Resident Evil : The Outcast Chronicles

1998 : Destruction de Raccoon City. 2001 : Affaire Rockfort Island. 2003 : Chute d'Umbrella et avortement du projet T.A.L.O.S. 2009 : Echec du projet Uroboros et mort supposée d'Albert Wesker. 2010? L'histoire reste à écrire...
 
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 Hippolyte | Cobaye - Civil | [Terminé]

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Hippolyte Van Heidegger

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Messages : 15
Date d'inscription : 07/05/2010

MessageSujet: Hippolyte | Cobaye - Civil | [Terminé]   Dim 9 Mai - 23:25

NOM : VAN HEIDEGGER
Prénoms : Hippolyte Lucyan Deckard
Age : 38 ans [Nov. 1972]
Lieu de naissance (facultatif) : Berlin (Allemagne)
Faction rejointe : Civil
Poste désiré : [Enseignant de Philosophie] Chasseur de têtes.

Description Physique :
Hippolyte Van Heidegger n’est pas un homme que l’on pourrait qualifier de beau. Pourtant, s’il ne correspondait à aucun des canons de beauté qui faisaient perdre la tête aux femmes, il dégage un certain charme. On ne saurait vraiment dire d’où ce charme puisait son origine : de ses yeux d’un bleu sombre, peut-être, un peu rêveur, qui s’illuminait lorsqu’il riait et que ses lèvres, en s’étirant, creusaient dans sa joue souvent mal rasée une fossette, soulignant les quelques rides de ses yeux. Peut-être était-ce son élégance naturelle, sa petite touche négligée dans le port de son costume noir ? Hippolyte portait, la plupart du temps, une chemise et un costume complet, très propre sur lui, notamment quand il arpentait les rangs de l’amphithéâtre. Son pas n’avait rien d’impérial, il était plutôt comme un danseur, des mouvements lents, mais néanmoins parfaitement calculés pour que rien ne jure avec sa personne. Quand il part en chasse, il passe un imperméable sur son costume, desserrait légèrement sa cravate, prenait une expression dure, concentrée, presque impitoyable, les mâchoires serrées, le regard immobile, ses grandes mains dans ses poches, adoptant une démarche rapide, lui permettant de se fondre dans l’obscurité avec aisance.
Description Morale : Depuis qu’il a décroché son agrégation de philosophie, voire avant, alors qu’il n’était qu’un tout jeune étudiant, Hippolyte s’est attaché à répandre et à enseigner, avec exactitude, des valeurs qui lui semblaient les plus importantes, et qui avaient tendance à se perdre, quitte à faire de nombreuses concessions et des sacrifices, au service d’idéaux qui lui semblaient plus élevés que les lois positives ou ses propres intérêts. Notamment les concepts de libertés, de justice. En réalité, si ces cours sont parfaitement structurés, si on retient d’Hippolyte plutôt sa timidité et sa réserve, c’est en réalité un fanatique. Convaincu par toute la force de son esprit, que sa cause est juste, cela fait de lui un exorciste de premier ordre, un exécuteur. Il n’œuvre pour personne, il n’a que sa raison pour maître. Sinon, Hippolyte est un laconique cultivé, un dandy silencieux, discret et poli.

Formation : 1990 : Abitur scientifique
1998 : doctorat de philosophie
1998 – 2010 : enseignant de philosophie à l’université Humboldt, sur les traces de Fichte.

Biographie
:
« Vous partez, monsieur Van Heidegger ? »
« Oui, Konstantin. »

L’enseignant passa une main dans ses cheveux noirs bouclés, rangea ses papiers soigneusement dans sa serviette de cuir. Il replaça ses lunettes aux fines montures sur son nez, et adressa un léger sourire à l’étudiant.

« Ne faites pas cette tête là, vous aurez un excellent remplaçant, qui a suivi les cours de Jean-Luc Marion, en Sorbonne. J’ai grandement confiance en ses capacités. Et ne vous inquiétez pas, je vais vous rendre vos partiels quand même. »
« Où allez-vous ? »
« On m’a offert un double-poste à Oxford, philosophie morale et prof de mythologie. Ca me paraît fort intéressant. Et il faut changer d’air, ça fait douze ans que j’enseigne ici. Cela relève d’un de mes choix. »

La notion de choix était plus qu’importante pour lui. Il salua l’étudiant d’un hochement de tête. Oui, il avait exprimé l'envie de partir de l'Allemagne, qui avait été son berceau, mais aussi son quartier général. Il avait aimé ce pays, né en pleine guerre froide, en RDA. Il avait connu les soupçons de la Stasi, à commencer par son père, Ludwig, qui avait été lui-aussi un intellectuel dont les articles attisaient l'hostilité du régime. Sa mère, immigrée russe et ex-musicienne du Bolchoï, s'était impliquée corps et âme dans des associations clandestines, et finalement, ses deux parents avaient disparu, bien avant que le mur ne tombe et que le bloc soviétique ne se disloque. Il avait été recueilli par le frère de sa mère, un grand scientifique, qui avait été l'un des premiers à étudier les effets de la catastrophe de Tchernobyl en 86, qui s'était occupé de son éducation et l'avait initié à la philosophie. On pouvait dire que le jeune homme avait été élevé dans un cadre propice au développement intellectuel et à l'inculcation de valeurs essentielles, qu'il avait encore aujourd'hui.

