de la Préhistoire à du banal bouleau.

Alma : - Très fine. Un travail de maître. Savez-vous de quand elle date ?

Le chiffre obtenu était totalement aberrant, pourtant, max était certain de ne pas avoir commis d'erreur.

Max : - J'ai eu du mal à le savoir. Après cinq ans d'analyse, j'en ai tiré qu'elle datait au moins de neuf cent cinquante ans, mais le métal ne se retrouve nulle part sous cette configuration, à la surface de la Terre... En d'autres termes, j'ignore totalement d'où elle sort!

Alma : - Eh bien...ce n'est pas fait pour un débutant, un tel chef d'œuvre.

Max : - Non, c'est certain.

La réponse, laconique, traduisait assez bien la pensée que Max avait de son arme. Il n'en savait rien, sinon qu'elle était particulièrement puissante. Il n'avait pas été tout à fait honnête avec Alma quant à son origine, mais il savait pertinement que personne n'accepterait de le croire. Max ne l'avait dit à personne, pas même à Jaina, qui avait pourtant été la première à découvrir la mission que Max s'était posée!

Son regard se tourna vers le lourd rideau. Ce qu'il cachait n'avait rien à voir avec un mur couvert d'articles de journaux et de diagrammes, malgré les apparences. Il s'agissait plutôt d'un passage vers l'Enfer, un sombre Styx au bord duquel Charon attendait patiemment. Le traverser impliquait de ne jamais revenir à son état antérieur, car il révélait certains secrets et soulevait de terrifiantes hypothèses, apocryphes et blasphématoires pour la communauté scientifique.

Max : - En tout cas, j'espère bien ne plus avoir l'occasion de l'utiliser avant longtemps. C'est une arme terrible, vous savez!
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Dim 4 Juil - 13:25

Les vibrations de l'épée réveillèrent quelque chose en Alma. Doucement, ses yeux d'un vert si pur s'assombrir, virant au noir aussi opaque que les ténèbres du sous-sol. Elle souriait à la lame et la tira silencieusement du fourreau.

Alma : - Permettez.

Le métal brillait étrangement sous la pâle lueur de la lune qui filtrait par la fenêtre. L'épée ne vibrait presque plus. Les deux êtres, emprisonnés chacun dans un corps qui leur était étranger, se dévisageaient. Et Alma la sentit.

Alma : - Mais c'est qu'elle tente de me vaincre !

La lame matériel semblait être devenue immatériel et tentait d'entrer dans l'esprit de la jeune femme, d'aspirer son énergie, de mettre tout son être à sac, de détruire le fragile équilibre entre les deux personnalités.

Alma : - Désolée. Je ne suis pas si faible.

Elle parlait à l'épée, fixant toujours l'œil. Les muscles légèrement crispés, elle offrait une barrière mentale parfaite, et la lame qui voulait briser ce mur redoublait d'acharnement. L'Autre était aussi un être fort, du niveau physique comme psychique. Les scientifiques d'Umbrella en avaient fait un être quasiment imbattable, résistant à tout. Mais ils avaient juste oublié que cet être n'était pas compatible avec un autre être humain. Cela dit, sur le moment, Alma fut bien contente d'avoir cette autre personnalité, qui résistait à l'emprise mentale de l'épée.

Tendant le bras vers un adversaire invisible, Alma commença par un coup d'estoc, enchainant avec un coup d'arrêt puis un coup double. Elle termina par un dégagement. Ces quelques mouvements d'escrime semblaient occupés l'épée à autre chose que d'essayer de la vider de toute énergie. Mais ne voulant pas tenter le diable, la jeune femme glissa l'épée dans le fourreau. Celle-ci semblait bien mécontente de ne pas l'avoir épuiser. Silencieusement, la lame regagna son enveloppe, avec une légère vibration.

Alma : - J'ignore ce que vous voulez faire avec ça. Mais bon... Il faut une grande force mentale pour la parer. Sinon, cette petite garce a vite fait de vous anéantir. Je n'ai jamais vu ça.

Étonnée, elle regarda encore un moment l'épée, qui reposait à présent paisiblement sur le velours.

Ce contact semblait avoir ouvert des portes en elle, des souvenirs qui semblaient oublié revinrent à la surface, comme si un barrage cédait, envahissant totalement l'esprit d'Alma. Elle se massa les tempes en grommelant, l'Autre ne semblait pas vouloir partir, pas encore. Mais ne manifestait aucun geste hostile.

Elle se rappelait sa création, lorsqu'elle avait été injectée dans le corps d'Alma. Le virus en lui-même ne l'avait pas créée. Mais à force de traficoter son cerveau dans le but de faire de la jeune femme une puissante télékinésiste, elle avait fini par apparaitre. Et il avait fallu la dresser. Elle posa pensivement sa main sur son ventre, là où une impressionnante trace de brulure marquait profondément sa peau.