Brillant élève, homme d'une timidité maladive, il nourrit un traumatisme profond de la disparition de ses parents. Jusqu'à ce que sa mère reparaisse, à la cinquième année de son doctorat, peu avant que son oncle ne meurt d'une leucémie. Cet évènement l'avait rempli d'une joie profonde, il en avait nourri de la fébrilité pendant une semaine, ne croyant à ce retour. Sauf qu'un nouveau problème se posait : sa mère était totalement amnésique, presque légume, reconnaissant à peine son fils. Hippolyte la prit en charge dans son appartement berlinois, et, parallèlement, continua de préparer sa thèse. Elle fit rapidement des progrès, retrouvant son autonomie au bout de quelques mois. Cependant, sa mémoire était toujours semblable à une sorte de gruyère. Hippolyte tenta tout. De la psychanalyse aux séances d'hypnoses régressives, mais il se heurtait systématiquement à un mur.

Il présenta sa thèse en 1998, et fut reçu avec les félicitations du jury, ce qui lui permit de choisir sa chaire. Attaché à sa région, il choisit de rester à Berlin, et commença paisiblement sa carrière d'universitaire, se consacrant déjà à sa prochaine publication. Il se prit d'amitié pour une élève, très prometteuse, Elizabeth Kurtzmann. Jusqu'au jour où elle disparut. Personne ne s'inquiéta de cette disparition outre mesure. Jusqu'au jour où le petit ami d'Elizabeth vint se confier, dans sa détresse, à Hippolyte. Retraçant le schéma de l'enlèvement de ses parents, le jeune prof décida, sur un coup de tête, de tout faire pour retrouver son étudiante. Elle lui avait parlé d'un entrepôt, quelque part dans la banlieue de Berlin, où elle expérimentait certaines choses. Il n'en parla pas à son petit ami, et partit tout seul enquêter sur les lieux. C'est ici que commença le calvaire d'Hippolyte Van Heidegger.

L'entrepôt en lui-même n'avait rien de spécial, il avait appartenu à une entreprise qui avait fait faillite il y a bien longtemps. Il est entré sans avoir besoin de clés. Il n'y avait fondamentalement rien, juste une étendue vide, du béton froid. Des projecteurs s'étaient brutalement allumés, le jeune homme avait été aveuglé, et était resté saisi de stupeur. On l'avait assommé et on l'avait emmené. Les souvenirs sont flous, à partir de ce moment là. Un couloir blanc, des gens avec des masques chirurgicaux, des ordres en anglais, le scintillement métalliques des scalpels, le mou balancement des pochettes de plasma suspendues... Combien de temps était-il resté? Cette interrogation n'avait jamais trouvé de réponse. Toujours est-il qu'il se réveilla frigorifié dans les rues de Berlin, habillé de fripes déchirées. Il avait titubé jusqu'à un arrêt de taxi. Personne ne voulut le croire. Il regagna son appartement, se jeta sous la douche, tremblotant. Il ne remarqua pas tout de suite le tatouage qu'il avait sur la nuque, en une encre bleue, quelques chiffres et un numéro. Il assura ses cours normalement... Du moins tant que les nausées ne l'empêchaient pas d'exercer son métier.

Les enlèvements se reproduisirent. On le mettait à jour. Il développait d'étonnantes facultés mentales et physiques, se trouvait sujet à des crises d'épilepsie, alors qu'il n'en avait jamais eu auparavant. Il ne comprenait pas, s'étonnait de sa facilité à cicatriser, même de blessures relativement graves. Elizabeth était toujours portée disparue. Jusqu'à ce qu'un jour, on le contacte par mail. Un rendez-vous. Quelque part dans les recoins sombres de Berlin. On lui demandait de venir seul, à pied, et de s'assurer que personne ne l'avait suivi. On parlait d'Elizabeth. Méfiant, Hippolyte s'arma du vieux Lüger de son père, et se rendit là-bas. C'était Elizabeth. Mais une Elizabeth d'une minceur squelettique, le regard fuyant, clair aux prunelles cerclées de rouge, titubante, les cheveux clairsemés, blonds filasses.

"Elizabeth, mais que...
- Il faut fuir, Hippolyte. On ne peut plus rien faire, maintenant.
- Que... Quoi?"

Elle s'était aggripée à lui, chancelante, ses jambes se dérobant sous elle. Ses bras tremblaient tandis qu'elle s'appuyait sur lui pour se relever.

"Vous avez amené un pistolet? C'est parfait...
- Qu'est-ce qu'il vous est arrivé, Elizabeth?
- Ce serait trop long à expliquer. Ils ont fait de nous des cobayes.
- Qui?
- Umbrella. Il faut que tu me croies, Hippolyte. Ecoute-moi bien."

Il s'était penché pour entendre les paroles de la jeune fille, et il ouvrit de grands yeux, quand Elizabeth lui fit le récit de son calvaire, de son enlèvement, des sévices qu'elle avait subi. Elle lui traduisit tout le dégoût qu'elle avait pour son propre corps, qui lui était devenu étranger. Les mutilations, les hallucinations, l'impression que quelque chose rampait dans son sang. Elle était devenue un monstre, elle avait trahi son éthique, elle n'avait plus d'avenir, plus d'être... Alors, au nom de leur amitié, au nom de l'humanité, elle lui demanda une chose impossible à réaliser. Hippolyte ne parvenait pas à s'y résoudre, dilemme tragique d'un anti-héros... Et pourtant, il le fit. Il la tua, d'une balle dans la tête, pour lui épargner toute douleur. Il abandonna le corps et se noya dans l'alcool. Ce que lui avait confié Elizabeth le saisissait d'effroi. Etait-ce possible? Des humains pouvaient-ils créer des cobayes pour leur plaisir, pour faire d'eux des martyrs? Il ne pointa pas son nez pendant deux semaines à la fac, restant prostré sur son lit, à pleurer chaudement toutes les larmes de son corps, à méditer sur la miort de cette jeune fille, qu'il avait pour ainsi dire tendrement aimée. Ses réflexions quant à Elizabeth le ramenaient à son propre sort : lui aussi était un cobaye.

A cet instant (Hippolyte était alors âgé de 28 ans, donc 2 ans après l'obtention de son doctorat), il se fit croisé. Ou plutôt, comme lui-même le disait, chasseur de têtes. Avec la même ferveur qu'une décennie auparavant, quand il se mettait à l'étude de la philosophie, il apprit, avec une aisance remarquable, l'art du hacking. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il comptait parmi ses étudiants d'augustes geeks, qui ont su lui apprendre les subtilités du cassage de portes. L'élève dépassa rapidement le maître, et pratiquement plus rien, en l'espace d'un an et demi, ne pouvait résister à Hippolyte, qui s'infiltrait partout, dans les sites les plus sensibles. Les sciences humaines lui servirent également à savoir où chercher, notamment quand il s'agissait de démasquer la personnalité de quelqu'un, grâce à des mails, des habitudes de navigation internet, etc... Il débusqua des fichiers nominaux, où figuraient les cobayes, les martyrs à ses yeux. Il les localisa patiemment, et traversa le monde pour les délivrer de leurs souffrances. Cela dura donc quelques années. Il n'avait jamais été pris.

Pourtant, ses longues soirées passées à chercher des informations sur le net ne lui apportaient qu'une frustration grandissante. Il ne parvenait pas à trouver un fichier qui corresponde aux numéros qu'il portait sur la nuque, le projet 56B. Jusqu'à aujourd'hui. Où une piste s'ouvrait en Angleterre. C'était donc par choix, qu'il se rendait à l'université d'Oxford, dispenser ses cours de métaphysique. Parce qu'il savait que le temps lui était compté...

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Dernière édition par Hippolyte Van Heidegger le Jeu 13 Mai - 11:02, édité 3 fois
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Alair Wakeman
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MessageSujet: Re: Hippolyte | Cobaye - Civil | [Terminé]   Mar 11 Mai - 17:50

Bien le bonjour confrère du savoir et futur enseignant d'Oxford, mon second foyer. Je vous encourage à finir votre fiche pour que vous puisiez faire des topics avec nous. Je vous inviterez à mon manoir de Radley pour le thé et nous discuterons de philosophie avec un cognac au coin du foyer.

Amicalement

Docteur Alair Wakeman
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Hippolyte Van Heidegger

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Date d'inscription : 07/05/2010

MessageSujet: Re: Hippolyte | Cobaye - Civil | [Terminé]   Jeu 13 Mai - 11:02

Merci, docteur, et éminent collègue ! Ce serait avec un plaisir non dissimulé que je vous rencontrerai.

Le jeune homme s'inclina légèrement devant le britannique.
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MessageSujet: Re: Hippolyte | Cobaye - Civil | [Terminé]   

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