Elle s'appuya contre le mur, en pleine réflexion, oubliant jusqu'à la présence de Stranger. La bête sauvage n'était pas d'humeur à se faire remballer, méditait encore les paroles du Gallois.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Dim 4 Juil - 14:57

Max se sentait oppressé, son instinct lui hurlait que quelque chose n'allait pas. Un coup d'oeil sur Alma le confirma. Max tressaillit en voyant que se yeux avaient prit une teinte noire, révélant la présence de l'intrus qui parasitait son esprit.

Alma : - Permettez.

Il se crispa en la voyant saisir l'arme. Confier une telle puissance à un être aussi instable relevait de la folie pure, et Max préférait ne pas imaginer les conséquences si Alma se mettait en tête de conserver l'épée. Confier la bombe A à un psychopathe n'était en soi pas une excellente idée, encore moins les codes d'activation, alors une arme aussi puissante que cette lame... Malgré toute son expérience, à la fois du "normal" et du paranormal, Max ne voyait pas comment il pourrait lutter contre Alma si elle déraillait...

Alma : - Mais c'est qu'elle tente de me vaincre !

Stranger respira un peu mieux, toujours inquiet de sentir une énergie indomptable dans la pièce, signe d'un combat psychique d'une ampleur immense. Il connaissait bien les effets du combat avec l'épée, des signes d'une relation presque symbiotique, l'arme fournissait sa propre force, mais en puisant dans celles de son possesseur, et pas de façon hésitante! Combien de fois Max était-il sorti du combat mort de fatigue, épuisé au point de ne plus pouvoir penser? Même si Alma était sans conteste plus forte mentalement, Max craignait les effets physiques d'un tel affrontement. Son esprit était puissant, mais la chose dans l'épée avait une expérience qui allait bien au-delà de sa simple forme d'épée. Avec le temps, Max en était venu à penser que le peuple créateur de l'épée s'était sacrifié volontairement, transmettant leurs âmes et leur force dans l'arme.

Alma : - Désolée. Je ne suis pas si faible.

Il s'écarta d'un bond en voyant la jeune femme se mettre à combattre un ennemi invisible au milieu de la pièce, alternant attaques, parades, coups d'estoc... Au final, Max poussa un soupir de soulagement lorsqu'elle reposa enfin l'épée dans sa boîte de bois.

Alma : - J'ignore ce que vous voulez faire avec
ça. Mais bon... Il faut une grande force mentale pour la parer. Sinon,
cette petite garce a vite fait de vous anéantir. Je n'ai jamais vu ça.


Le regard vairon du Gallois passa de l'épée à Alma, qui semblait toujours sous l'emprise étrange, à la fois de son propre intrus, mais aussi de l'objet oblong reposant sur son berceau de velours. D'un coup sec, Max referma la boîte dans un petit claquement.

Max : - Je vous laisse imaginer un combat réel avec cette arme... Le principal est de ne pas la combattre, mais d'accepter son pouvoir. Il ne s'agit pas d'un simple objet, mais d'un combattant à part entière, d'une véritable symbiose entre la personne et l'épée...

Il ne mentait pas, mais savait avoir rompu cette symbiose une seule fois. Les conséquences avaient été dramatiques. Non seulement Max n'avait-il pas achevé son adversaire comme le réclamait l'arme, mais avait-il de plus tourné les talons avant de partir. La légende veut qu'un Kukri hindou doive goûter le sang à chaque fois que le Gurkha auquel il appartient le sorte du fourreau... Peut-être cette légende n'était-elle pas si irréelle que ça! Max se retourna vers Alma, toujours l'air absente. Il lui posa la main sur l'épaule, amical, dans un geste se voulant apaisant.

Max : - Vous devriez aller dormir, vous avez l'air épuisée. Demain, si vous avez des questions, je tâcherai d'y répondre.
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Lun 5 Juil - 23:04

Max : - Vous devriez aller dormir, vous avez l'air épuisée. Demain, si vous avez des questions, je tâcherai d'y répondre.

Alma : - C'est vrai qu'il est tard.

La jeune femme consulta rapidement l'heure et se redressa.

Alma : - Ma foi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne nuit. J'ai passé une excellente soirée.

Alma tendit la main à son collègue avec un doux sourire tandis que ses yeux reprenaient peu à peu leur teinte naturelle. Les effets, suite au contact de l'épée, s'estompaient lentement. L'Autre se replongea dans son sommeil, en grommelant contre la lame qui l'avait réveillée. C'était sans doute son seul point commun avec Alma, elle dormait n'importe quand et détestait être réveillée brusquement.

Après avoir saluer une dernière fois son collègue, la jeune femme se rendit dans sa chambre et ne put retenir un soupir devant le capharnaüm de la pièce. Malgré un besoin urgent de sommeil, elle dut dégager le lit des livres qui le recouvraient. Elle rangea son violon dans l'armoire, et perdit son regard par la fenêtre.

La nuit était opaque et glaciale. Elle posa ses doigts sur la surface froide de la vitre, promenant son regard d'émeraude sur la ville. Assise sur son bureau, qu'elle avait poussé près de la fenêtre, elle rêvassait. Et sans y faire attention, elle s'endormit. Assise la tête contre la vitre, à trois pas à peine de son lit.

Quelque part au fond de son esprit, l'Autre préparait sa revanche sur Stranger. Très rancunière, elle savait qu'elle ne pourrait pas le tuer. Aussi préparait-elle un autre plan. Tout en ruminant, elle fit le tri entre les différents souvenirs qui étaient revenus à sa mémoire.

Mais, comme chaque nuit, une fois les paupières clauses, Alma faisait le même rêve. Celui de son arrivée dans le labo. Son sommeil était agité et elle se réveilla brusquement, le coeur battant. Elle attrapa son blouson et son Ipod avant de sortir dans le couloir. Elle le traversa silencieusement, repassa par le sous-sol et émergea dehors.

Elle se rendit le pas lent au terrain d'entraînement et trouva un banc, en bordure. Mettant ses écouteurs, Alma étendit ses jambes, faisant craquer ses articulations et leva les yeux vers la lune. L'oeil pâle la regardait dans l'obscurité environnante. La jeune femme regarda ensuite les étoiles, si seules dans l'étendue céleste. Et pensa à tous les cobayes, qui avaient eu droit à la même injection qu'elle. Mais qui ne s'en étaient pas sortis. Sachant qu'elle allait terminer la nuit à regarder la lune, en se rappelant de mauvais souvenirs et en écoutant Chopin, Alma ferma son blouson et remonta ses jambes sur le bord du banc, appuyant son menton sur ses genoux.
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Max Stranger
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MessageSujet: Re: Un peu d'entrainement...   Mar 6 Juil - 14:18

Max : - Vous devriez aller dormir, vous avez l'air épuisée. Demain, si vous avez des questions, je tâcherai d'y répondre.

Alma : - C'est vrai qu'il est tard.

Max la vit consulter sa montre, lui-même l'avait fait peu avant, et il savait que l'heure était très tardive.

Alma : - Ma foi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne nuit. J'ai passé une excellente soirée.

Max : - Moi aussi Alma, dormez bien!

Il serra courtoisement et chaleureusement la main de la jeune femme, qui semblait reprendre ses esprits. Son intrus semblait se replier et laisser Alma reprendre le dessus. Elle sortit, et Max l'entendit regagner sa chambre, quelques portes plus loin. Devenu soudainement rouge, cédant à la pression, il reposa brusquement la boîte à son emplacement et jeta le trousseau dans le tiroir, comme s'il s'était agi d'un serpent venimeux. Enfin, il s'effondra dans son fauteuil. Le contact conjugué de l'épée et de l'esprit puissant parasitant Alma l'avait totalement vidé, et Max estimait avoir eu beaucoup de chance d'avoir survécu à cette soirée.

Après quelques dizaines de minutes, calmé, soulagé, Stranger se releva et alla ouvrir la fenêtre. Il vit une silhouette familière passer dans la cour, vers le terrain d'entraînement. Sans savoir de qui il s'agissait, il rentra et s'assit à son bureau, une tasse de café fumante à la main, hésitant quant à la conduite à tenir, mais sachant pertinemment qu'il ne pourrait pas fermer l'oeil de la nuit. Le fait de côtoyer sa jeune collègue avait éveillé en lui un malaise sourd. Il faisait toute confiance à Alma, mais se méfiait comme de la peste de son parasite, qu'il estimait sournois et fourbe, le genre à sauver la vie de quelqu'un avant de le poignarder dans le dos...

Cherchant un dérivatif à ses sombres pensées, Max tira d'un coup sec un cordon, écartant brusquement le rideau dissimulant son "mur de prières". Des mètres et des mètres de ficelle s'étendaient entre des articles de journaux, des notes, des photos ou encore des photocopies de gravures ésotériques... Ses recherches en paranormal. Ses tentatives de mettre en relation les mythes les plus obscurs et les plus sinistres, avant de les inclure tous dans un immense plan commun, une sorte de plan total de la réalité de l'Univers... Et Max devait bien avouer que ce qu'il avait vu et ce dont il était convaincu était effrayant, paralysant. Lovecraft avait eu raison en disant que la raison n'était qu'un îlot, cerné par de noirs océans d'infinie ignorance...

Max affronta un instant du regard la photo centrale du mur, tirée de son propre PDA, prise par Max lui-même. Une des Créatures. Celle qu'il avait combattu et épargné sous Central Park. L'abominable photo qui avait figé Jaina et tant d'autres personnes, cette image émanant d'une aura malsaine et maléfique, à croire que la Créature figée sur la papier glacé crevait d'envie de percer la photo et de sortir pour assouvir ses ignobles appétits.

Des visages revinrent devant les yeux de Max. Les victimes de cette île privée de l'Océan Indien, les visages des chercheurs de Vostok, les visages de New-York. Parmi ces derniers, le visage de Thana apparut en surimpression. Thana, la dernière victime du trafic de Rubis, et la dernière à avoir su toucher le coeur de Max, si longtemps resté verrouillé. Mais Max n'avait plus envie de souffrir à cause du passé. Il referma le rideau et se laissa tomber dans le fauteuil. Malgré la puissance du café, il ne tarda pas à s'endormir, partant dans des limbes effilochées de rêves douteux et de cauchemars atroces.
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